Webs du Gévaudan : 10 ans de combat pour du Très Haut Débit « Urbi et Ruri » !

2 01 2010

 « On ne peut pas vivre sans racines, on ne peut pas grandir sans étoiles » a dit un jour une jeune poétesse lozérienne. A l’orée d’une nouvelle décennie il nous a paru utile de récapituler le travail accompli depuis 10 ans par une association qui ne vit pratiquement plus, depuis 2003, que des cotisations de ses adhérents et du bénévolat d’une petite équipe.

Ce « recensement », non exhaustif, ce sont nos « racines ».

Les « étoiles » ? C’est tout simplement la concrétisation du souhait du président de la république lui même qui déclarait récemment « Le déploiement du très haut débit en France correspond dans la majeure partie du pays au remplacement du réseau téléphonique en cuivre par de la fibre optique. C’est un investissement national majeur….. »

Lorsque nous avons créé l’association « Webs du Gévaudan » certains élus qualifiaient Internet de « phénomène de mode » ! Aujourd’hui ils sont tous partisans non seulement de haut débit mais encore de très haut débit ! Ils ont raison, c’est bien de très haut débit dont la Lozère a besoin pour compenser par une forte visibilité numérique ses faiblesses congénitales en infrastructures physiques. Le problème c’est que les actes ne suivent pas !.

La Lozère n’a certes pas les moyens de financer un réseau de très haut débit. Mais cette absence de moyens ne doit pas nous faire perdre toute lucidité. La Lozère est numériquement sinistrée. Le plan du conseil général, aidé par la région, est notoirement insuffisant : un « gouffre numérique » est à notre porte ; nous continuons à confondre haut débit et très haut débit ; on nous dit souvent qu’il faut penser services avant de penser infrastructures comme s’il ne fallait pas les mêmes infrastructures partout pour les mèmes services partout ?Le temps est venu de lancer les bases du futur réseau de fibre optique ! Dans le prolongement du discours présidentiel Michel Mercier Ministre de l’espace rural et de l’aménagement du territoire déclarait récemment “Dans de nombreux territoires les habitants réclament un accès au très haut débit. Un vrai très haut débit. C’est un des enjeux majeurs du développement rural…” Pour être cohérents avec ces déclarations tous les investissements devraient s’inscrire dans une démarche de montée en débit vers le très haut débit ; sauf exception ce n’est pas le cas. La Lozère, symbole de la ruralité s’il en est (moins de 80000 habitants, forte présence de lagriculture) mérite mieux .Tous les décideurs locaux, régionaux et nationaux doivent doter la Lozère d’un plan « Orsec ». Avec un tel plan notre département pourrait être le porte drapeau d ’une ruralité moderne issue du « mariage » du terroir et de l’Internet ! Dans une économie où la « matière première » (l’information) est potentiellement disponible n’importe où l’espace rural est une vraie chance pour la France .C’est, depuis 10 ans, ce que disent haut et fort (pas assez apparemment !) les Webs du Gévaudan qui ne cessent de réaffirmer une autre « évidence » : le droit à l’information pour tous !

10 ans après la création des Webs du Gévaudan les « résultats » sont minces mais nous sommes déterminés plus que jamais à poursuivre le “combat” et à dire « Urbi et Ruri » : « Nous aussi les ruraux nous voulons du très haut débit ! »

Le « combat » des Webs du Gévaudan !

Pour mieux comprendre le « combat » des Webs du Gévaudan ,nous avons tenté ci-dessous de récapituler en une seule note :  l’historique de l’association , un lien sur nos articles de l’ancien blog de l’association et une liste de liens de nos principales interventions

1-Historique :

Une démarche de long terme lancée il y a déjà 10 ans et qui ,dans l’esprit de ses fondateurs , n’aura atteint ses objectifs que le jour où l’association “Les Webs du Gévaudan” aura disparu !

►Une démarche lancée il y a plus de 10 ans !

-1999 : 2ème sem :Création du concept « webs du gévaudan » (web de l’agriculteur du commerçant, de l’enseignant de l’étudiant du médecin, du citoyen….etc.…bref de « Mr. tout le monde »pour montrer l’inévitable pénétration des NTIC dans toutes les couches de la population ) ;ce concept est né des premiers enseignements consécutifs à la 1ere édition de « Marvejols sur web »en avril 1999

-2000 : 1er semestre :1eres « applications » du concept avec l’organisation, sous l’ appellation « Webs du Gévaudan » de 3 manifestations : -2 à Mende avec l’Alim les 16 et 17 mars(dont une visioconférence avec la cité des sciences de la Villette -1 à Marvejols le 25 mai(2ème édition de « Marvejols sur web »)

- 2001 : -26 février :lancement de l’émission « webs du gévaudan »sur radio eaux vives lozère :diffusion d’interviews téléphonique d’internautes lozériens tout au long de l’année. -3ème édition de « Marvejols sur web »(manifestation « webs du gévaudan »incluant la coupe de France de l’Internet) le week-end de Pâques

- 2002 : -organisation en avril de la 4ème édition de « Marvejols sur web » (un millier de participants) lancement ,le 15 mars, d’une nouvelle formule de reportages hebdomadaires : -reportages sur place et non par téléphone, -synthèse de chaque reportage et publication hebdomadaire dans la Lozère nouvelle , -mise en ligne des reportages (parus et à paraître) sur le site www.lozere-online.com/websdugevaudan -annonce systématique et en avant première du reportage de la semaine dans la lettre hebdomadaire de lozere-online ( 1200 abonnés)

-2003: poursuite des actions développées en 2002 , la manifestation annuelle étant « déplacée » à Saint Chély d’Apcher , 3ème ville du département .2 manifestations ont été organisées , l’une en mai, l’autre, en novembre avec , entre autres, la présence de l’un des “gourous” français de l’internet, Jean Michel Billaut

-2004 : actions de “lobbying” tous azimuts à l’occasion des élections régionales et cantonales ; nombreuses “promesses” reçues des candidats à cette occasion !

-2005 : actions centrées sur le télétravail avec la promotion de l’appel à projets “télécentre et téléactivités” de la Datar, de nombreux articles dans la presse à ce sujet et une réunion de 60 personnes , dont le député Pierre Morel à l’huissier à La Canourgue le 2 avril ; c’est à la suite de cette réunion que notre député a déposé une propositiopn de loi sue le sujet. Depuis 2005 demandes incessantes d’expérimentation en Lozère de dispositifs spécifiques en faveur du très haut débit en zones rurales : Facé des télécoms,RFF des télécoms !

►Des objectifs généraux clairs : promouvoir et fédérer la communication sur l’Internet (et ,de façon plus générale ,les nouvelles technologies de l’information et de la communication actuelles et futures) en Lozère, tant auprès des Lozériens que des non Lozériens, via la marque “Webs du Gévaudan”, dans le triple but de : 1- faire prendre conscience aux Lozériens des opportunités offertes par l’Internet comme outil de développement professionnel et personnel, 2- contribuer au rétablissement du lien social en favorisant les échanges sur le sujet aussi bien entre internautes qu’entre “non internautes”… 3-véhiculer une image dynamique du département auprès des non Lozériens.

►Des objectifs opérationnels qui ont évolué au fil du temps :

-Sensibilisation du grand public, ponctuelle d’abord avec l’organisation de manifestations (1 en 1999 et 2 en 2000 ) puis généralisée en 2001 avec ,outre les manifestations, le lancement des reportages hebdomadaires sur la radio locale et en 2002 avec l’ « extension » des reportages hebdomadaires par leur mise en ligne sur le site www.lozere-online.com/websdugevaudan et leur publication dans l’hebdomadaire La Lozère Nouvelle , journal dont le taux de pénétration est très élevé puisqu’il tire à plus de 26000 exemplaires pour une population de 73000 habitants sur l’ensemble du département !

-Sensibilisation des décideurs et des politiques qui a évolué au fil du temps depuis la venue de Xavier Dalloz, consultant en stratégie de grandes entreprises en 2000 jusqu’à l’organisation en 2002 d’un atelier de réflexion sur les NTIC réservé aux acteurs clés du département (sur invitation du président du conseil général et du président de la commission NTIC ) et d’une conférence animée par plusieurs intervenants complémentaires locaux (président de la commission NTIC du département, Dr F.Télécom , vice président CCI) et nationaux (André Marcon, spécialiste des NTIC au conseil économique et social ,Luigi Gropallo, spécialiste de commerce électronique, Rocio Ovilla Bueno, juriste.

-Développement de la notoriété et de l’image à l’extérieur avec, en 2000, la visioconférence avec la cité des sciences de la Villette et, depuis 2001, la sélection régionale Languedoc Roussillon de la coupe de France de l’Internet

Un objectif opérationnel 2003 « centré » sur la demande de haut débit en Lozère !

Proposition aux instances gouvernementales (Datar, Ministère de la recherche, Ministère de l’aménagement du territoire) d’un projet pilote expérimental « Lozère haut débit » sur tout le territoire du département ; Lancement lors du salon des TIC à MENDE d’une grande enquête sur les besoins d’Internet haut débit ;Lancement d’une nouvelle rubrique « Webs du gévaudan » dans la Lozère Nouvelle « Du haut débit ? Pour quoi faire ? » ;Organisation de sa manifestation annuelle centrée sur la recherche de contenus haut débit dans une région importante de Lozère ne disposant pas de haut débit , le haut gévaudan ! 2 phases de la manifestation de Saint Chély d’Apcher :-17&18 mai :400 visiteurs-28 novembre : .ateliers thématiques .conférences débats avec la participation d’une personnalité connue internationalement dans le monde de l’Internet :Jean Michel Billaut

La présentation du « Projet Lozère Très Haut Débit » en 2004 : Projet conçu en 2003 mais présenté officiellement à l’occasion à l’occasion des élections cantonales et régionales en 2003 , le projet « Lozere Très Haut Débit » a pour objectif de faire de la Lozère un département pilote pour le très haut débit .La 1ère étape de cette démarche est de faire réaliser une étude de faisabilité de « maillage » du territoire Lozérien en fibre optique au plus près de l’abonné . Le projet « Lozere très haut débit » s’inscrit dans le cadre d’une stratégie offensive ,contrairement à la stratégie actuelle (déploiement, relatif, de l’Adsl par France Télécom dans le cadre de l’accord signé avec le département) qui, si elle est nécessaire pour prendre en compte les besoins de court terme, ne prépare pas les « routes numériques de l’avenir » .

