La Lozère, département pilote en développement durable ?

Place de l'horloge à La Canourgue
Une « Lozère pilote en développement durable » aurait, selon nous, le mérite de « réconcilier l’économie et l’écologie» :
- l’économie d’abord : la Lozère a un déficit important de population. Pour relever le défi d’une Lozère à 100000 habitants à terme, nous devons inventer un modèle de développement original dont les deux principaux piliers pourraient être l’agriculture et le numérique, l’agriculture pour préserver un territoire d’exception, le numérique pour lui permettre de se développer.
- l’écologie ensuite en faisant de la Lozère un département à Haute Qualité Environnementale dans tous les domaines : agriculture ,habitat, eau etc. et un symbole de la ruralité moderne faite d’agriculture respectueuse de l’environnement, d’économie de proximité, de nouvelles façons de travailler, de nouvelles articulations du temps … et de nouvelles façons de penser !
Demandeuses de produits de qualité, en cohérence avec la qualité de vie du nouveau pays qu’elles auraient choisi, les nouvelles populations, essentiellement tertiaires, contribueraient fortement à la « revitalisation » de nos 2000 villages ou hameaux et stimuleraient une économie de proximité qu’il nous faudra bien ,de toute façon, réinventer un jour pour les produits de consommation courante.
L’idée de « Lozère département pilote » n’est pas nouvelle. Nous l’avions proposée dés 2003 pour du très haut débit Nous l’avons « réactivée» récemment à l’occasion de la récente campagne électorale en l’élargissant considérablement pour prendre en compte la nouvelle donne « environnementale »; nous avons écrit aux candidats et élus locaux, au président de la république, au ministre d’Etat en charge de l’écologie, du développement et de l’aménagement durable et au ministre de l’agriculture. Pierre Morel, député de la Lozère soutient cette idée.
Le président de la république lui même lui a répondu l’avoir «particulièrement signalée au Ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables ». Nous attendons maintenant la réponse du ministre d’Etat.
Imaginons un instant (on a toujours le droit de rêver !) que la proposition d’une Lozère pilote en développement durable fasse son chemin et que nos autorités nationales nous répondent simplement de traduire en projet concret ce qui, à ce stade, n’est qu’une idée.
Tous les Lozériens devraient alors se sentir concernés et les élus devraient mettre en place rapidement une large concertation entre toutes les parties prenantes , professionnelles , publiques, associatives et citoyennes ,une sorte de « mini grenelle lozérien de l’environnement » en quelque sorte ,une occasion unique de fédérer toutes les énergies … du jamais vu en Lozère à ma connaissance.
La note ci-dessous n’a aucune prétention à dire une quelconque vérité. Elle a pour seul objet de lancer quelques pistes de réflexion et de justifier une telle expérimentation sur un territoire qui nous parait, de par sa taille (grande) et de par sa population (faible), disposer de tous les atouts pour mener à un coût maîtrisé une expérience pilote de mise en oeuvre d’un pole de développement durable en zone rurale.
Imaginons demain… en Lozère !
Osons proposer la Lozère comme « territoire/laboratoire »en développement durable ! Les Webs du Gévaudan militent depuis des années pour faire de la Lozère , symbole de la ruralité s’il en est ( 74 000 habitants, 14% d’agriculteurs),un département pilote de la ruralité moderne .Persuadé que pour compenser ses faiblesses naturelles en infrastructures physiques (absence d’aérien et de fluvial, faiblesse du rail, inégalités dans la répartition des routes),la Lozère devait être dotée d’infrastructures numériques d’exception, nous avions proposé, dès 2003, un projet pilote Très Haut Débit . Nous avions soulevé à nouveau le problème à l’occasion des élections régionales de 2004. A l’occasion des élections législatives en cours nous élargissons notre proposition en demandant aux décideurs nationaux et locaux de faire de la Lozère un département pilote de développement durable et d’aménagement du territoire.
Imaginer de nouveaux modes de vie
Pourquoi ?
