Construisons ensemble la république numérique !

29 08 2015

Lors de Ruralitic 2015 Axel Lemaire, secrétaire d’Etat au numérique, concluait un discours optimiste et mobilisateur par une invitation à construire ensemble une « république numérique » ! Optmiste en insistant sur les nombreux atouts de la France comparés à d’autres pays occidentaux où la ministre a vécu de nombreuses années, atouts dont on parle peu alors que l’on médiatise ses faiblesses ! Mobilisateur néanmoins car consciente des difficultés de déploiement des réseaux en zone rurale, une « double peine par les populations et les entreprises concernées »

Ce discours , s’il donne le cap ( une république numérique) montre également le chemin qu’il reste à parcourir pour permettre à chaque citoyen,quelle que soit sa place « physique » sur le territoire ,d’avoir la même « place numérique », condition sine qua non d’appartenance à la république numérique que la ministre appelle de ses vœux  !

Je ne reviendrai pas sur l’argumentation développée dans ce blog depuis des annéees au fil d’articles divers et me conterai de pointer deux « necessités » :

1- la necessité pour le gouvernement de reconnaître un « droit à la fibre » pour chaque citoyen, ce qui suppose :

-la reconnaissance par la loi : cf le dernier papier de ce blog « dans la république numérique seule la loi peut garantir l’égalité des citoyens  »

-une obligation pour les opérateurs de fibrer prioritairement les zones rurales ( zones où le réseau cuivre est le plus défaillant et où les citoyens sont le plus éloignés des services « physiques » ) en leur permettant de dégager des marges exclusivement réservées contractuellement au fibrage des zones les plus reculées. Parmi les solutions possibles  une augmentation des tarifs consommateurs ( la France, qui a choisi une politique consumériste, est l’un des pays où les services télécoms sont les moins chers!) ?

2-la necessité, pour les collectivités locales, d’impliquer davantage les citoyens dans la révolution numérique

Révolution numérique ou Révolutions numériques ? révolution économique, révolution sociale, révolution sociétale, révolution environnementale, révolution énergétique, etc.. Tous les domaines sont touchés. En 2000, Xavier Dalloz (Xavier Dalloz consulting) ouvrait le deuxième « M@rvejols sur web » organisé par les Webs du Gévaudan, par une phrase prémonitoire « on n’a encore rien vu ! ». 15 ans plus tard, au château de Vixouze  ( 125 kms de Marvejols) Marc Charrière (vice président d’Alcatel-Lucent), renchérissait «  Nous sommes à l’aube de la révolution numérique » ! et pourtant Dieu sait s’il s’est passé des choses en 15 ans ( 10% de Français connectés en 2000, 80% aujourd’hui). La France numérique de demain est un « immeuble » dont les étages sont les usages et les fondations les infrastructures. Personne ne peut aujourd’hui prédire ces usages qui restent, pour l’essentiel, à inventer, en particulier dans les domaines vitaux que j’ai l’habitude de résumer par SES Ruralité (S=santé ,E= education, économie, environnement, S=services de proximité) .

Le citoyen est au cœur de la révolution digitale dans ses usages au quotidien . Les révolutions se sont toujours faites avec les citoyens. La révolution numérique (ou digitale) se ferait-elle sans les citoyens ? Il est temps de mettre le citoyen au cœur de la réflexion sur les usages de demain. Certains territoires n’ont pas attendu pour le faire dans les villes .Pour les campagnes Ruraltic 2015 a lancé le manifeste des smart villages.Les « fablabs » se développent ici et là mais l’essentiel reste à faire

Les choses paraissent pourtant simples : les « cerveaux » des citoyens ( connectés à 80%aujourd’hui) sont « bourrés » d’idées pour peu que l’on sache les faire « sortir »! Mais cette évidence suppose deux choses :d’abord une volonté politique et un minimum de moyens pour lancer la démarche, ensuite , et ce n’est pas le plus facile, un très grand professionnalisme dans l’animation des réunions. A mon retour en Lozère en 2000 j’avais lancé l’idée d’organiser dans chaque chef lieu de canton des réunions citoyennes pour REFLECHIR ENSEMBLE à ce que pourraient apporter les nouvelles technologies à la Lozère ? Bien plus tard j’avais relancé l’idée en centrant la réflexion sur un domaine vital en zone rurale, la santé . Avec du recul force est de constater que la culture numérique tant des élus que des citoyens n’était pas vraiment affirmée. Espérons que ce n’est plus le cas et que ce type de démarche peut-etre relancée !

Dorénavant les SDTAN ( Schéma Départemental Territorial d’Aménagement Numérique), jusqu’ici centrés sur les infrastructures devront, semble-t-il, (à confirmer), comporter, pour optimiser leur subventionnement,  un volet « Usages ». Cette mesure de bon sens démontre bien que si les infrastructures sont « premières » dans le sens où elles « supportent » les usages comme je l’écrivais déjà en 2009, un bon « dimensionnement » des usages (autant que faire se peut!) est indispensable pour justifier le type d’infrastructures demandé ! La poule et l’oeuf en quelque sorte. Les deux réflexions doivent etre simultanées et complémentaires .