►Le projet “Lozère 100.000 !”en 2005 !

“Resituation” du projet Lozère très haut débit dans une perspective globale de développement de la population du département .Sensibilisation des Lozériens à l’importance de se donner une vision chiffrée à terme en matière de développement de la population (100.000 habitants dans 15/20 ans) et aux actions à mener tant sur laxe qualité (dégagement de foncier etc…) que modernité (projet numérique ambitieux) pour y parvenir

Depuis 2005 abandon des manifestations en Lozère pour se consacrer à du lobbying tous azimuts en faveur du très haut débit !

interventions auprès d’élus locaux et nationaux,participation à des colloques,interventions sur des blogs pour tenter de répéter encore et encore le même message : Si les zones rurales ne se prennent pas en main nous allons vers un « gouffre numérique » ! Les Webs du Gévaudan,qui avaient dés 2003 proposé de faire de la Lozère un département laboratoire de très haut débit, ne cessent de le répéter en Lozère ( http://www.lozere-online.com/websdugevaudan/index.php?2007/07/08/69-les-oublies-du-tres-haut-debit-en-2015 ) et ailleurs (Saint Etienne,Brive,Poitiers,Perpignan, Aurillac,Paris… ) Présenter la Lozère comme un département aspirant à devenir un territoire symbole de la ruralité moderne (mariage du terroir et de l’Internet) ne passe pas inaperçu à l’extérieur du département .La réalité est tout autre mais ,en tant que dernier département (80000 habitants alors que l’avant dernier,la Creuse,en a 123000 ) nous sommes légitimes pour nourrir une telle ambition ! et comme pour que les choses se fassent il faut d’abord les dire nous ne nous en privons pas ! Nous proposions encore récemment que soit testé en Lozère (et pour commencer sur la « porte d’entrée » de la Lozère que constituent les territoires de l’A75) un dispositif du type FACé Le Facé( Fonds d’amortissement des Charges d’Electrification) fût créé par le Parlement le 31 Décembre 1936.Ce facé est prélevé sur toutes les factures basse tension (220 ou 380 volts) d’électricité à raison de 0,2 centimes d’euros le Kwh dans les 5954 communes urbaines et de 0,04 centimes d’euros ( 5 fois moins) dans les 30611 communes rurales de France.Cette péréquation est exemplaire puisque l’habitant des villes participe à un niveau 5 fois plus élevé que l’habitant des campagnes pour électrifier les communes rurales ! Comme ce type de dispositif n’a pas été prévu pat la loi Pintat nous demandons aujourd’hui à ce qu’une partie du grand emprunt serve à fibrer les sous répartiteurs de nos villages pour nous amener, à défaut de vrai FTTH (Fiber To The Home) du FTTH rural (Fiber To The Hameau ) !

  

2-Lien sur articles de l’ancien blog de l’association

http://www.lozere-online.com/websdugevaudan/

 3-Liens sur nos principales interventions :

2009

http://www.dailymotion.com/video/xap0×8_pierre-ygrie-assises-du-numerique-2_news

http://techtoc.tv/event/342/infrastructures/salon-odebit/point-complet-sur-les-enjeux-du-tres-haut-debit-dans-les-territoires-ruraux-avec-pierre-ygrie

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/10/07/le-debit-du-web-reste-tari-en-lozere_1250490_651865.html

http://aveyronadsl.free.fr/petition_2009/phpPETITION/index.php

http://lacanourgue.24hactus.com/archive/2009/03/25/internet-une-illusion-d-optique.html

http://auxillac.free.fr/blog/?p=663#more-663

http://lacanourgue.24hactus.com/archive/2009/04/06/assemblee-generale-des-webs-du-gevaudan.html

http://www.muniwireless.com/2009/04/09/stimulating-ftth-investments-in-france/

http://www.01net.com/editorial/500341/4g-la-france-se-prepare-pour-le-tres-haut-debit-mobile/?forum=500341&post=227364&thread=227364

http://www.e-alsace.net/index.php/smallnews/get?newsId=867

http://www.e-alsace.net/index.php/smallnews/get?newsId=801&contextId=10

http://www.midilibre.com/articles/2009/03/26/20090326-MENDE-Les-Lozeriens-de-Paris-en-assemblee.php5*

http://www.vnunet.fr/news/tic_et_environnement_les_pouvoirs_publics_veulent_faire_la_jonction-2030340

http://www.dslvalley.com/news/debat.php?fqID=10237#C1

http://www.zevillage.net/2009/03/la-lozere-veut-experimenter-le-melange-fibre-optique-teletravail-zones-franches/ 

http://blog.charentelibre.com/journal/index.php?2009/02/05/2358-le-plan-haut-debit-du-departement-sur-le-gril 

http://www.lemagit.fr/article/gouvernement-numerique-nomination-ministre-kosciusko-morizet/2228/1/nathalie-kosciusko-morizet-devient-secretaire-etat-economie-numerique/

2008

http://www.tivipro.tv/chaine_sshome.php?id=14927

http://www.ecrans.fr/En-Lozere-le-desert-francais-en,4226.html

http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/carnetsdecampagne/index.php?id=74255 http://www.e-alsace.net/index.php/headnews/get?newsId=84 http://www.e-alsace.net/index.php/headnews/get?newsId=75

http://www.lemondenumerique.com/?p=3920 http://www.lozeriens-de-paris.com/ http://www.publicsenat.fr/forum/viewtopic.php?id=303

http://telecoms.premiercercle.com/article-consultation-publique-sur-le-tres-haut-debit-000865.html

http://www.lessourcesdelinfo.info/Internet-couvre-t-il-toute-la-France-_a3782.html

http://www.lozere-intrepide.info/

 http://billaut.typepad.com/jm/2008/05/les-assises-du.html

http://www.village-justice.com/articles/droit-information-Pierre-Ygrie,3292.html

http://www.vnunet.fr/news/cebit_2008___nicolas_sarkozy_attendu_sur_la_politique_numerique-2026765

 http://www.zevillage.net/2008/07/enjeux-et-usages-du-tres-haut-debit-dans-les-zones-rurales/

http://www.geekmaispastrop.com/2008/08/se-laver-du-numrique-en-lozre_19html/

 http://www.lexpansion.com/economie/actualite-high-tech/numerique-les-cinq-mesures-sur-lesquelles-sarkozy-est-attendu_165541.html

http://www.blog.adminet.fr/grenelle-du-tres-haut-debit-je-suis-content……-synd0075337.html

http://www.vnunet.fr/news/jura_et_tic_le_wimax_n_est_pas_une_simple_rustine_-2029494

http://www.assisesdunumerique.fr/forum/archive/index.php/t-131.html

http://www.midilibre.com/articles/2008/12/04/20081204-MENDE-Les-arretes-interdisant-les-cultures-interdits.php5

http://www.internetactu.net/2008/11/03/la-fracture-numerique-des-collectivites-rurales/

 http://www.arte.tv/forum/showthread.php?t=11431

http://www.lozeriens-de-paris.com/

http://www.rezo7.info/2007/11/renaissance-web.html

http://www.lemondenumerique.com/?p=3374

http://auxillac.free.fr/blog/?p=120 

 http://renaissancenumerique.tivipro.tv/

2007

http://www.over-blog.com/recherche/recherche-blog.php?ref=95791&query=ygri%C3%A9

http://www.monauvergne.com/2007/08/02/la-canourgue-village-branche/

 http://lesvignesdeladuchesse.blogspirit.com/index-3.html

http://forums.gouv.fr/article_forum_archive.php3?id_article=232&id_forum=79627&id_thread=62156

 http://www.dslvalley.com/news/debat.php?fqID=1267#C2

http://www.cyberworkers.com/news/Grenelle-de-l-environnement-Et-le,069

 http://www.lozere-online.com/websdugevaudan/

http://www.lozere-online.com/websdugevaudan/index.php?2007/02/09/66-tres-haut-debit-et-developpement-durable

http://www.alliance-tics.org/enjeuxnum/listesign.htm

http://eaulozere.free.fr/pj/ssp.pdf

http://www.quid.fr/zoom/index.php/2007/10/05/79-personnalites-politique-environnement-presidentielle-2007-nicolas-hulot-d-ushuaia-au-grenelle

http://www.semaine-sans-pesticides.fr/semaine_pesticides_2008/sans-pesticides-languedoc.html

http://www.acme-eau.org/Operation-Protege-ton-eau-du-20-au-31-mars-prochain_a1392.html

 http://www.r-e-p.org/Participants112007.pdf

http://www.macadsl.com/actu/2007/05/01/fibre-optique-pour-tous-synonyme-de-croissance-economique/

 http://www.ogm-jedisnon.org/index.php?Alpha&lettre=Y

2006

http://billaut.typepad.com/jm/2006/09/odebit_2006_ygr.html

http://www.echosdunet.net/news/breve_2500_villepin+veut+reduire+fosse+numerique.html

http://www.rn88.info/index.php?2006/11/29/89-note-a-tous-les-adherents-et-les-partisans-du-oui

 http://www.zevillage.net/2006/11/du-teletravail-au-travail-mobile-remise-du-rapport-de-pierre-morel-a-lhuissier/

2005

 http://www.wtis.org/spip/breve32.html

http://www.adverbe.com/2005/03/23/la-lozere-veut-teletravailler/

http://www.radiofrance.fr/reportage/dossier/index.php?rid=235000191&aid=245000358&formtype=dossier&arch=1

http://img.cantal.fr/pdf/20070126134301_1.pdf

http://web2.radio-france.fr/reportage/dossier/index.php?rid=235000191&page=liens&formtype=dossier&arch=1

2004

http://www.lozere-online.com/websdugevaudan/index.php?2004/12/28/2-historiqueobjectifs-et-resultats-a-date

http://www.amilo.net/livredorF.htm

 http://www.lozeriens-de-paris.com/genet.php

http://www.geocities.com/clemsnide23/gevaudan.html http://lozere-online.com/websdugevaudan/index.php?2004/12/28/10-fracture-culturelle-et-fracture-numerique

2003

http://www.lozere.cci.fr/actualite/1a82_la_manifestation_annuelle_du_28_novembre_de_l_association_les_webs_du_gevaudan.html http://www.crdp-montpellier.fr/CD48/Tice/pam/marvejols/pages/PAM%20Marvejols%20019.htm

2002

 http://www.lozere-online.com/photos/s25_marvejols_sur_web_succes_en_2002.html

2001

 http://www.amilo.net/ygrie.htm

Pierre Ygrié

1er janvier 2010





Inscrire les investissements dans une démarche de montée en débit vers le trés haut débit en Lozère !

