Pourquoi la Lozère a-t-elle besoin de très haut débit ?

13 03 2010

 

A la veille du premier tour des élections régionales il m’a paru utile de noter ici queques réflexions.

 Parmi les sujets abordés lors des nombreuses réunions publiques des candidats en Lozère deux méritent une attention particulière, l’agriculture et l’Internet, l’un parce qu’il constitue les « fondations » du département, l’autre parce que la Lozère occupe la position peu enviable de « dernier de la classe numérique ». Mais, autant des propositions concrètes ont été faites sur le premier, autant les candidats ont du mal à aborder le numérique, sujet qu’ils connaissent mal comme d’ailleurs la grande majorité des Français. La note ci-dessous essaie de « dire » une fois de plus que la Lozère a impérativement besoin de très haut débit non seulement pour créer des emplois, priorité no1 de la région, mais également pour « irriguer » tous les autres secteurs ( santé, éducation, artisanat, tourisme….et agriculture !) car le très haut débit,comme chacun sait, améliore considérablement tout ce qu’il « touche » !

 

Du(vrai) bas débit…au (vrai) haut débit…au (vrai) très haut débit demain en Lozère ?

De quoi parlons nous ?

 ►le très bas débit :

■ des particuliers : les abonnés RTC ( 56 k ou moins) qui n’ont pas de connexion permanente(encore nombreux en Lozère) ; ils abandonnent petit à petit Internet tant toute connexion devient quasiment impossible !

■ des entreprises ou Services Publics raccordés avec les offres Numéris …à 128K !

 ►le (faux) haut débit : l’ADSL le plus courant actuellement en Lozère : de 512K Maximum (de fait souvent 350 ou 400K, pour ceux que sont en RE-ADSL depuis qu’en 2005, cette « extension » de la norme a vu le jour, pour ceux dont les lignes « longues », grosso-modo, ont entre 68/70 et 78 dB d’atténuation) … à 2 mégas, débits non garantis et liaison asymétrique (ADSL= Asymetric Digital Suscriber Line). Avec l’augmentation exponentielle des contenus (doublement tous les 18 mois !) le 512k est aujourd’hui qualifié de « bas débit » !

■ En Adsl les deux canaux (montant et descendant) ne sont pas identiques, le canal descendant est beaucoup plus grand que le canal montant. On reçoit donc beaucoup mieux (plus rapidement, fichiers plus lourds) qu’on n’émet !

 ►le (vrai) haut débit :

Pour le grand public l’ADSL 2+ ; possible uniquement si le central (NRA ou Nœud de Raccordement des Abonnés) est relié en amont par fibre optique : bien que toujours asymétriques les débits sont bien supérieurs à 2 mégas, sans pouvoir dépasser 18 à 20 mégas, à condition d’avoir une ligne « courte » de moins de 32 dB d’atténuation ie pour les abonnés situés tout près du central,  limite haute de l’ADSL. Les débits sont toujours asymétriques mais permettent de recevoir les offres triple play (Internet +téléphone+télévision), le débit montant peut atteindre 800K.

■ Au delà de 32 dB, l’offre ADSL2+  s’auto-adapte par paliers, pour retomber dans la tranche 4 à 2 Mégas (43 à 53 dB)

Pour les entreprises : le SDSL (Symetric Digital Suscriber Line) à 2 mégas minimum garantis tant en montant qu’en descendant, … mais CHER ! Faute de concurrence …

 le (vrai) très haut débit : 100 mégas dans les deux sens (montant et descendant) voire beaucoup plus !

 Quels sont les supports utilisés pour « porter » ces débits ?

pour le réseau principal (fixe)

pour le haut débit : le réseau de cuivre de France Télécom, l’Adsl étant une technique d’optimisation de ce réseau

pour le très haut débit les réseaux en fibre optique qui commencent à être installés dans les zones « rentables »  tant par les opérateurs alternatifs que par France Télécom. On dit des (encore rares !) abonnés disposant d’une prise optique à la maison qu’ils ont du FTTH (Fiber To The Home)

pour le réseau complémentaire (mobile ) : hertzien et satellite

 Attention !  Au prétexte que la fibre serait trop chère certains essaient de nous persuader que le satellite sera très performant dans…4 ans et qu’il pourra remplacer la fibre. Nous n’avons rien contre le satellite mais, outre le fait que « un tiens vaut mieux que deux tu l’auras » nous sommes des citoyens à part entière et voulons , comme les citadins,  les deux réseaux de communication de demain, le fixe et le mobile !