Le SDTAN de la Lozère, l’un des tout premiers départements à s’etre lancé dans cette démarche, doit à mon avis etre réévalué. Tel qu’il est aujourd’hui, il ne couvre en fibre optique au mieux qu’une trentaine de communes auxquelles on doit ajouter les communes mendoises (préemptées par Orange), soit un total d’environ 35. Mème s’il s’agit des plus importants il restera 150 communes no fibrées !!

La position originale de la Lozère, lanterne rouge des départements en terme de population (le stade de France serait trop grand pour elle!l’autorise à OSER déposer des projets ambitieux tant au niveau des infrastructures ( hypothèse haute des études préalables réalisées par l’Idate) que des usages. La Lozère , symbole de l’hyper ruralité ,est un territoire idéal pour expérimenter une couverture globale en fibre optique Encore faut-il qu’elle ose présenter des projets à l’élaboration desquels auraient participé tous les lozériens soucieux de ne pas être demain des sous-citoyens de la république numérique que la ministre appelait de ses vœux lors du 10 eme anniversaire de la principale manifestation dédiée au numérique et à la ruralité.

La ruralité moderne doit reposer sur deux piliers : l’agriculture (sur laquelle Axel Lemaire a beaucoup insisté lors de son intervention) et le numérique.

La France, elle, doit également reposer sur deux piliers : des métropoles compétitives ET des campagnes intelligentes !

C’est en concrétisant ces « évidences » que nous pourrons construire ensemnble la République Numérique !

Auxillac le 29 aout 2015

Pierre Ygrié





Numérique : La « lanterne rouge » sur le podium ?

22 07 2015

L‘étape mendoise du tour de France cycliste, indiscutablement « marquante »sur le plan sportif le sera -elle aussi pour le développement du département dans le domaine, vital pour la Lozère, du très haut débit ?

Quelle Lozère numérique espérer après la venue de François Hollande?

La visite en Lozère du président de la république le 18 juillet 2015 a été l’occasion pour la présidente du conseil départemental de présenter les grands dossiers de notre territoire. De son coté Pierre Morel à l’Huissier, député de la Lozère a remis au président une note sur les problématiques liées aux départements ruraux

Lozère département pilote ?

La demande est formulée globalement dans le communiqué du conseil départemental : l

« Que la Lozère devienne :

  • un département pilote du renouvellement et de l’adaptation des politiques publiques ;
  • un laboratoire préfigurateur des nouvelles ruralités
  • mais aussi un espace privilégié pour l’expérimentation de nouvelles formes d’organisation, d’accompagnement et d’animation des territoires.

Bien loin d’être un obstacle, le fait rural est, selon eux (Sophie Pantel et Alain Bertrand) au contraire l’argument majeur pour envisager l’expérimentation de nouvelles formes d’organisation destinées à favoriser le maintien des services publics, à amplifier les capacités de développement des territoires (ingénierie publique) ou à renforcer l’attractivité démographique.

Parmi les dossiers et mesures défendus et les projets d’expérimentations mis en avant, il y a avant tout l’égalité d’accès aux services publics pour tous les Lozériens…. etc… . »

Cette demande est totalement justifiée !

Les Webs du Gévaudan ont, de tout temps, formulé plus ou moins explicitement de telles demandes : proposition de Lozère département pilote en très haut débit dés 2003 ! élargissement de cette proposition à toute la problématique du développement durable en 2007

 A l’appui de ces demandes nous avons toujours insisté sur le coté symbolique de la Lozère . La Lozère est de très loin le dernier département en termes de population (76889).L’avant dernier, la Creuse, en a près du double (121517 )! Cette place de « lanterne rouge » pour rester dans l’actualité du tour de France lui donne une force symbolique insuffisamment exploitée jusqu’ici. Pour ma part j’ai tenté d’en parler dans des colloques parisiens comme ICI en 2006  ou LA en 2008

En 2015 les organisateurs du tour de France ont décidé de réhabiliter la « lanterne rouge » « Accompagné d’une dotation de 8000 €, identique à celle d’une victoire d’étape, le maillot à la lanterne réparera cette injustice, et fera certainement l’objet de choix stratégiques aussi subtils qu’ambitieux ». La lanterne rouge fera donc l’objet de faveurs particulières. La psition de « lanterne rouge » de la Lozère l’autorise onc à demander des « faveurs particulières », en l’occurence des dotations spécifiques assorties de « choix stratégiques aussi subtils qu’ambitieux » !