20 12 2009

Les Webs du Gévaudan ont toujours demandé à ce que la Lozère, terre d’expérimentation d’utilisation de fonds européens dans plusieurs domaines dans le passé le soit aujourd’hui pour le trés haut débit. Ils publient par ce billet une sorte de “Manifeste” pour inscrire les investissements en infrastructures numériques programmés dans le plan haut débit du département  dans une démarche de montée en débit vers le très haut débit

 Notre proposition :

 ►Depuis bientôt dix ans nous demandons à ce que, dans les territoires ruraux, à défaut de FTTH (Fiber To The Home) qu’il sera beaucoup plus difficile à amener dans les campagnes qu’en ville (où l’on commence à voir des annonces de 100 mégabits au prix de l’Adsl) , la fibre soit « poussée » au plus près de l’abonné, en l’occurrence :

- aux armoires de quartier des villages (sous répartiteurs) pour le réseau fixe.

- à un maximum de points hauts pour le réseau mobile

 ►Aujourd’hui, à l’heure où le département et la région conjuguent  leurs efforts pour équiper le territoire lozérien, ce dont nous félicitons,  nous demandons à ce que les investissements prévus, pour ne pas dépenser inutilement l’argent du contribuable, s’inscrivent dans une démarche de montée en débit vers le très haut débit.

 Une proposition en totale cohérence avec le dernier discours du président de la république sur le sujet :

Extraits :

« Accélérer le passage de la France au très haut débit :…. Le très haut débit correspond à des débits d’environ 100 mégabits/seconde, voire davantage, avec un minimum de 50 Mb/s. Ces débits ne sont accessibles que par la fibre optique ou par de nouvelles technologies hertziennes ou satellitaires très avancées. Le déploiement du très haut débit en France correspond dans la majeure partie du pays au remplacement du réseau téléphonique en cuivre par de la fibre optique. C’est un investissement national majeur destiné à mettre notre pays en position d’utiliser pleinement des ressources numériques en plein développement. Cet effort représente plusieurs dizaines milliards d’euros d’investissements à réaliser,un levier pour la compétitivité de nos entreprises et un facteur essentiel d’aménagement de nos territoires »…….Quant au financement « les parties les moins denses du territoire ne peuvent s’équiper qu’à l’aide de subventions publiques »

 Une proposition qui prépare les emplois de demain !

 Pour le président de la république les choses sont claires « L’investissement dans le secteur des technologies numériques a un très fort effet de levier sur la croissance et sur l’emploi »

Quels emplois ?

-des emplois directs : pour simplifier tous les travailleurs de l’ « économie de la connaissance » ,seule économie où la matière première,l’information, est potentiellement disponible n’importe où et où l’outil de travail, l’ordinateur, est mobile . Ce simple constat, à la base du « combat » des Webs du Gévaudan dés 2000, ouvre des perspectives inespérées pour peu qu’on veille les saisir !

-des emplois indirects dans tous les domaines « environnant » l’installation de ces nouveaux arrivants : habitat, agriculture,commerce,artisanat…..

 Une proposition qui implique deux types de décisions politiques :

 ►une réorientation des programmes d’investissement actuels

 -le plan haut débit du conseil général (Altitude) ; en prévoyant de « pousser » la fibre jusque dans les cantons il va dans le bon sens mais pas assez loin !

 -le plan de couverture des zones d’ombre. Ce plan (PPP régional) est , pour une large part, à base de la solution de France Télécom NRAZO. Dés l’annonce de ce plan France Télécom a d’ailleurs commencé à solliciter certains maires du département en leur demandant  l’autorisation d’implanter des boîtiers supplémentaires sur leur commune. Or cette solution s’inscrit dans une logique d’amélioration du réseau cuivre existant et non dans une perspective de montée en débit vers les très haut débit via des solutions « fibre ».Elle ne figure donc pas dans la consultation publique de l’Arcep(1)sur la montée en débit , close depuis le 23 novembre) .Dans cette « consultation publique relative à la montée en débit, portant sur la mise en oeuvre de l’accès à la sous-boucle et sur son articulation avec le développement du très haut débit » l’Arcep invite le collectivités à « ne pas limiter leurs projets de montée en débit à une modernisation du réseau de France Télécom »en ajoutant « le déploiement de la fibre jusqu’au sous-répartiteur semble pouvoir constituer une étape intermédiaire vers le très haut débit ou une solution complémentaire en fonction des zones d’habitat concernées, à condition que le lien en fibre optique et les locaux installés puissent être également utilisés ou réutilisés pour la collecte des réseaux mobiles ou comme réseau structurant d’une boucle locale FttH ».

(1)     L’Arcep prépare,à notre connaissance, un nouveau cadre règlementaire autorisant le déploiement des ces solutions

Les  premières mesures vers la réorientation des programmes d’investissement actuels pourraient etre :

 1-un moratoire sur la mise en œuvre de la solution NRAZO telle qu’elle existe aujourd’hui

 2-une expérimentation en Lozère de l’une des solutions proposées par l’Arcep. Cette solution, dite « déport de signal » présente à nos yeux trois avantages :

- un avantage économique pour les opérateurs : le dégroupage est prévu au niveau du NRA et non du sous répartiteur donc pas d’investissements à faire dans les sous répartiteurs . En Lozère ils n’en font même pas au niveau des répartiteurs…autant dire que toute autre solution parait utopique !

- un avantage économique pour les contribuables : il s’agit ici,contrairement au NRAZO, d’un investissement pérenne

- un avantage « performance » pour les utilisateurs , qu’ils soient professionnels (offres symétriques possibles pouvant aller jusqu’à 8 mégas symétriques voire davantage ?) ou grand public(700 à 800 kbit/s en remontée mais dix fois plus en débit descendant, avec donc possibilité de recevoir les services IP-TV »ce qui résoudrait les problèmes de la TNT !)

- un avantage “couverture mobile” en raccordant à moindre coût les relais de téléphonie mobile

 3-le lancement de cette expérimentation sur deux villages “pilote” de Lozère, tous deux à proximité de l’A75 : Monrodat siège d’un important centre de rééducation et Auxillac, siège des Webs du G évaudan et « entouré » de deux fibres optiques : l’une de France télécom traverse le village pour alimenter le NRA de La Canourgue, l’autre, publique, est à 3 kms environ sur  sur l’A75. Le conseil de communes de ce dernier village, commune associée de La Canourgue,vient de voter une délibération pour demander le “fibrage” de l’armoire de quartier du village.

une dotation financière complémentaire dans le cadre d’une expérimentation de solutions innovantes dans le département symbole de la ruralité et « poumon vert du Languedoc Roussillon

 Ces propositions ont déjà été faites , pour partie, lors des assises des territoires ruraux

 Pierre Ygrié

20 décembre 2009





La fracture numérique va s’aggraver dans les zones rurales…sauf si ?

9 12 2009

    Autant, par ces temps de crise, le gouvernement parait avoir pris conscience de l’importance des réseaux en fibre optique, autant il n’est pas allé jusqu’au bout du raisonnement pour en faire bénéficier tous les Français

Dés février 2008 nous mettions l’accent sur l’importance d’un droit à l’information pour tous

 http://www.village-justice.com/articles/droit-information-Pierre-Ygrie,3292.html

Depuis nous ne cessons de « marteler » le droit des ruraux à disposer demain des deux réseaux modernes de télécommunications : le réseau principal en fibre optique et un réseau complémentaire (aérien) pour la mobilité.

Lors des assises du numérique du premier octobre

 http://www.dailymotion.com/video/xap0×8_pierre-ygrie-assises-du-numerique-2_news

 nous posions une question simple

 « Que peuvent apporter à la France des territoires ruraux en très haut débit ? »

 Cette question, différente et complémentaire de la « question traditionnelle » (que peut apporter le très haut débit aux territoires ruraux ?) n’a jamais été abordée dans une vraie démarche de développement durable. C’est pourtant, à notre point de vue, une question centrale qui,jusqu’ici ne fait l’objet que d’ « incantations citoyennes » comme ici au salon Odébit

 http://techtoc.tv/event/342/infrastructures/salon-odebit/point-complet-sur-les-enjeux-du-tres-haut-debit-dans-les-territoires-ruraux-avec-pierre-ygrie

 mais,jusqu’ici du moins, d’aucun débat alors que nous sommes en plein débat parlementaire sur la fracture numérique !

 Et pourtant l’atout « Espace » de la France peut-être considérablement exploité par les solutions de télé présence dans tous les domaines : Télétravail (limitation des déplacements, réduction des espaces de travail, réunions à distance, voyages d’affaires virtuels, travail collaboratif à distance etc…, Education ( classes virtuelles, espaces numériques de travail , suivi individuel de cours à distance etc…,Santé :(assistance aux populations fragilisées générant de plus en plus des activités telles que la téléassistance et l’e-inclusion sociale :télésurveillance médicale, téléconsultation (consultation, diagnostic et suivi du patient à distance, téléexpertise (demande d’un deuxième avis à un médecin expert), téléassistance à domicile(téléalarme pour personnes âgées, les handicapés, les femmes enceintes) , télémédico-social (encadrement du patient maintenu à domicile), dématérialisation des échanges de toutes sortes :factures,documents commerciaux,documents logistiques … mise en relation à distance entre usagers et prestataires de services publics (Anpe,Caf,Assedic… ) par visio guichet

 Pour peu que l’on anticipe l’évolution des usages et des infrastructures nécessaires ( usages et infrastructures sont intimement liés contrairement à ce que l’on peut entendre ici ou là) ,pour peu que l’on prenne conscience

 Les besoins en « bande passante » vont augmenter considérablement dans les années à venir :

 La demande de débit pour l’accès aux services d’Internet ne cesse d’augmenter : 50 kbit/s à la fin des années 1990, 1 à 2 Mbit/s vers 2004, 10 Mbit/s aujourd’hui. Si cette tendance se prolonge, et il n’y a aucune raison pour que ce ne soit pas le cas à court (voir moyen) terme, il faudra offrir 100 Mbit/s vers 2015 pour que chacun puisse profiter dans des conditions satisfaisantes aux services qui s’annoncent.