- défis énormes : réchauffement climatique, épuisement des réserves, destruction de la biodiversité, inégalités nord/sud, inégalités nord/nord, risques technologiques, consumérisme insensé, maladies environnementales dont Jacques Chirac lui même, lors du récent bilan sur le plan cancer,a dit : « Les pollutions font peser sur notre santé des risques nouveaux » etc.
- insuffisance des mesures actuelles d’aménagement du territoire rural: affaiblissement des services publics, apparition prévisible d’un « gouffre numérique » avec l’arrivée massive de très haut débit en ville alors que, à notre connaissance, le plan récent THD du gouvernement ne prend dans ce domaine aucune mesure spécifique pour les territoires ruraux etc.
Comment ?
- rechercher les causes ou plutôt « la » cause : cette nouvelle « croyance » au « Dieu consommation »
- conceptualiser les nouveaux modes de vie centrés sur les vrais besoins et donc le vrai bonheur de l’homme : Besoins primaires (pour vivre !)
- s’alimenter avec des produits sains et, en priorité, de proximité ( création d’emplois, zéro dégât sur l’environnement)
- se loger économiquement : construction HQE (Haute qualité environnementale) avec des matériaux de proximité, chauffage et électricité par énergie de proximité
- vivre en sécurité
- vivre dans un environnement sain, droit aujourd’hui acté dans la constitution française
- besoins secondaires (pour donner un sens à sa vie !) besoins de relations ,de liens avec ses semblables, proches (se déplacer facilement et à zéro dégât pour la planète), lointains (Internet) et à venir (générations futures).
L’homme de demain recherchera de plus en plus un équilibre entre deux modes de « connexion » 1-une « connexion » naturelle et « transparente » (sans contraintes techniques) à la société de l’information ,source d’épanouissement personnel et de « business » professionnelé 2-une « connexion » permanente à la nature dont il fait partie (on l’a un peu oublié en occident !), qu’il doit donc impérativement protéger et qui lui apportera le bien être qu’il trouve de moins en moins dans les agglomérations.
L’homme de demain sera un homme « connecté » qui recherchera ,pour s’épanouir, des liens plutôt que des biens !
Expérimenter ces nouveaux modes de vie en « territoire/laboratoire »
Pourquoi ?
- tester la faisabilité dans un maximum de domaines
- tester l’acceptabilité par un minimum de population
Quel type de territoire ?
- Suffisamment grand pour toucher un maximum de domaines : agriculture, artisanat, commerce, activités tertiaires, fonctionnaires etc…
- suffisamment petit pour ne pas coûter trop cher et, surtout, pouvoir « convaincre » ; démarche pédagogique plus facile à mettre en place pour quelques milliers de personnes que pour des millions !
- suffisamment proche des modes de vie à tester pour être plus facilement médiatisable en tant que symbole
- ville ou campagne ? La « connexion » à la société de la connaissance via du très haut débit par fibre optique ne sera bientôt plus un problème en ville mais restera un vrai défi pour les campagnes si on ne crée pas un système de péréquation ou si on ne modifie pas les règles de l’Arcep (effets pervers pour les territoires « hors concurrence » ) La « connexion » à la nature, qui ne pose pas de problème en campagne sera par contre insurmontable en ville Conclusion : en dépit des difficultés il reste plus facile d’amener du très haut débit à la campagne que de la nature en ville ! le territoire retenu doit donc être un territoire rural .
La Lozère « candidate » !
Parmi tous les départements la Lozère se rapproche le plus ,semble-il , du « territoire/laboratoire » idéal
On doit pouvoir tester en Lozère :
- une nouvelle agriculture : choix d’une agriculture HPE ( Haute Qualité Environnementale) prévoyant en particulier l’interdiction des produits phytosanitaires et préfigurant une agriculture totalement respectueuse de l’environnement comme projet politique des états membres et de l’Union Européenne.