Cette demande doit maintenant etre précisée, plus particulièrement dans le domaine des infrastructures numériques

Les dossiers « traditionnels » (santé, éducation, agriculture,services publics, etc...), de plus en plus « imprégnés » d’internet, sont davantage connus que le numérique, domaine qui est encore l’objet de grandes ambiguités. Mème la définition du très haut débit n’est pas claire  ! Le département demande certes  « la résorption des zones blanches (2G et 3G), le  développement de la 4G et l’accélération du raccordement au Très Haut Débit ». A l’heure où ¾ de la population française bénéficie de la 4G cette demande est « évidente » mais totalement insuffsante pour atteindre l’objectif affiché et justifié d’égalité d’accès aux services publics pour tous les Lozériens. L’égalité d’accès suppose de disposer de fondations solides pour supporter l’évolution exponentielle des contenus.Le seul support connu a date pour supporter ces évolutions est la fibre optique. Je ne reviendrai pas ici sur l’image de l’immeuble dont on ne connait pas le nombre d’étages ( les usages de demain) ; un tel « immeuble » devrait avoir des fondations très solides ( fibre optique) !

Oser demander une couverture en fibre optique de toute la Lozère !

Remplacer le réseau cuivre (support actuel de l’internet fixe)par un réseau optique . C’etait tout simplement la demande faite en 2003 …. un peu tot il est vrai ! Aujourd’hui les utilisateurs des deux réseaux (il commence à y avoir des réseaux fibrés en ville) peuvent comparer … et conclure que,ne pas donner un « droit à la fibre » aux ruraux serait à l’évidence une mesure discriminatoire qui enterrerait définitivement le bel objectif d’égalité d’accès aux services publics électroniques de demain !  et le potentiel d’innovation de nos campagnes 

Dans un papier de 2010 ( le moyen age à l’heure d’internet!)  je pointais deux « nécessités » (1- la fibre est necessaire 2-la fibre est nécessaire partout) et une impossibilité ( la fibre ne sera jamais partout si on ne change pas de modèle).

5 ans plus tard, en dépit des avancées indéniables grâce au plan France très haut débit, on a amélioré sensiblement le modèle mais on ne l’a pas fondamentalement changé. En Lozère, comme dans d’autres départements ruraux, si l’on ne prévoit pas de mesures spécifiques à l’occasion de la prochaine loi numérique  nous allons vers un « gouffre numérique » entre les fibrés et les non fibrés !

Une Lozère laboratoire en très haut débit serait une Lozère où l’on mettrait de la fibre partout où il y a du cuivre !

C’est impossible dans le cadre législatif actuel mais, si la volonté politique est suffisante, une loi peut le rendre possible par des articles de type ci-dessous :

1-La présente loi institue un « droit à la fibre » pour tous. La fibre optique étant le seul support permettant à chaque citoyen de disposer d’un « compteur d’énergie numérique » pour faire évoluer son « abonnement numérique »en fonction de ses besoins, il convient de « mettre de la fibre partout où il y a du cuivre » . Le réseau de cuivre actuel sera donc remplacé par un réseau optique , réseau du 21 ème siècle.

2-Pour préparer à terme ( 2020 /2025) la couverture optique intégrale du territoire une expérimentation sera faite sur le département le moins peuplé de France, la Lozère, territoire symbole de la ruralité. Par dérogation aux rèles actuelles , une solution originale devra etre trouvée pour permettre à l’opérateur historique de mettre en œuvre cette expérimentation.

Si nous voulons que nos enfants et nos petits enfants puissent un jour, s’ils le souhaitent, « VIVRE au PAYS » nous devons nous mobiliser aujourd’hui ( demain il sera trop tard) pour introduire des dispositions spécifiques aux zones rurales dans la loi numérique en préparation. Si nous n’y parvenons pas la « république numérique » qu’est censée créer cette loi sera reportée, dans les faits et non dans les discours, aux calendes grecques !! 

Lozère département pilote ? Oui mais pilote d’abord dans un domaine transversal qui irriguera tous les autres dossiers et en particulier celui de la santé: le NUMERIQUE !

Une expérimentation de couverture intégrale de la Lozère en fibre optique ferait monter notre département sur le podium du numérique pour en faire, avec l’agriculture le département symbole de la ruralité moderne ! 

Auxillac le 22 juillet 2015

Pierre Ygrié





Dans la « république numérique » seule la loi garantira l’égalité des citoyens

25 06 2015

Nous écrivions il y a un an «   La « grande loi numérique » présentée comme une mesure phare de la feuille de route gouvernementale dédiée au numérique du 28 février 2013, prévue pour fin 2013 puis début 2014 au plus tard, puis repoussée à 2015 et même quasiment enterrée selon certaines rumeurs, vient de refaire surface !. Il est même prévu une concertation avant sa présentation sur le bureau de l’assemblée en 2015  »

La concertation est apparemment terminée depuis la remise au gouvernement du rapport du conseil national du numérique  . Le projet de loi ne devrait donc plus tarder (?).