 Les mesures proposées aux zones rurales tant au niveau national qu’au niveau local ne sont pas à la hauteur des enjeux :

 -Au national le plan numérique 2012 doit permettre à cinq millions de foyers, d’ici 2012 d’accéder à Internet vis des réseaux en fibre optique. Ce plan ne concerne que les grandes agglomérations, là où le marché peut s’exercer. La concurrence par les infrastructures est la règle et chaque opérateur déploie son réseau dans les zones très denses.
Mais rien n’est prévu à ce jour pour les zones moins denses. Dans les zones moyennement denses, des appels à projets devraient être lancés. Dans les zones peu denses, les déclarations gouvernementales  privilégient actuellement les solutions par satellites ou par radio. Tout sa passe comme si, implicitement , « à l’insu de leur plein gré » nous décidions pour nos enfants qu’ils n’auraient pas droit au réseau principal de communication de demain !

 -A local nous avons tout dit ou presque dans l’article précédent où nous proposons un plan Orsec pour la Lozère http://websdugevaudan.wordpress.com/2009/12/02/un-plan-%c2%ab-orsec-%c2%bb-pour-la-lozere/#comments

 Si nous appelons « fracture numérique » l’écart entre le bas débit et l’Adsl et « gouffre numérique »l’écart entre l’Adsl (ou solution hertzienne ou satellitaire équivalente) et le FTTH, le label haut débit va peut-être réduire la fracture numérique au sens étroit du terme  mais laissera béant un gouffre numérique dont nous ne percevons que les signes avant-coureurs.

 Si nous avons conscience du « pas en avant »vers un gouffre numérique qui se prépare nous nous mobiliserons tous pour demander

-à nos parlementaires de poser les « questions qui fâchent » et de trouver des solutions pour les zones rurales !

-aux décideurs locaux de ne pas “se laisser endormir” par des propositions qui ne s’inscriraient pas dans une indispensable démarche de « montée en débit ».Si le vrai FTTH, qui propose du 100 mégas (cf Pau,St Lo, Valenciennes etc…) n’est pas pour tout de suite dans toutes nos campagnes que l’on « ouvre au moins la porte » au véritable réseau de communications de demain en adoptant, à minima, une démarche vers du FTTH rural (Fiber To The Hameau), «étape ultime vers le vrai FTTH dont disposeront demain les citadins 

 Le problème n’est pas technique mais uniquement politique. Il ne faut pas dépenser l’argent public pour des solutions illusoires. Tout décideur, national et/ou local doit orienter les actions dans l’objectif du FTTH pour tous. Même si cet objectif parait encore lointain pour certains d’entre nous qu’il soit au moins clairement exprimé ! 

 Nous sommes contre un Internet des villes et un Internet des champs et

pour un Internet très haut débit “Ruri et Orbi” !





Un plan « Orsec » pour la Lozère ?

2 12 2009

A l’occasion des assises des territoires ruraux les Webs du Gévaudan ont adressé la contribution ci-dessous aux organisateurs

Contexte :

♦-Depuis l’antiquité, les échanges sont à la base de tout développement des individus, des entreprises, des collectivités …et des territoires !

♦-le développement des échanges suppose le désenclavement : physique, numérique, des mentalités. Sur ce dernier point le dialogue entre élus et citoyens est indispensable, particulièrement pour ce qui concerne le numérique ; c’est en effet l’un des rares domaines où les citoyens sont en général plus compétents que les élus.

 ♦- Seul le très haut débit est la condition du désenclavement numérique. Mais qu’entend t-on exactement par très haut débit ? La confusion, entretenue par les opérateurs, est ici la règle ! Pour les Webs du Gévaudan la réponse est claire : la fibre optique ! Cette conviction développée depuis 10 ans est aujourd’hui celle des plus hautes instances gouvernementales. Nous nous en réjouissons mais sommes très inquiets tant que, au plus haut niveau, des mesures spécifiques pour les territoires ruraux ne seront pas prises et que, de leur coté, les responsables locaux, pour des raisons compréhensibles par ailleurs ( inquiétudes sur leurs moyens financiers, environnement numérique flou voire incompréhensible) n’oseront pas proposer des plans d’équipement suffisamment ambitieux !

Il est plus que temps de se poser la seule vraie question : « Qu’est-ce qu’on veut à terme c’est-à-dire dans 10, 15 ans ? La fibre à l’abonné ? »

-si la réponse est non, il faut avoir le courage d’en tirer toutes les conséquences …et de le dire à la population ! à savoir que nos enfants ne disposeront plus d’un réseau fixe de télécommunications avec tout ce que ça implique en matière de moindre capacité donc moins de services et d’incertitudes sur les effets, mal étudiés aujourd’hui, des ondes electrolmagnétiques du « seul » réseau « aérien ». A cette échéance en effet le réseau de cuivre actuel, déjà mal entretenu dans certaines campagnes, aura disparu au bénéfice d’un réseau en fibre optique dans les territoires qui auront réussi à l’obtenir (donc à le demander !)

- si la réponse est oui il faut en tirer dés aujourd’hui toutes les conséquences en matière d’équipements successifs. Ils doivent tous s’inscrire dans une démarche de « montée en débit »

♦-La question posée aujourd’hui à nos décideurs, à l’occasion des assises des territoires ruraux n’est pas, à notre avis, « que pouvons nous faire ? » mais « que voulons nous faire ?»

Le « pouvoir faire » doit toujours s’inscrire dans le « vouloir faire »sauf à courir toujours après un hypothétique rattrapage du retard alors que la Lozère peut légitimement jouer sur sa place symbolique de porte drapeau des territoires (très) ruraux pour oser proposer un projet si non révolutionnaire du moins suffisamment ambitieux à l’échelle du département.

-nous avions proposé un tel projet en 2003 en mettant en avant l’aspect « laboratoire très haut débit »

-il n’est plus possible de le proposer sous cette forme aujourd’hui. Plusieurs départements plus ou moins ruraux nous ont précédés à commencer par la Manche dont les 270000 foyers sont aujourd’hui connectables à 2 mégas ou plus ( leshabitants de Saint Lo à 100 mégas pour 29,50 euros !) alors que cette « barre » est la perspective que donne aux lozériens en zone d’ombre (la plus grande partie du territoire) le plan de la région avec lequel le département vient de signer une convention.

-Que nous reste-t-il donc ?

Profiter des assises des territoires ruraux pour dire haut et fort que parmi les territoires ruraux il y des territoires très ruraux et que la Lozère a toute légitimité ( plus faible population, fort pourcentage d’agriculteurs dont majoritairement des jeunes…) pour se présenter comme porte drapeau des territoires (très) ruraux et demander un traitement à part

La Lozère, dont l’agriculture, plus qu’ailleurs peut-être, est engagée dans une dynamique de qualité, a déjà pris, dans d’autres domaines, plusieurs initiatives avec comme ambition de devenir un territoire rural exemplaire en développement durable. Compte tenu des imbrications de plus en plus étroites entre Très haut débit et développement durable cet objectif ambitieux ne pourra pas être atteint sans un plan numérique d’exception

♦-L’environnement n’a jamais été aussi favorable, en particulier avec l’annonce du grand emprunt bien qu’il reste beaucoup d’incertitudes et d’interrogations tant pour le grand public ( débat parlementaire décevant jusqu’ici) que pour les collectivités locales

 

Proposition : un plan « Orsec » pour la Lozère !

►Affirmer des objectifs clairs

1-un «droit »: continuer à disposer à terme d’un réseau fixe de télécommunications lorsque le réseau cuivre actuel aura disparu

2-un objectif général à terme : les mêmes infrastructures partout pour les mêmes services partout http://websdugevaudan.wordpress.com/ .

On ne peut pas laisser dire aujourd’hui comme on l’entend parfois : « l’important ce sont les services quelles que soient les infrastructures », affirmation trompeuse !l’importance des services dépend bien évidemment du dimensionnement des infrastructures. On ne fait pas rouler les mêmes véhicules sur des autoroutes et des chemins vicinaux !

3-un plan ambitieux inscrit dans une démarche claire et structurée pour apporter du haut débit aux Lozériens tout en s’inscrivant dans une démarche de très haut débit .

Nathalie Kosciusko-Morizet a déclaré récemment « nous ne pouvons pas développer les réseaux à très haut débit sans nous assurer que l’ensemble des territoires disposent déjà du haut débit dans des conditions suffisantes, sans quoi ce ne serait pas compréhensible pour nos concitoyens » Elle a raison mais elle a aussi raison lorsqu’elle ajoute « la migration vers le très haut débit permettra de faire monter en débit nos territoires, à condition, bien entendu, que l’argent investi reste bien réutilisable pour le très haut débit. Il s’agit d’un continuum » .Ces deux déclarations vont tout à fait dans le sens de notre proposition :

-Fibrer tous les NRA, quelle que soient leur classe et y compris les classes 4. Aujourd’hui appelés NRA (noeud de raccordement des abonnés) les « centraux téléphoniques »ne doivent pas être confondus avec le “produit” NRAZO de France Télécom, qui est une solution installée au sous répartiteur et qui, jusqu’à plus ample informé apporte du 512 à 2 mégas  .Ce fibrage est indispensable si on veut mettre en place dans les NRA des DSLAM pour ADSL2+ qui peuvent émettre jusqu’à 20Mbit/s ?

- mettre en place un déport optique (une des 3 solutions proposées par l’ARCEP).pour les zones dispersées (zones 2 et 3 de l’ARCEP), Ce déport optique doit être tel qu’il sera possible de passer ultérieurement au FTTH sans retoucher cette partie..

►Proposer une expérimentation en Lozère de solutions innovantes

- Parmi les solutions de « montée en débit » préconisées par l’Arcep.une solution dite “déport de signal”,tout en poussant la fibre jusqu’au sous répartiteur, prévoit que les opérateurs alternatifs n’auraient à intervenir qu’au niveau répartiteur (NRA) et non sous répartiteur, ce qui les ferait bénéficier d’une économie substantielle et les inciterait, toutes choses égales par ailleurs (tarifs de location attractifs), à proposer leurs services et,ce faisant, développer une vraie concurrence sur les services, la seule à laquelle est sensible le consommateur final ! Cette solution parait plus réaliste que celle qui demanderait à tous les opérateurs d’installer leur matériel (DSLAM) dans chaque sous répartiteur. Jusqu’ici ,sauf exception, ils ne sont même pas venus à l’« étage » au dessus (central téléphonique ou NRA) !Ce qui est possible dans les zones denses est difficilement envisageable en Lozère .