En favorisant le développement d’une diversité de métiers et de savoir-faire (y compris environnement et services) ce choix aurait le mérite de maintenir à peu près le nombre d’agriculteurs actuels tout en assurant une gestion durable des ressources (eau, sol).
Cette agriculture, sans engrais chimiques et sans pesticides suppose que l’on fabrique sur place des engrais organiques par compostage ,au plus près des utilisateurs des déchets ménagers fermenticibles et, surtout ,des déchets forestiers particulièrement nombreux en Lozère (45% de couverture forestière). La réussite d’une telle « révolution » dans un domaine particulièrement sensible aurait une portée symbolique considérable en France,en Europe et dans le monde ! - un nouvel habitat : rupture avec l’habitat «énergétivore» pour développer des maisons économes, voire autonomes par réhabilitation du patrimoine bâti et constructions de maisons passives (très peu gourmandes en énergie) et de maisons « énergie positive » (productrices d’énergie).
Expérimentation de nouvelles conceptions de l’habitat alliant des besoins apparemment contradictoires résumés par la formule : « la solitude me fait aimer les gens, les gens me font aimer la solitude » ? - de nouvelles façons de se chauffer énergie solaire énergie bois ; Dés aujourd’hui certaines initiatives méritent d’être signalées telles que celle de la société lozérienne Cogra, premier fabricant de granulés de bois en France ; véritable interface entre les mobilisateurs de la ressource que sont les exploitants forestiers et scieurs d’une part, et les utilisateurs -collectivités ou particuliers- d’autre part, la transformation de la matière première brute en un combustible élaboré fait de cette entreprise des “raffineurs de bois” !
- de nouvelles façons de s’éclairer : rapprocher la production d’énergie du consommateur : développement d’éoliennes pour fourniture d’électricité locale ( un village une éolienne) ? micro éoliennes sur les habitations ?) etc.
- de nouvelles façons d’économiser l’eau et d’en préserver la qualité : développement de circuits alternatifs pour les usages ne nécessitant pas de l’eau potable et, pour cette dernière, recherche permanente de qualité ( grâce ,en particulier, à la suppression progressive des engrais chimiques et des pesticides ) ; restauration de la ressource en eau par, entre autres, la réhabilitation des zones humides dont près de la moitié ont été dilapidées faute d’une véritable prise de conscience de leur utilité .Ces deux derniers « combats » (lutte contre les pesticides et réhabilitation des zones humides) sont dés aujourd’hui menés par plusieurs associations et plus particulièrement par le collectif lozérien « Protège ton eau »
- de nouvelles façons de travailler : développement de nouvelles organisations de travail à distance grâce aux nouvelles technologies. Ces nouvelles façons de travailler, encore peu répandues, répondent de plus en plus à un besoin social de préserver du temps pour des activités extra professionnelles.
En favorisant le passage d’une « culture de moyens » vers une « culture de résultats » elles constituent également un facteur d’accroissement de la productivité ; elles sont particulièrement bien adaptées à l’économie tertiaire et de la connaissance.
L’installation à la campagne de certaines de ces activités tertiaires (celles pour lesquelles on n’est pas obligé de voir physiquement ses clients tous les matins ! ) est aujourd’hui possible et souhaitable -possible si l’on donne à nos villages un « plus numérique » qui, ajouté à leurs atouts naturels, augmentera sensiblement leur attractivité pour les citadins, de plus en plus nombreux, en « mal de campagne » -souhaitable pour revitaliser nos villages dont les services de base disparaîtront sans un apport significatif de nouvelles populations. - En promouvant le travail mobile , la Lozère participerait à une politique gouvernementale de lutte contre l’étalement anarchique des villes et de « réduction à la source »des mobilités nuisibles à l’environnement ( mobilités de gaspillage ) ou à l’homme (mobilités subies) tout en favorisant les mobilités utiles porteuses de valeur ajoutée .Le « mouvement » a été lancé par un rapport parlementaire du député de la plus petite circonscription de France , le lozérien Pierre Morel à l’Huissier .Les Lozériens veulent y voir un symbole et souhaitent que les préconisations du rapport soient testées dans leur département ! Une information récente venue du Japon (BELGA) nous renforce dans cette conviction:« Le nombre de décès liés à un excès de travail au Japon a augmenté de 7,6% en 2006 … Les autorités ont essayé de lutter contre ce phénomène en encourageant les employés à prendre des congés pour se consacrer à leur famille ou en prenant des mesures pour augmenter le télétravail »
- de nouvelles façons de se soigner : L’accès aux soins est l’une des principales préoccupations des Lozériens (actuels et futurs !) ; or, en l’état actuel des choses notre département n’est pas attractif pour les professionnels de santé : pénurie de généralistes , de directeurs de maisons de retraite, de médecins ,de chirurgiens ,de spécialistes.