Si les ruraux ont encore quelque chose à dire c’est le moment !

Je terminais un papier récent « Ambition numérique ! pour qui ? » par un coup de chapeau au travail gigantesque élaboré par les bénévoles du conseil national du numérique mais aussi par un regret : la faiblesse de la part consacrée aux infrastructures « comme si ce problème, essentiel en zones rurales, était « derrière nous », comme s’il avait déjà été réglé, comme si tous les français étaient égaux sur la ligne de départ , comme si tous étaient équipés du réseau du 21 eme siècle, un RESEAU OPTIQUE ! »

Il est certes écrit dans le rapport « Le CNNum souscrit à l’objectif affiché par le Gouvernement (100 % des foyers accédant au très haut débit fixe en 2022 et 50 % en 2017 » mais on a oublié de définir ce qu’est le très haut débit !

Les gouvernements successifs ont toujours entretenu l’ambiguïté sur la définition du très haut débit que le sénateur Hervé Maurey avait pourtant « actée» sans ambiguïté il y a près de 5 ans  « La fibre optique est « la » technologie du très haut débit ..aucune solution alternative à la fibre n’apportera une qualité de service comparable. Il convient de le mentionner explicitement pour éviter toute ambiguïté » (Sénateur Maurey dans son rapport remis au gouvernement en octobre 2010) »

La France numérique de demain est un « immeuble » dont les étages sont les usages . La plupart de ces usages restent à inventer ! Personne aujourd’hui ne peut donc dire ce que seront ces usagesn . Persone ne connait le nombre d’étages  de l’immeuble ! Ses « fondations » doivent donc etre très résistantes, donc en fibre optique ! L’erreur est toujours « initiale », n’oublions pas cette « évidence » !

La stratégie gouvernementale actuelle, en dépit de nombreux aspects positifs, conduit inévitablement à une nouvelle fracture numérique entre les « fibrés » et les « non fibrés ». Pour ne prendre que l’exemple de la Lozère, le plan actuel, qui a déjà le mérite d’exister, prévoit certes de fibrer la majorité de la population mais il ne porte que sur 20 à 25 communes. La Lozère en compte 185. Que fait-on pour les autres ? Certaines ( et pas seulement en Lozère) sont à des années lumières de la république numérique comme le montre un reportage réalisé récemment dans les Cévennes par France 2 http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/complement-d-enquete/video-telephone-internet-la-fracture-ouverte_879227.html

Pour certains ( cf le commentaire d’Obinou dans l’article « l’hyper ruralité dans la loi numérique » ) la loi ne pourra rien.  « Il faut des gens sur le terrain, des gens pour planifier, et un travail de fourmis pour lequel il faut former des équipes & les envoyer sous le cagnard Les politiques/élus locaux/territoriales, qui devraient jouer un rôle moteur & volontariste, se retrouvent contraints de jouer aux comptes d’apothicaire entre le MED, Sat, Radio et FTTH histoire que leur dossier FSN soit accepté . Aujourd’hui, on serait incapable de refaire une électrification de la France, voire même de refaire un réseau routier. Et je pense que ça désespère TOUS les acteurs du domaine, mais que la force de l’habitude est la plus forte. Une loi n’y changera rien »

Alors, que faire ? Jeter le manche après la cognée et laisser se faire les choses au fil de l’eau ? « On l’aura bien un jour la fibre optique ! » entend- t-on ici ou là ! » Ah bon ! Les différents plans prévoient de faire dans les campagnes de l’ « amélioration » du réseau de cuivre dont on dit par ailleurs qu’il doit disparaître! Où est la cohérence ? Bonjour le gaspillage d’argent public !

La vraie question est aujourd’hui d’accélèrera le fibrage des territoires ruraux pour assurer l’égalité des citoyens dans cette « république numérique » dont on nous parle tant !

Sauf à considérer les ruraux comme des « sous citoyens » et demander à nos ministres de ne plus parler de « république numérique »nous devons demander au législateur, à l’occasion du vote de la « grande loi sur le numérique » de prévoir, à minima, des expérimentations de couverture intégrale d’un département en fibre optique.

La Lozère « laboratoire expérimental »?

Nous avons déjà fait cette proposition à maintes reprises dont la dernière fois dans l’article « l’hyper ruralité dans la loi numérique »

Nous la renouvelons une fois de plus mais aujourd’hui il faut faire vite car la fenêtre d’opportunité ( projet de loi numérique, entrée en période électorale.. ) risque de ne pas se représenter de si tot !

Auxillac le 25 juin 2015

Pierre Ygrié





Ambition numérique ! pour qui ?