-la solution “déport de signal”est aujourd’hui développée par la sociétéIFOTEC. D’après l’Arcep cette entreprise n’aurait pas les moyens de l’industrialiser sur tout le territoire . ?.ce qui pourrait constituer pour la Lozère une opportunité d’expérimentation de cette solution qui a semble-t-il fait ses preuves ailleurs. Comme nous nous voulons terre d’expérimentation dans un territoire (très) rural les “apôtres” du très haut débit dans les territoires ruraux (dont le ministre Michel Mercier) devraient être favorables à une telle initiative !. Outre une « incitation » pour les opérateurs cette solution apporterait du triple play-internet+téléphone+télévision- (ce que ne permet pas le NRAZO actuel) sans parler des bénéfices pour les TPE,essentiellement artisanales (l’un des atouts de la Lozère) présentes dans nos villages

Les villes et villages voisins de l’A75 seraient un territoire idéal pour lancer une telle expérimentation.

-du FTTH ( Fiber To The Home ou fibre à l’abonné) à Mende !

Faire de Mende la première préfecture rurale en FTTH en profitant des travaux du réseau de chaleur serait à mon sens exemplaire sur deux plans :

-elle crédibiliserait la présentation d’un projet d’exception pour la Lozère

-elle ferait prendre conscience à tous les Lozériens du « fossé » qui existerait entre les internautes mendois qui surferaient à 50 ou 100 mégas symétriques alors que la grande majorité des lozériens plafonneraient à 2 mégas (cf plan régional) ou à une dizaine de mégas pour les privilégiés de l’Adsl haut de gamme.

►La Lozère peut légitimement demander un plan de cette nature :

-elle est « sinistrée » numériquement : pas de dégroupage, très peu d’entreprises dans le secteur TIC ( 15 sur les 3000 de la région !), fort pourcentage de lozériens encore en bas débit (le « vrai »,pas le 512 !) ; dans un domaine clé pour son avenir elle reste « dernière de la classe » et ce en dépit des efforts du conseil général qui tente d’optimiser les (faibles) moyens à sa disposition (PER Télémédecine, visio guichets de la maison de l’emploi et des services, A75 numérique…..)

-les annonces récentes (conventions avec Altitude et France Télécom via le PPP régional ) si elles sont susceptibles d’apporter, à défaut de vrai haut débit, une connexion permanente aux internautes RTC , ne nous paraissent pas à date s’inscrire dans une démarche de « montée » en débit . Nous faisons cette constatation en fonction des informations en notre possession. Comme à l’occasion de ces assises des élus ont évoqué la solution NRAZO nous nous sommes permis de communiquer ce que nous pensions savoir de cette solution . A notre connaissance et si l’on se réfère à ce qu’il en est dit dans les commentaires de l’un de nos articles cette solution ne nous parait pas s’inscrire, en l’état actuel ni dans une démarche de montée en débit(mais si l’on en croit le pdg de FT les choses pourraient évoluer ?) ni ,sauf décisions gouvernementales attendues prochainement, dans une démarche de constructions d’ infrastructures de très haut débit publiques et ouvertes à la concurrence

Si nos craintes se confirmaient nous ne serions pas prêts de quitter notre (peu envieuse) dernière place alors que nous avons besoin d’une “visibilité numérique” pour compenser nos faiblesses congénitales en infrastructures physiques et être vraiment attractifs pour attirer, entre autres, les télétravailleurs de demain.

Ne jamais oublier en effet que l’erreur est toujours « initiale » !

-les assises des territoires ruraux constituent une opportunité « historique » de dire clairement ce que nous voulons faire et pas simplement ce que nous pouvons faire !

J’ai toujours entendu dire Michel Mercier qu’il attendait de cette consultation l’émergence de projets territoriaux innovants. La « balle est dans notre camp » !

Si vous etes d’accord avec cette analyse aidez nous à le dire en postant un commentaire ! Merci d’avance

Pierre Ygrié 1er décembre 2009





Les mêmes infrastructures partout pour les mêmes services partout !

23 11 2009

 Dans le grand emprunt le numérique hérite d’une enveloppe conséquente de 4 milliards d’euros (dont 2 milliards pour les infrastructures). Cette nouvelle ne sera véritablement « bonne » que si elle lance une dynamique et si elle est suivie prochainement du vote d’une loi actant un cadre règlementaire pour le développement et le financement du très haut débit sur l’ensemble du territoire français .

Oui à la concurrence…sur les services !

La concurrence, la vraie, pas celle qui, par fusions successives, reconstitue des oligopoles, est celle qui profite au consommateur final .

 Or, qu’attend le consommateur final ? La réponse est claire : un maximum de services, la possibilité de choisir entre les différents opérateurs et des prix attractifs sur tout le territoire. S’agissant d’un droit qui devrait être fondamental, le droit à l’information l’ égalité de traitement tant dans l’accès aux services que dans les prix doit être la règle.

 Pour ce faire il faut un deux conditions:

- une « tuyauterie Internet »de très haut débit identique sur l’ensemble du territoire

- une égalité d’accès des opérateurs de services à cette « tuyauterie » pour qu’ils puissent proposer les mêmes services partout.

 La véritable concurrence que doit encourager le législateur est donc bien une concurrence sur les services aux consommateurs finaux et non une concurrence sur les infrastructures !

Pour la couverture de la France en fibre optique,  l’emprunt ne suffira pas !

 L’environnement n’a jamais été aussi favorable pour le très haut débit mais pour couvrir les zones rurales en fibre optique, seul support garantissant les mêmes services partout, le grand emprunt n’est évidemment pas la panacée ! Au regard des 30 à 40 milliards nécessaires la couverture de la France en fibre optique nécessitera à l’évidence d’autres sources de financement ! Pour ce qui concerne les zones rurales , non « rentables » à court terme pour les opérateurs mais « rentables » à long terme à la France et aux Français, de plus en plus nombreux « en mal de campagne », ces financements ne pourront être prévus que par la loi !

La loi principale « source » de financement !

 Rien de sérieux ne se fera sans un VOTE du PARLEMENT. La généralisation de l’électricité n’a pu se faire que grâce à un vote du parlement instituant un fonds de péréquation financé par une taxe. Or aujourd’hui le mot « taxe » est devenu tabou ! N’empêche, lors du débat parlementaire du 30 novembre nos députés doivent avoir le courage de poser des « questions qui fâchent » du type : la concurrence sur les infrastructures, qui oblige chaque opérateur à investir et donc rogne leur marge, a-t-elle encore un sens ? Les bénéfices de France Télécom dont le principal actionnaire reste l’Etat, ne seraient-ils pas mieux utilisés dans l’investissement sur la fibre que dans des dividendes aux actionnaires ? Pourquoi l’idée de taxe est-elle « tabou » ? Pourquoi n’y a –t-il pas eu jusqu’ici une réflexion de fond sur ce que pourraient apporter les territoire ruraux à la France alors que l’économie de la connaissance est la seule dont la « matière première »(l’information) est potentiellement disponible n’importe où ? Pourquoi ne pas reconnaître un droit égalitaire à l’information pour chaque citoyen ? Pourquoi la place « numérique » de chaque citoyen ne serait-elle pas identique quelle que soit sa place physique sur le territoire ? etc…

La balle est dans le camp du parlement. En lançant les assises des territoires ruraux Michel Mercier a souhaité que remontent des propositions innovantes en particulier en matière de très haut débit..Si nos parlementaires ont le courage de voter la loi dont les territoires ruraux ont besoin alors, les propositions émises lors de ces assises auront quelque chance d’ « aller au bout ».

 La nécessaire mobilisation des citoyens ruraux !

 C’est vraiment le moment pour tous les ruraux, de nous mobiliser et d’encourager nos parlementaires à « monter au créneau » lors du débat sur la fracture numérique. La proposition de loi Pintat a en effet le mérite d’acter le principe d’un fonds national de péréquation mais elle a « oublié » de prévoir son financement….et comme ce FINANCEMENT dépend directement des réponses données aux « questions qui fâchent »il faut que les citoyens insistent auprès de leurs parlementaires pour que ces questions soient enfin posées ! Moyennant quoi on pourra alors dire que la loi, pour financer le « fibrage » du territoire français, pourra acter un COCKTAIL de MESURES dont les principaux ingrédients seraient : une taxe sur les opérateurs, une taxe sur les abonnements, le recours aux fonds européens et nationaux, le grand emprunt etc…FINANCER un FONDS  de  PEREQUATION , voilà le vrai problème d’actualité qu’il faut résoudre à l’occasion du débat parlementaire en cours !

 Pierre Ygrié

22 nov 2009





Boucle locale et montée en débit !

17 10 2009

L’erreur est toujours “initiale” ! 

Au moment où le France, en avance sur le  haut débit mais en retard sur le très haut débit, a l’intention de se lancer, et c’est heureux car d’autres pays ont déjà commencé, dans la couverture du territoire en fibre optique 3 citations apprises il y a bien longtemps me reviennent à l’esprit . Je les trouve d’une grande actualité

1-« Toute idée innovante chemine en trois étapes : d’abord elle est ridiculisée, ensuite elle subit une forte opposition et enfin …c’est une évidence pour tout le monde » !

2-“Thing big but start small

3-“l’erreur est. toujours initiale

 Je retiens de ces trois citations l’importance d’avoir une “vision innovante”et de ne pas se tromper dans la « construction » de cette vision. En l’occurrence la vision, du « très haut débit pour tous » qui a toujours été celle des Webs du Gévaudan et de son partenaire AveyronADSL, implique, à la base, l’erreur étant toujours « initiale »,  la construction progressive d’une boucle locale optique pour assurer une nécessaire  montée en débit !

 Nous pensons aujourd’hui ne pas nous  tromper (mais je suis preneur de toutes éventuelles objections) en disant que si nous avons des interrogations et des doutes sur de nombreux points qui restent encore « terra incognita »  nous avons aussi sur d’autres de « quasi » certitudes

 Doutes et incertitudes sur :

 1-les usages ?  Tous ceux qui ont prétendu prévoir les usages de l’Internet ces dernières années se sont lourdement trompés. Jusqu’à ces derniers temps il se disait (et il se dit encore dans certains milieux ! ), que seules les entreprises avaient besoin de très haut débit ! .Or en 2008 les 2/3 du trafic Internet étaient de la vidéo (qui l’aurait imaginé il y a seulement 3 ans ?).A l’avenir « Nous serons surpris par les usages…les usages ont surpris tout le monde jusqu’ici » affirmait le sénateur Bruneau Retailleau le 1er octobre aux assises du  numérique.