Conscients que nous ne disposerons jamais des mêmes ressources qu’ailleurs , nous pouvons aujourd’hui, grâce aux NTIC, avoir accès à des ressources lointaines ; un pole d’excellence rurale télémédecine se met actuellement en place ; il faut aller beaucoup plus loin en développant dans le secteur médico social, 1er employeur du département, une culture du partage d’informations et de travail collaboratif à distance dans le double but de réduire les coûts et d’améliorer la qualité des soins et/ou des relations avec les familles pour ce qui concerne le handicap. - de nouvelles façons de se former : comme pour la santé , nous ne disposerons jamais des mêmes ressources qu’ailleurs mais là encore le télé-enseignement et le travail collaboratif avec des établissements locaux, extérieurs voire internationaux (construction de l’Europe oblige !) doit pouvoir être expérimenté en Lozère !
- une nouvelle façon de vivre ensemble ! l’arrivée de nouvelles populations tertiaires ,outre une « revitalisation » de nos 2000 villages ou hameaux , dynamiserait l’ensemble des Lozériens ; cette « mise de gris dans le vert » (on réfléchit mieux à la campagne !) créerait une cohabitation de classes sociales différentes exemplaire du « vivre ensemble ».
- de nouveaux modes de penser et une redécouverte progressive du vrai sans de la vie !:la « déconstruction » de la croyance à la consommation sera longue et pleine d’embûches mais l’élaboration progressive d’une économie de proximité ,l’invention de mesures éducatives telles que l’affichage de l’empreinte écologique de chaque produit acheté (nombre approximatif de Kms nécessaires à la fabrication du produit par exemple !) et un programme spécifique de sensibilisation des jeunes devraient permettre progressivement de faire prendre conscience à chaque lozérien que le sens de la vie, c’est « des liens plutôt que des biens ! »
Bénéfices attendus d’une telle expérimentation
Pour la Lozère :
- une véritable identité de département symbole de la ruralité moderne ; cette identité ,qui lui fait cruellement défaut aujourd’hui , sera faite d’authenticité ,de modernité et de diversité. La diversité est le maître mot de la Lozère (4 zones, 4 flores, 4 comportements ) et de la vie ! or chacun reconnaît aujourd’hui que le maintien de la biodiversité est un impératif majeur de maintien de la vie sur terre
- une augmentation sensible et durable de sa population permanente. Avec moins de 75 000 habitants (dont une forte proportion de population âgée), nous n’avons pas une taille critique suffisante nous permettant non seulement de nous développer mais encore de maintenir le niveau de qualité de services qu’il nous reste ! dans la logique de marché actuelle tous les services, y compris les services publics , raisonnent en nombre de clients; les jeunes, dont aucun ou presque ne voit son avenir en Lozère, ont besoin de savoir que leurs parents se mobilisent pour une dynamique porteuse d’espoir… et d’emplois !