24 06 2015

« l’Ambition Numerique de la France est très élevée, tout commence » déclarait récemment Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat au numérique à l’occasion de la remise au premier ministre du rapport élaboré par le conseil national du numérique

Ce rapport présenté sommairement ICI comporte 70 propositions

Il m’a paru intéressant de les lister ci-dessous pour inciter les lecteurs de ce blog à lire le rapport complet et à se faire une idée de la suite qui pourrait lui être (ou ne pas être!) donnée dans les territoires chers aux Webs du Gévaudan , les zones rurales

Affirmer le principe de neutralité du net

Préserver et renforcer une partie du spectre pour les usages collectifs

Protéger les libertés fondamentales par une implication renouvelée dans la gouvernance d’Internet 4. Favoriser la maîtrise et l’usage de leurs données par les individus

Créer une action collective en matière de protection des données

Consacrer le principe de loyauté des plateformes

Fournir la bonne information, au bon moment

Assurer la loyauté des algorithmes destinés à la personnalisation, au classement et au référencement

Loyauté entre acteurs économiques : préserver un espace propice à l’innovation

Adapter le design institutionnel Réaffirmer l’État de droit

Contenus illégaux : conforter la place du juge en matière de blocage de sites

Redéfinir les équilibres et le rôle des plateformes dans le retrait des contenus illicites

Cadre légal du renseignement : allier efficacité et respect des libertés publiques et individuelles

Protéger les lanceurs d’alertes

Promouvoir le chiffrement des données, levier de sécurité

Réformer le Fichier national des empreintes digitales et le Fichier national des empreintes génétiques

S’engager contre l’exportation de technologies de surveillance et de censure d’Internet à destination des régimes autoritaires

Donner une nouvelle impulsion à la transformation numérique de l’action publique S’engager vers un Gouvernement plus ouvert

Développer la co-élaboration des politiques publiques

Renforcer la transparence et la traçabilité des processus décisionnels

Développer de nouveaux modes d’évaluation des politiques publiques Développer des services publics numériques adaptés aux usages, dans un cadre de confiance .

Développer la médiation autour des services publics numériques 1

Encadrer l’utilisation et l’échange des données personnelles détenues par l’administration 1

Favoriser la création d’espaces numériques personnels pour visualiser ses démarches et stocker ses documents administratifs Donner une nouvelle ambition à la stratégie d’ouverture des données publiques

Opter pour une ouverture par défaut des données publiques, avec un objectif général de gratuité

Favoriser le développement et la coordination des stratégies d’ouverture des données publiques

Repenser le droit d’accès aux documents administratifs, dans le contexte d’ouverture des données publiques

Encourager au cas par cas le partage de données des acteurs économiques et de la société civile, en veillant au respect des droits fondamentaux et à l’équilibre des intérêts des parties prenantes Diffuser une culture de l’innovation au sein de la fonction publique

Renforcer la littératie numérique des agents publics 1

Développer les pratiques collaboratives et le partage d’expériences

Mieux piloter la commande publique grâce aux données et l’orienter davantage en faveur de l’innovation

Adopter une définition commune de l’innovation en Europe

Une meilleure interaction entre entreprises et monde académique : ouvrir la formation à l’innovation, diversifier le recrutement et développer la recherche collaborative

Adapter le dialogue social et la gouvernance des entreprises aux enjeux numériques

Offrir un cadre propice à l’innovation et aux partenariats entre entreprises 1

Renforcer la stratégie numérique de l’État contributeur de l’innovation

Ajuster les dispositifs fiscaux aux besoins des innovateurs

Élaborer la stratégie industrielle de la France en matière d’innovation ouverte 215 Reconcevoir la structure de financement de l’économie de l’innovation

Elargir les sources de financement de l’économie de l’innovation

Déployer un réseau européen des places de marché des valeurs numériques et d’innovation 2 L’urgence de la compétitivité internationale

Renforcer territorialement et sectoriellement les écosystèmes numériques

Structurer un réseau des écosystèmes numériques européens

Intensifier la stratégie d’attractivité numérique française auprès d’acteurs internationaux

Faciliter le développement à l’international des entreprises innovantes

Incarner une diplomatie numérique française 249

Améliorer notre compréhension des activités et des statuts porteurs de valeur économique, sociale et environnementale, y compris hors du cadre marchand classique

Encourager l’économie collaborative tout en la régulant

Rendre visible et accompagner une économie contributive, coopérative, facteur de cohésion et d’innovation sociales Biens communs et numérique

Encourager le développement des communs dans la société

Définir une politique de mise en commun des contenus produits par les collectivités et acteurs publics

Définir positivement et non par exception le domaine public et favoriser son élargissement 53. Faire de la publication ouverte une obligation légale pour la recherche bénéficiant de fonds publics Société numérique inclusive 54. Valoriser et structurer les métiers de la médiation numérique

Développer la médiation numérique dans les services publics locaux

S’appuyer sur le numérique pour faciliter l’accès et le recours aux droits sociaux