 2-l’impact sur la santé des technologies hertziennes ? L’AFSET ,pour qui elles ne présentaient aucun risque il y a encore seulement trois ans, recommande aujourd’hui «un usage modéré des technologies sans fil »en précisant « n’attendons pas que les signaux deviennent ders pathologies pour avancer dans la réduction des expositions »

 3-les performances des technologies satellitaires ? Leurs performances actuelles les placent en dernière position des différents supports d’accès à l’Internet. Même si ces performances s’améliorent sensiblement à l’avenir elles n’atteindront jamais les performances, infinies, de la fibre optique

 4-la « rapidité » de l’évolution des mentalités pour s’approprier les inévitables changements amenés par la révolution Internet ??

 Etc……

 Quasi certitudes et constats quasi évidents  :

 1-La révolution Internet n’en est qu’à ses débuts. « Nous n’avons encore rien vu » disait Xavier Dalloz lors des  manifestation des Webs du Gévaudan en 2001 , phrase de plus en plus d’actualité quand nous aurons pris conscience que nous sommes dans « la situation inédite de l’histoire de l’humanité où l’on voit la première génération avoir davantage accès à l’information que leurs parents »(Luc Chatel, assises du numérique du 1er octobre 2009)

 2-Les jeunes ruraux devront pouvoir bénéficier de cette révolution comme les autres ! S’ils disposent de la « tuyauterie » adaptée(du très haut débit), ils n’auront plus nécessairement à devoir aller s’ « entasser » en ville comme leurs parents. L’économie de la connaissance (encore une évidence !) est la seule économie dont la matière première (l’information) est potentiellement disponible n’importe où ! Certains « citadins en mal de campagne » dont le seul outil de travail est l’ordinateur,  de plus en plus nombreux, pourront ,eux aussi, s’installer à la campagne et vivre enfin une vie choisie et non subie !

 3- Seul un support aux capacités illimitées comme la fibre optique pourra prendre en compte l’inévitable explosion des contenus de la « révolution Internet »  sous le double effet de l’augmentation du nombre d’internautes et du développement exponentiel des informations, de plus en plus lourdes, à transporter (5 fois plus en 2012 qu’en 2008 !)

La fibre optique structurera les deux réseaux Internet de demain, le fixe (FTTH) et le mobile (LTE).  

 4-L’accès à l’information devra devenir progressivement un droit fondamental ( aujourd’hui davantage une « conviction » qu’une certitude !) . Certains pays donnent l’exemple, comme l’Esthonie qui l’a inscrit dans sa constitution ou la Finlande dont la loi prévoit à terme un débit garanti de 100 Mbits/s !

 5-Le lien étroit entre très haut débit et développement durable est de plus en plus évident.

L’accès distant à des ressources de plus en plus « lourdes » réduira les transports et,partant,les nuisances de tous ordres ( économies d’énergie, pertes de temps,pollutions,stress…) dans tous les domaines . En matière de santé par exemple où « il vaut mieux faire voyager les informations que les malades »les applications sont multiples : télésurveillance médicale,téléconsultation ,télé expertise,téléassistance à domicile, télé médico-social .En matière d’éducation la liste est également longue :classes virtuelles, espaces numériques de travail (ENT),suivi de cours individuels à distance. Avec du très haut débit les transports deviennent « intelligents » grâce à une « circulation d’informations » rapide,fluide et organisée. Quant aux perspectives qu’autoriserait la télé présence dans le monde de l’économie (réunions à distance,voyages d’affaires virtuels,travail collaboratif à distance,télétravail à la campagne …) elles sont innombrables .

 6- la prise de conscience insuffisante de ce que peut apporter à la France une ruralités numérique en très haut débit

Autant l’apport du très haut débit à la France en général et à la ruralité en particulier (santé, éducation…) est aujourd’hui  clair pour tous, autant mériteraient d’être « creusés »,dans une démarche de vrai développement durable, les apports d’une ruralité numérique en très haut débit à la France tant en termes économiques (création d’emplois directs et indirects) que sociaux (on vit mieux et… on  réfléchit mieux à la campagne !) et environnementaux (suppression des mobilités « nuisibles »)

 7-Les usages que feront les ruraux des nouvelles technologiques seront égaux,voire supérieurs, à ceux des citadins. Plus on est physiquement éloigné plus on a besoin de se rapprocher « numériquement » !

 Etc…….

 Quelles conclusions pour les zones rurales ?

 -la « vision » doit être claire : du très haut débit pour tous (thing big !)

 -la démarche doit être réaliste (start small) mais toujours cohérente avec la vision.

Atteindre un jour le très haut débit illimité (donc par fibre optique) suppose la construction d’un réseau en fibre optique permettant une montée progressive en débit.

 Dans un réseau complet, celui qui procure le FTTH (Fiber To The Home) aux abonnés , toute la chaine est en fibre optique : réseaux internationaux ►réseaux nationaux►dorsales régionales►liaisons dorsales/NRA (centraux téléphoniques) ►liaisons NRA / sous répartiteurs (armoires de quartier) ►liaisons sous répartiteurs/abonnés

 La demande récurrente des Webs du Gévaudan de”FTTH rural” (Fiber To The Hameau) s’arrête au sous répartiteur (existant ou à créer) car elle se veut réaliste. Le vrai FTTH n’arrivera pas demain, sauf exception (Mende en profitant des travaux de réseaux de chaleur, localités en bordure de l’ A75 autoroute du télétravail ? ) dans tous les foyers lozériens.

Conscients que la sous boucle locale ( de l’armoire de quartier à l’abonné) restera encore en cuivre mais aussi que plus la fibre est près de l’abonné plus les performances sont bonnes cette demande de FTTH rural est pour nous essentielle.

 A la campagne donc, dans un premier temps la fibre ne pourra venir que jusqu’au sous répartiteur…mais pas n’importe quelle fibre et pas n’importe comment !

 -une fibre suffisamment dimensionnée pour apporter aux internautes le minimum de 8 mégas nécessaire au triple play (Internet +téléphone +télévision) actuellement en fort développement

 -le « comment » est un peu plus difficile à résoudre car il suppose que l’on connaisse le cadre réglementaire de développement et de financement des réseaux actuellement en cours de discussion au parlement. Si le parlement prenait des mesures fortes en faveur d’un réseau  national de fibre optique la question pourrait être relativement facile à résoudre . S’il ne va pas jusque là et laisse encore une relative liberté aux opérateurs dans la construction d’infrastructures il parait à priori peu réaliste d’obliger tous les opérateurs à mettre leurs équipements dans tous les sous répartiteurs sauf à en laisser un seul faire cette opération et lui redonner de facto un monopole sur la future boucle optique.  Dans ce cas la solution la plus réaliste parait être d’obliger tous les opérateurs à dégrouper tous les NRA en y installant leurs équipements et à prévoir un déport de signal vers les sous répartiteurs, formule qui permets d’apporter le triple play et de préparer l’avenir.

 En tout état de cause le rôle du parlement et des collectivités locales sera déterminant

 En lançant les assises des territoires ruraux  le 7 octobre Michel Mercier répond aux vœux  des Webs du Gévaudan relayés par la presse nationale  et nous nous en réjouissons. Il sollicite le parlement et les collectivités locales (« l’Etat pourra aussi intervenir en maîtrise d’ouvrage si le Parlement et les collectivités le souhaitent ») pour l’aider à appliquer son projet de généralisation du très haut débit sur l’ensemble du territoire. Sur la question de la nécessité de la fibre optique il prend clairement position : « La fibre optique sera nécessaire, à terme, partout car tous les français attendent la même qualité de service, notamment pour la télémédecine, l’enseignement à distance, le télétravail ou la visioconférence »

 Pour leur part les collectivités territoriales sont fortement sollicitées pour établir des schémas directeurs de très haut débit. Nous nous félicitons qu’un tel schéma soit prévu pour la Lozère . Encore faut-il que

-ses objectifs soient très clairs : construire une boucle locale en fibre optique pour assurer la nécessaire montée en débit permettant au plus grand nombre de satisfaire ses besoins actuels de haut débit (triple play) tout en préparant l’avenir : le très haut débit pour tous !

-l’on tienne compte, dans la réalisation de ce qui a été fait ailleurs dans ce domaine en bien ou en moins bien 

 Aujourd’hui si le trés haut débit pour tous est (presque !) une évidence pour tout le monde il reste encore beaucoup à apprendre dans la route qui y mène, à commencer par le soin tout particulier à apporter dans l’élaboration du cahiers des charges du schéma directeur de trés haut débit, “fondations” de l’”édifice trés haut débit” d’un terrritoire car…..l’erreur est toujours “initiale” ! 

 Priorité à la construction d’une boucle locale optique correctement dimensionnée ! Qu’on se le dise…en Lozère …et ailleurs !





Fracture numérique et télévision numérique

12 10 2009

Attention aux amalgames fracture numérique /télévision numérique ou encore télévision numérique/TNT !

  Si l’impossibilité d’accès à la télévision numérique est certes une « facette » de la fracture numérique elle est loin d’en être l’élément essentiel.

Quant à l’amalgame entre télévision numérique et TNT(Télévision Numérique Terrestre) il est d’autant plus facile à faire que ce support (TNT) est gratuit alors que les deux autres sont payants

- Télévision Numérique par Satellite via une parabole (TNS ? pour ne pas « amalgamer » avec TNT ! )

 -Internet, payant et inaccessible

 Pour les ruraux privés de TNT et de haut débit (généralement les mêmes qui subissent cette « double peine ») et même les internautes Adsl disposant de moins de 8 mégas (encore l’exception en Lozère) les mots n’ont pas nécessairement la même signification !