Dans le projet « Lozère 2007/2013 », le conseil général acte un objectif de 80000 habitants en 2013 .Pour sa part, l’association « Les Webs du Gévaudan » milite depuis des années pour une Lozère à 100000 habitants à terme ,chiffre repris par Monsieur Sarkozy lui même lors de sa visite en Lozère en 2006 (le département en comptait 150000 au milieu du 19e siècle ! ) - un exemple de « reconquête » d’un territoire rural qui aurait réussi à réconcilier économie et écologie ,en résolvant, entre autres, une contradiction actuelle qui parait relever de la quadrature du cercle : dégager du foncier pour loger les nouvelles populations que l’on souhaite attirer… et pour les agriculteurs qui en demandent toujours plus pour étendre leurs exploitations !
Dans le cadre du modèle agricole actuel ces deux « nécessités » sont incompatibles et seule une « sortie par le haut » (reconversion en agriculture HQE) permettrait de résoudre cette contradiction. Ce faisant nous aurions maintenu le nombre actuel d’agriculteurs ,l’une de nos principales forces pour préserver notre patrimoine naturel .
Face aux turbulences agricoles actuelles ( prix,sècheresse, concurrence « agriculture énergie , tension des prix sur le lait,…) et à venir (suppression des subventions en 2013) il est urgent d’entamer en Lozère une vraie réflexion entre les agriculteurs et la « société civile » pour réfléchir ensemble à l’agriculture que souhaitent demain l’ensemble des Lozériens et, au-delà, à la Lozère de demain ; l’agriculture est à notre sens une des « pièces maîtresses » de la Lozère de demain !
Pour la France :
La démonstration que l’économique et l’écologie ne sont pas incompatibles pourrait avoir une forte valeur symbolique pour véhiculer en Europe et dans le monde un message fort sur l’environnement , l’aménagement du territoire et le « vivre ensemble »… et sur le lien entre ces trois domaines.
Conditions de mise en place
- une décision politique au plus haut niveau
- la création d’un observatoire de la biodiversité indépendant. La Lozère subit aujourd’hui une érosion de cette « richesse » tant de la faune (disparition de certaines espèces d’oiseaux , diminution de la faune halieutique ) que ,à un degré moindre, de la flore. Pour des raisons évidentes d’efficacité ,d’économie et de conseil aux élus pour anticiper les évolutions, il est temps à notre avis de fédérer les activités des nombreux organismes officiels et associatifs s’occupant d’environnement. Cet observatoire aurait, entre autres, pour mission la publication régulière d’un certain nombre d’indicateurs (eau, forêt, déchets, énergie, pollution de l’eau, etc.) qui familiariserait progressivement l’ensemble des lozériens avec ces sujets et participerait à la nécessaire pédagogie à faire auprès de l’ensemble de la population.
- la définition d’un plan ambitieux et cohérent par une démarche participative regroupant citoyens ,institutionnels et milieu associatif ,très implanté en Lozère ; si la faiblesse de notre département est sa non « rentabilité » pour des opérateurs (dont les opérateurs télécoms !) sa force potentielle est sa capacité à travailler ensemble car tout le monde se connaît !
Encore faut-il qu’il y ait une impulsion forte donnée, à notre avis, par une petite équipe « transversale » animée par un « Monsieur (ou Madame) Développement » dont la mission serait double : veille externe dans le domaine du développement durable et des nouvelles technologies et animation de réunions « citoyennes » car s’il doit y avoir un véritable projet Lozère un jour il doit être bâti par les Lozériens eux-mêmes !
Notre seule chance est, à mon avis, de valoriser les initiatives innovantes (il y en a plus qu’on ne croit dans le département) et de favoriser l’émergence d’idées nouvelles en mettant en place une démarche de concertation regroupant toutes les catégories de la population. - la « vente » du plan à tous les Lozériens. Une telle ambition remet bien évidemment en cause certaines pratiques actuelles dans plusieurs domaines (foncier , agriculture, prise de conscience insuffisante des opportunités du numérique, comportements individuels, … )
Comme pour la plupart des Français aujourd’hui les Lozériens ne sont pas encore prêts à des sacrifices importants ,même s’ils sont parfaitement capables de s’insurger ,comme tout le monde, contre le réchauffement climatique,les cataclysmes, la pollution et les cancers ; ils ne le feront que si un projet ambitieux flattant leur fierté naturelle donne un sens concret aux efforts qui leur sont demandés . - des financements ad’hoc et ,plus particulièrement, dans le domaine numérique, condition de tout développement sur du moyen/long terme Avec sa population vieillissante la Lozère a un autre handicap majeur, celui de l’absence ou de la faiblesse des infrastructures d’échanges, base de tout développement .Elle a par contre, si on lui en donne les moyens, l’opportunité de se doter d’un « plus distinctif » dans le domaine actuellement le plus générateur de croissance, le numérique.