Développer (et mettre en débat) des capacités préventives et anticipatrices, dans le respect de la vie privée des assurés

Explorer de nouvelles manières de mettre les solidarités en mouvement et d’en reconnaître les acteurs 297 Santé et numérique

Acter et outiller un droit à l’autodétermination informationnelle en santé

Inciter au cas par cas les acteurs économiques détenteurs de données de santé à les partager tout en tenant compte de leur caractère concurrentiel

Utiliser le levier numérique pour permettre au grand public de comprendre les défis de santé publique et de devenir acteurs de leur résolution

Former les professionnels de santé aux enjeux et aux usages du numérique en santé Éducation et formation

Faire évoluer et clarifier l’exception pédagogique pour une meilleure adéquation avec les usages numériques

Anticiper les révolutions de la certification

Passer d’une logique de l’équipement à une logique de l’environnement Justice et numérique

Renforcer l’accès des justiciables à l’information juridique avec le numérique

Informatiser enfin le fonctionnement quotidien de la justice 69. Encourager les modes alternatifs de résolution des litiges Ethique et numérique

Instruire la place des questions d’éthique dans la société numérique 331 SOLIDARITÉ, EQUITÉ, ÉMANCIPATION : ENJEUX D’UNE SOCIÉTÉ NUMÉRIQUE Ambition numérique Le numérique n’est pas automatiquement la clé d’une transition vers une société meilleure. Il peut être mis au service d’une société plus équitable, plus juste,

Comme vous pouvez le constater, dans ce rapport, par ailleurs très riche, la place des infrastructures est réduite à sa portion congrue comme si ce problème, essentiel en zones rurales, était « derrière nous », comme s’il avait déjà été réglé, comme si tous les français étaient égaux sur la ligne de départ , comme si tous étaient équipés du réseau du 21 eme siècle, un RESEAU OPTIQUE ! Certes le tabou du remplacement du réseau de cuivre par un réseau optique est tombé depuis un certain temps mais la confiance n’est toujours pas là et si l’on veut que la « course numérique » commence il faut mettre tous les français sur la même ligne de départ !

Auxillac le 24 juin 2015

Pierre Ygrié

 

 





L’Europe numérique n’est pas pour demain !

7 05 2015

A l’occasion des élections européennes, dans un papier intitulé « Votons pour une Europe numérique » / j’écrivais, entre autres, « décider de créer un marché unique du numérique, avec, comme première mesure, l’encouragement à l’émergence d’opérateurs européens de taille mondiale ( 100 opérateurs aujourd’hui en Europe contre 4 aux USA) nous permettrait peut-être de nous sevrer progressivement du « coca cola numérique » dont nous nous délectons par ailleurs ! J’avais insisté sur ce point lors des vœux de l’association en début d’année. L’Union Européenne c’est 7% de la population mondiale, 25% du PIB mais un nain numérique  ! « Aujourd’hui, ce sont essentiellement des acteurs non européens de l’Internet qui détiennent les positions centrales dans le monde numérique. Incontournables, ils captent l’essentiel de la valeur et détiennent la capacité d’influer sur le fonctionnement même d’Internet. L’Europe ne doit pas devenir un simple espace de consommation de services numériques développés ailleurs, via des technologies, des modèles et des normes qu’elle ne maîtriserait pas ; elle doit veiller au renforcement de son autonomie stratégique dans ce domaine. Elle doit garantir qu’Internet fonctionne comme un espace public ouvert à tous et respectueux des droits de chacun, un levier de développement économique, un instrument de liberté et d’émancipation politique ».

Toute réflexion sur un « gouvernance numérique » de l’Europe ne pourrait elle pas  participer au déclic nécessaire pour construire enfin  une AUTRE EUROPE, celle qu’avaient imaginée ses pères fondateurs il y a plus  d’un demi siècle ? 

Les mesures dévoilées par la Commission européenne mercredi 6 mai 2015 pour mettre en place un marché numérique unique européen seront elles suffisantes pour construire une Europe numérique ?

Ce plan d’action, décliné en 16 objectifs repose sur 3 piliers

1er pilier : améliorer l’accès aux biens et services numériques dans toute l’Europe pour les consommateurs et les entreprises

Jl est ici surtout question de règles pour faciliter l’e-commerce transfrontière. la protection des consommateurs qui achètent en ligne, la dréduction des disparités entre Etats, un seuil de tva commun etc

2ème pilier : créer un environnement propice au développement des réseaux et services numériques innovants et des conditions de concurrence équitables

 Il s’agit ici de réviser la réglementation européenne sur les télécoms. d’incitations à l’investissement dans le haut débit ultra-rapide, d’assurer des conditions de concurrence équitables pour tous les acteurs, d’améliorer la transparence dans tous les domaines,renforcer la sécurité concernant le traitement des données personnelles, proposer des partenariats avec l’industrie sur la cybersécurité etc,,,,