 Avec la disparition programmée des chaînes analogiques la question de la télévision numérique (mais pas nécessairement celle de la TNT ! ) devient d’une actualité brûlante dans certains territoires comme la Lozère

La « médiatique » TNT est dés lors sur le devant de la scène : « Pourquoi avoir équipé à peine la moitié des 3500 émetteurs analogiques pour recevoir la TNT ? Pourquoi la loi n’oblige-t-elle pas les opérateurs et le CSA à couvrir et à financer le passage à la TNT de tous les émetteurs analogiques sur l’ensemble du territoire français ? » Faut-il demander aux collectivités locales de financer la mise à jour des antennes relais de TDF alors qu’elles seront de plus en plus sollicitées pour (co)financer des réseaux de très haut débit ?

 La « bonne question » n’est-elle pas « Comment accélérer la construction d’un réseau national de fibre optique  » ? Dans les territoires ruraux, cela signifie concrètement « comment amener la fibre dans chaque village, du FTTH rural (Fiber To The Hameau) en quelque sorte à défaut de vrai  FTTH tout de suite, pour donner du triple play (Internet + téléphone + télévision) aux habitants ? ». Une telle démarche permettrait de résoudre en grande partie l’accès à la télévision numérique de la plupart des citoyens.

Mais même si l’on va dans ce sens le problème, urgent, de l’« écran noir »ne sera pas résolu. Toutes les formules doivent être recherchées pour donner accès à la télévision à tous les citoyens. Il est probable que même la « réactivation » des relais de TDF ne suffirait pas. ll faudrait dés lors trouver une formule de subventionnements pour un équipement en paraboles. La TNS (Télévision Numérique Satellite) via la parabole est plus performante que la TNT tant sur le plan quantitatif ( chaînes plus nombreuses) que sur le plan qualitatif (performances stables et de meilleur niveau). Cette formule ne présente par ailleurs aucun risque sanitaire, ce qui n’est pas nécessairement le cas des antennes relais de la TNT ?. Cela étant, autant il n’est pas inenvisageable de faire appel aux collectivités locales pour l’équipement en paraboles autant c’est à exclure totalement pour la TNT !

 Cette « vraie »question (réseau national de fibre optique  ) a été officiellement posée au plus haut niveau. En lançant les assises des territoires ruraux  le 7 octobre Michel Mercier répond aux vœux  des Webs du Gévaudan relayés par la presse nationale  et nous nous en réjouissons. Il sollicite le parlement et les collectivités locales (« l’Etat pourra aussi intervenir en maîtrise d’ouvrage si le Parlement et les collectivités le souhaitent ») pour l’aider à appliquer son projet de généralisation du très haut débit sur l’ensemble du territoire. Sur la question de la nécessité de la fibre optique il prend clairement position : « La fibre optique sera nécessaire, à terme, partout car tous les français attendent la même qualité de service, notamment pour la télémédecine, l’enseignement à distance, le télétravail ou la visioconférence »

Il est révélateur, à mon sens, qu’il ne parle pas de télévision numérique, question, qui préoccupe actuellement, à juste titre mais ce n’est pas l’essentiel, les membres de la commission économique de l’assemblée nationale en charge des travaux sur la loi Pintat de lutte contre la fracture numérique.

 Plus vite se développeront les réseaux de très haut débit plus vite sera résolue la question de la généralisation de la télévision numérique, quitte à ce que les collectivités locales aident les citoyens isolés ou les réfractaires à l’Internet à s’équiper d’outils de réception de la télévision par satellite en assumant dans certains cas et provisoirement une certaine dégradation du paysage par les paraboles.  

 Alors que régulièrement les collectivités critiquent l’action (ou la non-action) de l’État sur la question de l’aménagement numérique, l’Etat, en l’occurrence, vient de donner une impulsion forte et inédite. Au parlement à voter maintenant le cadre règlementaire du déploiement et du financement d’un réseau national de fibre optique supprimant les freins actuels ( opacité des réseaux, gaspillages financiers générés par la concurrence sur les infrastructures, utile dans un premier temps mais plus aujourd’hui etc..), alimentant le fonds numérique national et incitant les collectivités territoriales non seulement à établir des schémas directeurs très haut débit mais encore à les réaliser concrètement. La démarche d’« expression de projets territoriaux innovants »(1)(Michel Mercier,assisses du numérique du 1er octobre) à laquelle, j’espère, seront associés les citoyens, n’en sera que plus efficace.

 Le problème de la TNT devrait être rapidement résolu par une décision simple.

Trop débattre la dessus me semble se détourner de l’objectif plus long terme de réduction de la fracture numérique qui, lui, pose des problèmes autrement plus importants pour l’avenir des territoires ruraux !

 Ce n’est qu’en mettant tous les moyens sur la vraie fracture numérique que sera supprimée la « fracture numérique » de la télévision numérique !

 Pierre Ygrié

12 octobre 2009

   (1)Comme, par exemple, pour le sud du massif central un projet « transversal » (donc en droite ligne avec la volonté gouvernementale qui ne souhaite pas l’éparpillement des projets), sur l’idée « l’A75 autoroute du télétravail » , le télétravail étant en Lozère un objet de réflexion déjà « ancien » tant pour les élus  que pour les citoyens

 





Assises numériques:l’urgence de la concertation !

2 10 2009

 

« Le Contenu des assises fera partie des travaux du gouvernement » avait déclaré Nathalie Kosciusko Morizet en ouvrant (à distance pour raisons familiales) les assises numériques du 1er Octobre à l’université Paris Dauphine.

Le contenu fut en effet très dense mais la parole ne fut pas à mon sens suffisamment donnée à la salle en dépit des promesses d’interactivité, impossibles à tenir dans la pratique compte tenu du nombre d’intervenants sur le plateau et de la densité du programme.

 Du « contenu » des assises j’ai retenu essentiellement :

  - l’engagement fort de Michel Mercier en faveur de la fibre optique. Extraits : « la fibre optique va remplacer le cuivre… une vraie révolution qui ne fait que commencer…. Exigence d’équité territoriale… la couverture numérique fixe et mobile est vitale… on sait avec certitude qu’on aura besoin de fibre optique… le maillage des territoires en fibre optique est à mes yeux un impératif… j’ai soutenu le principe d’une solidarité nationale… je fais du très haut débit la priorité … etc… » propos en droite ligne avec le « discours » récurrent des Webs du Gévaudan qui militent depuis 10 ans pour amener la fibre au plus près de l’abonné et avoir,à défaut de FTTH dans l’immédiat du FTTH rural (Fiber To The Hameau) ! 

- les témoignages des ministres (ou ancien ministre) : André Santini pour ses nombreuses  réalisations dans tous les domaines (de la crèche aux maisons de retraite) à Issy les Moulineaux et Luc Chatel qui a présenté les axes de son plan « Orsec » sur l’école en soulignant « la situation inédite de l’histoire de l’humanité où l’on voit la première génération avoir davantage accès à l’information que leurs parents »

- les interventions de tous les parlementaires en faveur du très haut débit : Yves Censi, Bruneau Retailleau (dans son rapport il y a « tout » !), Vincent Descoeur, Patrick Martin Lalande, Jean Michel Fourgous, Jean Dionis du Séjour.

- le lancement de concertations régionales (cf lettre aux préfets du 31 juillet 2009) avec les services de l’Etat et les collectivités territoriales avec pour objectif de « faire remonter » d’ici la fin de l’année des « projets territoriaux d’innovation »

- l’intervention de Gabrielle Gauthey « nous sommes à l’aube d’une révolution avec la fibre »… révolution soulignée ensuite par tous les participants

- la nécessaire modestie dans l’approche des usages car,autant pour les grands domaines (santé, éducation… ) on commence à avoir une « petite idée » autant, pour Bruno Retailleau, « on ne soupçonne pas aujourd’hui les usages de demain pour le citoyen ». Quand on sait que 2/3 du trafic en 2008 était de la vidéo on imagine la bande passante nécessaire pour véhiculer les informations de demain nécessairement symétriques.

-nécessaire intervention de la puissance publique tant au niveau gouvernemental que parlementaire (cf débat au parlement le 13 octobre)

 J’y ajoute quelques commentaires personnels qui auraient fait l’objet de questions si j’avais eu l’occasion de les poser sur deux points récurrents tout au long de la journée : la mutualisation et le financement :

 La mutualisation :

 -des opérateurs : cf le « papier » écrit après le salon Odébit des 22 et 23 septembre « Au commencement étaient les infrastructures » dans lequel je posais la question de la pertinence de la concurrence sur les infrastructures et sur l’opportunité (la nécessité selon moi) d’un réseau unique neutre , indépendant et ouvert à la concurrence, même dans les zones denses, pour éviter des gaspillages et libérer les investissements des opérateurs

 -des collectivités : dans quel périmètre peut se concrétiser l’aide de l’Etat aux collectivités pour les inciter à travailler ensemble ? la communauté de communes ? le département ? La région ? des projets interrégionaux comme l’A75 autoroute du télétravail qui supposerait de mettre autour d’une même table des élus de 3 régions différentes ?

 -de la réflexion : Je suggère que soient invitées à la démarche régionale d’ « expression de projets territoriaux d’innovation » les associations citoyennes de promotion de l’Internet. Je pense que cette « invitation » aurait un double avantage : recueillir les idées des citoyens de base, le plus souvent plus informés que beaucoup d’élus locaux dans ce domaine qui reste nouveau voire « terra incognita » pour certains, et stimuler ces mêmes élus locaux à participer à ces réunions de concertation.

 Le financement :

 La question du financement ne doit à mon avis être posée qu’après avoir répondu à trois questions :

 - que peut apporter le très haut débit à la France ?  la réponse est claire, et nous nous en réjouissons, pour les gouvernants de ce pays et les participants aux différents colloques sur le sujet auquel est d’ailleurs de plus en plus associé, et c’est heureux, le développement durable. Reste aux médias à démultiplier l’information !

 -que peut apporter le très haut débit à la ruralité ? là aussi la réponse est claire, les apports du très haut débit dans les domaines clés (santé, éducation, travail collaboratif à distance… ) étant encore plus cruciaux,voire vitaux, à la campagne qu’à la ville

 -que pourrait apporter une ruralité numérique à très haut débit à la France et aux Français ? Cette question restera « pendante » tant qu’une vraie réflexion n’aura pas été engagée sur ce sujet avec les « habitants du pays ». Je salue certes la présence aux assises de parlementaires ruraux voisins de la Lozère (Yves Censi, Vincent Descoeur) mais il nous faut aller,à mon avis, beaucoup plus loin dans la réflexion. Comment intégrer dans la démarche en cours une réflexion concertée avec des citoyens sur les « apports » de la ruralité en termes économiques (création d’emplois directs et indirects, la matière première de l’économie de la connaissance étant potentiellement disponible n’importe où) , sociaux (on vit mieux et… on  réfléchit mieux à la campagne !) , environnementaux (suppression des mobilités « nuisibles »).La France a un atout considérable : son Espace ! cette évidence mérite à tout le moins, selon moi,  une réflexion spécifique

 Ces n’est qu’après avoir correctement répondu à ces trois questions que l’on pourra se poser la question du financement car, selon moi, quand on est convaincu de la nécessité de faire une chose on trouve toujours l’argent pour le faire !