Si la Lozère veut devenir une région REMARQUABLE et REMARQUEE elle doit devenir un territoire numérique d’exception et surprendre positivement les populations qu’elle veut attirer ! or, pour être remarqué aujourd’hui le « haut/moyen débit » ne suffit plus, il faudra du très haut débit autorisant la symétrie et la simultanéité des usages tant pour les usages privés que pour les usages professionnels dans tous les domaines et sur l’ensemble du territoire ( sur un territoire aussi dispersé que la Lozère -2000 villages ou hameaux- le critère « population », en termes d’aménagement numérique, n’est pas pertinent ).
Les temps de déplacement et d’accès aux informations sont devenus aujourd’hui un facteur essentiel de compétitivité. Comme nous serons toujours, de par notre situation et en dépit de tous nos efforts, pénalisés par les temps de déplacement, ne nous créons pas un handicap supplémentaire avec le temps d’accès aux informations ,critère devenu primordial dans la nouvelle société de la connaissance.
Donner à la Lozère des outils numériques identiques à ceux dont bénéficie la population qu’elle veut attirer chez elle est à nos yeux un impératif que peuvent comprendre tous ceux qui savent se mobiliser sur des objectifs de long terme sans attendre des résultats immédiats d’investissements certes importants mais nécessaires.
En conclusion la Lozère a tous les atouts pour bien prendre en compte les trois dimensions du développement durable ( environnementale, économique et sociale) Responsabilité et Solidarité (entre territoires, entre classes sociales et entre générations) sont les maître mots du développement durable.
Les Lozériens ont su conserver ces valeurs et n’attendent plus qu’un geste de « solidarité nationale » pour les développer.


Imaginer ???
Moi je n ‘ imagine rien , j’ etudie votre dossier
J’ai alerté notre député qui m’a offert une bonne écoute, et une action auprès de Chambre d’Agriculture de la Lozère pour éradiquer le plus rapidement possible l’infestation par la Grande Berce des prairies de l’Aubrac. Ce drame est dû à l’exploitation peu scrupuleuse des terres. J’ai monté un dossier qui énerve de par sa véracité et la pertinence. AUBRAC terre d’exception, j’adhère; mais il va falloir prendre rapidement des mesures drastiques. Il n’y a pas que la production de viande bourrée aux aliments hors sol; ces nouveaux pachydermes qui interpellent. La culture de légumes de haut de gamme sur l’Aubrac… çà marche ! Le haut débit : il va falloir organiser des formations dare dare pour que le web entre dans les chaumières. Si l’achat consiste ”à faire comme ou mieux que le voisin” (comme avec les tracteurs) on ne fera rien. Une démarche mûrement réfléchie en réunissant toutes les compétences s’impose. ON EN PARLE !!!! !!!!
Espérons quand même que « Bienvenue en Aubrac » ne sera pas synonyme de « Bienvenue dans le monde de la bidoche » http://bidoche-lelivre.com/ !
Moi qui suis retraité consultant, je travaille tous les jours sur internet, c’est inadmissible de laisser des secteurs comme la Lozère en dehors des évolutions technologique. je vous soutient entièrement.
Bonjour,
Je n’en pense pas moins. Webmaster du site http://www.lozere-resa.com, Internet devient indispensable pour promouvoir le tourisme en Lozère… Il faut que la Lozère s’adapte à l’évolution incontesté d’Internet. Cela ne pourra être que bénéfique pour elle…
Vincent