3ème pilier : maximiser le potentiel de croissance de l’économie numérique

libre circulation des données dans l’Union européenne ,interopérabilité dans des domaines cruciaux pour le marché unique numérique, tels que la santé en ligne, la planification des transports et l’énergie., nstauration d’une société numérique, notamment à travers un plan d’action pour l’administration en ligne. Cette initiative baptisée « une fois pour toutes » permettra de réduire les formalités administratives et pourrait permettre d’économiser environ 5 milliards d’euros par an d’ici à 2017, assure la Commission. Parmi les objectifs : passation électronique des marchés publics et interopérabilité des signatures électroniques etc,,,

« Ces 16 objectifs doivent contribuer à mettre en place un marché unique numérique européen qui, selon la Commission, « pourrait représenter une contribution de 415 milliards d’euros par an pour notre économie et créer des centaines de milliers de nouveaux emplois » lorsqu’il sera opérationnel. Le marché unique numérique sera à l’ordre du jour de la réunion du Conseil européen des 25 et 26 juin« .

Le « fossé » entre ces (belles!) intentions et la réalité

Sur le marché unique lui même

La réalité numérique européenne est peu glorieuse : Seulement 7% des PME vendent leurs produits en dehors de leurs frontières,Seulement 15% des consommateurs achètent online des produits à l’étranger,- Seulement 38% des européens ont confiance en achetant un bien online à l’étranger pour 61% pour un bien acheté dans leur propre pays,, seulement 4% des parts de marché numérique mondial sont européennes, 57% sont américaines.

Un marché unique suffit-il pour faire une véritable Europe numérique ?

La réponse est clairement non ! Il aurait fallu pour cela que cet ensemble de mesures soit »chapeauté » par un mot tout simple mais indispensable si l’on ne veut pasque les citoyens eurpéens s’éloignent de plus en plus d(‘une europe qui ne tient pas ses promesses ? Ce mot tout simple c’est SOLIDARITE ! Une courte démonstration valant mieux qu’un long discours j’invite les lecteurs de ce blog à visionner de reportage

http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/complement-d-enquete/video-telephone-internet-la-fracture-ouverte_879227.html Or il paraît que

« Le réseau d’avenir c’est la fibre…Les jours du vieux réseau cuivre sont bel et bien comptés » ! Ah bon !

En France un tabou est certes tombé  mais la confiance n’est toujours pas là .La république numérique n’est pas pour demain  L’Europe numérique non plus ! Pour la construire il nous faudra , à tous les nivaux »de l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace «  mais dans le bon sens, celui de la SOLIDARITE ….. Quand on voit la résistance des tabous dans tous les domaines dont celui, oh combien d’actualité, de la dette  et pas seulement celui du numérique il faut beaucoup d’acharnement pour continuer à rêver !!

Auxillac le 7 mai 2015

Pierre Ygrié

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La république numérique n’est pas pour demain !