 Ces quelques lignes ne prétendent pas rendre compte de la journée des assises numériques du 1er octobre. Tout en saluant cette importante initiative (bravo aux organisateurs !) je tenais simplement à faire part « à chaud » de mes impressions et dire que les citoyens aussi ont leur mot à dire mais ils n’en ont pas souvent l’occasion ! La démarche de concertation en cours est une excellente “fenètre d’opportunité” pour leur donner la parole !

 @suivre…

 Pierre Ygrié  2 octobre 2009





Au commencement étaient …les infrastructures !

24 09 2009

Du salon Odébit auquel je viens d’assister je ne retiendrai que deux choses :

-l’infrastructure crée de la valeur. Cette « évidence » a été martelée par tous les intervenants et démontrée par des gens qui ont fait des actions concrètes comme dans la Manche où il ne reste plus que 170 foyers sur 270000 à moins de 2 mégas !

-cette infrastructure doit être en fibre optique tant pour le très haut débit fixe (FTTH) que pour le très haut débit mobile (LTE). Un « bémol » a été apporté sur ce point, et c’est bien compréhensible, par les vendeurs de solutions alternatives très présents au salon !

Je me conterai donc de vous (re)dire ce que nous avons écrit maintes fois : la nécessité pour la France de disposer d’une infrastructure en fibre optique publique, neutre et ouverte à la concurrence.

La nécessité de structuration du territoire en fibre optique est « affirmée » aujourd’hui, et nous nous en réjouissons, par les plus hautes instances de la nation ! Il reste maintenant à la faire et c’est ici que le rôle des opérateurs et surtout de la puissance publique est essentiel !

 

1-Quelle infrastructure ?

Le réseau de fibre optique public et ouvert à la concurrence sera fait de :

 -la mutualisation des réseaux existants, essentiellement celui de l’opérateur historique, souvent le seul ou presque dans les territoires ruraux. Encore faut-il que la cartographie des réseaux existants soit précise et transparente, ce qui ne parait pas être tout à fait le cas en dépit de l’obligation légale récente.

 -la création de nouveaux réseaux par les collectivités territoriales plus ou moins aidées par un « cocktail » de mesures ( emprunt, taxe sur les abonnements, fonds européens et nationaux comme le FNADT, taxe sur les opérateurs…) selon les possibilités financières de chacun : peu ou pas d’aide pour les zones denses, aide maximale pour les territoires ruraux).

 

2-Pourqoui un tel réseau ?

-fortement créateur d’emplois. J’ai retenu un chiffre qui, même s’il est à prendre avec des pincettes comme tous les chiffres, est intéressant à “méditer”: un milliard d’euros investis ur la construction d’un réseau autoroutier génère 80% d’emplois directs et 20% d’emplois indirects, pour la construction d’un réseau numérique c’est l’inverse : 20% d’emplois directs, 80% d’emplois indirects. A l’ évidence le numérique crée des emplois pérennes

-solidarité territoriale . Je ne reviendrai pas sur notre demande permanente d’offrir à chaque citoyen une « place numérique » indépendante de sa « place physique » et égale pour tous

-opportunité territoriale. Là encore nous avons insisté maintes fois sur l’ « atout Espace » de la France et sur le lien étroit entre Très Haut Débit et développement durable. L’accès distant à des ressources de plus en plus « lourdes » encouragé avec raison par le gouvernement et que seul autorise le très haut débit (5 fois plus d’informations dans les réseaux en 2012 qu’en 2015 !) réduira les transports et,partant,les nuisances de tous ordres ( économies d’énergie, pertes de temps,pollutions,stress…) dans tous les domaines . En matière de santé par exemple où « il vaut mieux faire voyager les informations que les malades »les applications sont multiples : télésurveillance médicale,téléconsultation ,télé expertise,téléassistance à domicile, télé médico-social .En matière d’éducation la liste est également longue :classes virtuelles, espaces numériques de travail (ENT),suivi de cours individuels à distance. Avec du très haut débit les transports deviennent « intelligents » grâce à une « circulation d’informations » rapide,fluide et organisée. Quant aux perspectives qu’autoriserait la télé présence dans le monde de l’économie (réunions à distance,voyages d’affaires virtuels,travail collaboratif à distance,télétravail à la campagne …) elles sont innombrables. Plusieurs entreprises, dont Covage, présente au salon, ont d’ores et déjà obtenu des résultats probants dans ce domaine. Mais la plupart de ces applications impliquent des circulations d’informations lourdes (images,son),rapides,fluides et symétriques ,ce que ne permet pas l’Adsl. Pour que ces applications se généralisent sur l’ensemble du territoire le Très Haut Débit par fibre optique dont bénéficieront en 2012 des millions de foyers des zones denses (cf mesures Arcep du 22 juin) sera indispensable. L’apport d’une ruralité « numérique »dans la démarche de développement durable est pour nous évident. La généralisation du très haut débit non seulement favoriserait un aménagement plus équilibré du territoire mais constituerait aussi un support précieux pour nous procurer de la “matière à réfléchir” et développer l’”intelligence collective” nécessaire pour “inventer ” l’avenir ! Nous avons à « inventer » le changement dans tous les domaines ; ce ne sera possible que par la multiplication des échanges et une mise en commun des réflexions . Même si certains pourraient sourire de cette « platitude »on réfléchit mieux à la campagne . Or le travail collaboratif à distance est aujourd’hui possible avec Internet à condition de disposer à la campagne des mêmes outils qu’en ville.

 

3-Le rôle des opérateurs ?

Les opérateurs, et singulièrement l’opérateur historique, font actuellement leur « business » sur le réseau cuivre, amorti depuis longtemps. On peut donc comprendre leur réticence à abandonner la « poule aux œufs d’or » pour construire un réseau estimé à 40 milliards d’euros, d’autant que, si j’ai bien tout compris, pour « faire court », 60% des abonnés seulement seraient apparemment potentiellement concernés par du FTTH (20% des foyers n’ont plus de téléphone fixe et 20% se contenteraient de l’Adsl). En l’état actuel de la réglementation chacun des trois grands ne pourrait donc espérer que 20% de cette cible potentielle. En calcul rapide le retour sur investissement ne serait possible que dans 8 ans ! Ce petit exercice (à vérifier) permet de mieux comprendre les réticences des opérateurs à investir massivement sur la fibre, pourtant unanimement plébiscitée pour permettre à la France, au demeurant très bien placée sur le haut débit de rattraper son retard, tout aussi patent, sur le très haut débit. En posant la question « la concurrence par les infrastructures a-t-elle un sens ? » Stéphane Lelux, président de Tactis, s’interroge sur l’opportunité de laisser construire, y compris dans les zones denses, plusieurs réseaux, au risque d’obérer les marges des opérateurs et de freiner leurs investissements beaucoup plus, selon moi, qu’une taxe pour alimenter un fonds de péréquation !

Le rôle des opérateurs dépend donc directement de la stratégie que devra définir le gouvernement s’il veut aller au bout de sa logique : structurer l’ensemble du territoire en un réseau porteur d’emplois,de croissance et de développement durable pour des décennies. La France, championne du haut débit, est en retard sur le très haut débit. Seules des mesures radicales lui permettront non seulement de rattraper ce retard mais, pourquoi pas ( ?), de prendre de l’avance .

Voilà l’essentiel de ce que j’ai retenu du salon Odébit …mais j’ai aussi retenu que rares étaient les intervenants qui osaient poser la question qui fâche, la « nationalisation »,  ( serait-ce encore un « gros mot » ? ), quelle qu’en soit la forme, des infrastructures de l’opérateur historique ?

 Qu’ai-je retenu encore ? Ah oui ! la fameuse question du choix « par où commencer ? les infrastructures ou les usages ? » Le directeur de Manche numérique, qui sait de quoi il parle, a mis tout le monde d’accord en insistant sur la spirale vertueuse entre infrastructures et usages. Ne disons nous pas depuis toujours aux Webs du Gévaudan, que le premier des services , c’est l’accès aux services ?

Après ce salon Odébit 2009 et avant les assises numériques du 1er octobre nous persistons et nous signons « au commencement étaient les infrastructures » !





Grenelle du Très Haut Débit ?

20 09 2009

« Grenelle du Très Haut Débit : Etat des lieux un an après » Tel est le thème de la conférence d’ouverture du salon Odébit 2009 un an après le le Grenelle du Très Haut Débit le 23 septembre 2008 .

Je vous raconterai au retour du salon mais avant je voudrais vous faire part de quelques réflexions :

-si le Très haut débit a aujourd’hui, et c’est heureux, le vent en poupe (cf les dernières déclarations au séminaire numérique ou encore l’ultimatum du président de la république aux opérateurs) nous le devons à ceux qui se battent depuis des années pour la fibre optique au premier rang desquels nous devons citer Jean Michel Billaut

-c’est Jean Michel Billaut qui, à ma connaissance, a eu le premier l’idée d’un grenelle du très haut débit qu’il a animé en 2008 après l’avoir « vendu » à Sandrine Lagardère, organisatrice du salon Odébit

 -Jean Michel Billaut a eu de gros problèmes de santé et ne pourra pas être des notres cette année. Il a néanmoins repris son « combat » du fond de sa chambre. Comme c’est grâce à lui que je m’intéresse aujourd’hui à ces sujets, importants pour l’avenir des territoires ruraux, je tenais simplement ici à lui tirer un grand coup de chapeau et à vous suggérer de poster à l’occasion un commentaire sur son blog.

 La bataille de la ruralité à laquelle nous tentons d’apporter notre contribution et que nous avons déjà engagée au salon Odébit de 2006 et de 2008 est loin d’être gagnée . Nous aurons encore besoin de soutiens, à commencer par celui de Jean Michel Billaut pour espérer la gagner…un jour !