9 04 2015

Le dernier article de ce blog remontant au 30 décembre 2014 les amis des Webs du Gévaudan,, que je remercie de leur fidélité, doivent me trouver bien silencieux ? Trois raisons à cela : une connexion « moyenne », des réponses gouvernementales « insuffisantes » ! ….et une ambiance morose confortée par des avis d’experts décourageants !
1- une connexion « moyenne » ( au sens « coluchien » du terme !). Comme j’habite alternativement à Auxillac (Lozère) et à Balaruc (Hérault) j’ai voulu , par souci d’économie, remplacer les deux abonnements fixes par un abonnement mobile à partir d’un domino. Pour éviter toute mauvaise surprise ( réduction du débit lorsque quota atteint) j’ai souscrit l’abonnement maxi . Je me doutais bien qu’à Auxillac où on n’a que la 3G j’aurais quelques difficultés mais comme je passe 6 mois de l’année à Balaruc en 4 G, sensible à la « promesse 4G » (téléchargez jusqu’à 10 fois plus vite qu’en 3G et ne patientez plus pour visionner vos vidéos ) j’ai voulu essayer ….et j’ai compris ! J’ai compris que ceux qui prétendent que les ruraux pourraient à l’avenir se contenter de réseaux mobiles pour remplacer la fibre sont des menteurs !
Cette petite « expérience » me conforte dans mon « combat » pour la fibre que je rappelle brièvement . Depuis 15 ans nous « martelons » contre vents et marées quelques « évidences » de différentes façons : lettres aux parlementaires, blogs divers dont celui des Webs du Gévaudan , interviews dés 2006 où nous sommes « sortis » de Lozère, pour y revenir comme ici en 2012 ou là en 2011 après des « escapades » comme ici en 2009 , toujours en 2009  ou encore là en 2008 . Depuis 15 ans, avant bien d’autres qui tentent d’emboîter le pas aujourd’hui ( trop timidement à mon avis) nous affirmons notre volonté de vivre dans une REPUBLIQUE NUMERIQUE c’est-à-dire avec des droits égaux à ceux des citadins !!! Il arrivait même que la « petite voix » des Webs du Gévaudan soit « entendu » par la presse nationale ! Libération en 2008  ; Le Monde en 2009  ; Témoignage chrétien en 2010 :  France info en 2010 . A nous tous de remonter au créneau à l’occasion de la loi sur le numérique !
2- des réponses gouvernementales « insuffisantes »
Certains députés ruraux comme Pierre Morel à l’huissier en Lozère ou Fabrice Verdier dans le Gard ( et bien d’autres…) interpellent régulièrement le gouvernement sur la fracture numérique et les réponses gouvernementales sont toujours les mêmes, c’est-à-dire, à mon point de vue « hors sujet » et s’il arrive qu’elles satisfassent des parlementaires elles ne me satisfont pas du tout ! Nous sommes en plein paradoxe : le gouvernement a acte lui même la fin du réseau de cuivre . Tout ce qui est fait pour l’améliorer ( coûts de maintenance Orange, opérations de montée en débit prévues dans la plupart des SDAN ) ne sont à mes yeux que du gaspillage d’argent « privé « dans le cas d’Orange, public dans celui des RIP au détriment de la nécessaire couverture égalitaire de la France en fibre optique si l’on veut éviter une nouvelle fracture numérique entre les « fibres » et les « non fibres » , fracture ou plutôt « gouffre » invisible pour l’instant mais qui va se révéler progressivement au fur et à mesure de l’avancement , »poussif mais réel de la fibre ! Le plan France Très haut débit est une avancée réelle mais il a pris, selon moi, les choses par le « mauvais bout » . Il fallait commencer à fibres les campagnes pour deux raisons 1-ce sont les ruraux qui, les plus éloignés des services publics physiques ont le plus besoin d’un accès au moins égalitaire aux services publics électroniques de demain . Le « meilleur  » du numérique pourrait leur permettre cet accès .2- c’est à la campagne et non en ville que le réseau cuivre est le plus fragile voire à l’agonie dans certains territoires . Tout ce que l’on fera pour l »améliorer » ne ressort que de raisonnements de court terme au détriment de ce dont les territoires ruraux ont vraiment besoin pour leurs habitants actuels et futurs (citadins en mal de campagne) Aujourd’hui pour peu que l’on soit attentif a ce qui se passe dans certains villages on observe de plus en plus que lorsqu’un technicien (sous traitant) d’orange « répare » une panne chez un client il en « prépare » une chez un client voisin ! C’est dire la « qualité » des installations !! Pour ce qui me concerne et en dépit de ce qu’en pensent les opérateurs auxquels la stabilisation réglementaire actuelle convient très bien , j’estime que sans une réorientation par la loi l’apartheid territorial sera le mot qui convient pour qualifier nos beaux pays ! Il est urgent de « faire comprendre » aux instances parisiennes que la France doit marcher sur deux « jambes » : des métropoles compétitives ET des campagnes intelligentes !!
3-Une ambiance morose confortée par des avis d’experts décourageants
Peut-on être optimiste quand on lit cette interview de Joël Mau par Jean Pierre Jambes  et ce commentaire d’un autre « expert », Marc Duchesne « Nous savions tous ici – et avions déjà dit un peu partout – que le Plan France THD présente des failles, dont la plus importante est l’absence de couverture des zones Rurales. Quand 80% de la population nationale vit sur 20% seulement du territoire, il est facile d’ignorer les 20% des Français éparpillés sur les 80% « restant ». Récemment, en public, le président du syndicat mixte d’une des plus grandes régions françaises avait dit, clairement, à propos du programme de déploiement du THD sur sa région : « Pour les Ruraux, on verra après 2025, vcet autre papier de Jean Pierre Jambes oire 2030. Autant dire : jamais. »
Peut-on être optimiste quand on lit les deux derniers papiers de Jean Pierre Jambes, l’un intitulé » quand existera t-il une politique nationale de développement numérique des territoires »  , l’autre « Les investissements numériques seront-ils concernés par les mesures destinées à accélérer l’investissement industriel ? »
Je recommande vivement la lecture de ces articles et en fonction de vos commentaires je verrai si je suis suffisamment motivé pour écrire un nouveau papier sur ce blog ?
Voili Voilou ! En attendant de pouvoir crier « Vive la république » je vais prendre un peu de repos dans ma seconde « patrie » ;-)
Balaruc les bains le 9 avril 2015
Pierre Ygrié





Web du Gévaudan 2014 en révision

30 12 2014

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2014 de ce blog.

En voici un extrait :

Un métro New-Yorkais contient 1.200 personnes. Ce blog a été visité 7 700 fois en 2014. S’il était un métro New-Yorkais, il faudrait faire 6 voyages pour les déplacer tous.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.








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