Le satellite a deux  graves défauts : la latence c’est à dire le temps d’aller-retour « terre-satellite », qu’on mesure avec l’utilitaire « ping » et qui dépasse allègrement les 650 msec …  et les limitations des offres commerciales en volume mensuel de téléchargement (montant, descendant) qui brident l’usage

  Où en sommes nous aujourd’hui en France et où allons nous ?

 Exception faite des « oubliés de l’Internet » (encore nombreux en Lozère) , la France, avec près de 20 millions de foyers équipés, est bien placée en haut débit (Adsl) mais en retard en très haut débit ( moins de 200000 abonnés FTTH ) . Mais le plan fibre du gouvernement annoncé en janvier et dont la mise en place opérationnelle est en phase de finalisation va considérablement « boosteer » le développement du FTTH .Dans le prolongement des recommandations présidentielles (. Le déploiement du très haut débit en France correspond dans la majeure partie du pays au remplacement du réseau téléphonique en cuivre par de la fibre optique. C’est un investissement national majeur… Nicolas Sarkozy-  ) L’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques) recommande le déploiement de la fibre optique jusqu’à l’abonné plutôt que l’ADSL . Les opérateurs ne s’y trompent pas et commencent à proposer, pour 29, 90 euros des offres FTTH à 100 mégas au prix de l’Adsl à tous les abonnés équipés en fibre optique.

La  fibre optique équipera-t-elle un jour tous les foyers lozériens ?

 Aujourd’hui cette perspective parait utopique tant pour des raisons de coût que pour des raisons d’ « absence de besoins ». Le FFTH aujourd’hui c’est un peu comme la télévision couleur il y a 50 ans . Aucun lozérien n’en avait entendu parler, tout le monde se contentait de la télé noir et blanc…jusqu’au jour où la première télé couleur est arrivée…et tout le monde en a voulu ! Lorsque les Lozériens apprendront que le FTTH (télé couleur) se développe dans les zones « rentables » ils ne voudront plus se contenter de l’Adsl (télé noir et blanc) !

Il faut donc se préparer à cette échéance et, dés maintenant, nos élus doivent fixer ce « cap » à leurs électeurs, même si l’échéance parait lointaine (10 ans ?). Seule une vision claire du « but » évite de se tromper de chemin !

Les obstacles seront évidemment nombreux mails ils ne seront que financiers et quand on a véritablement conscience des enjeux aucun obstacle financier n’est insurmontable !

L’obstacle majeur qui freine le développement de notre département est son « enclavement ». Le développement des infrastructures, condition de tout développement depuis l’antiquité, est la condition majeure du désenclavement de notre département . Pour ce qui concerne les infrastructures physiques, le désenclavement se heurte à des contraintes géographique quasi insurmontables, ce qui limite de facto nos ambitions à la mise à 2×2 voies de la 88, opération indispensable même si, comme c’est mon cas, je suis opposé « philosophiquement à toute construction d’autoroute ;  quand il n’y a pas d’alternative il faut faire preuve de réalisme sauf à laisser « crever » tout le Nord Est de la Lozère ! .

Les infrastructures numériques ne dépendent, elles, que de la volonté politique. Toute notre volonté doit donc etre tendue vers un objectif vital pour notre département : compenser par une « visibilité numérique » de très haut débit les faiblesses congénitales des infrastructures physiques du département !

 Que faire concrètement ?

 Nous l’écrivons depuis 10 ans et nous venons encore de le rappeler aux candidats aux élections régionales : prendre en compte les besoins actuels en haut débit des Lozériens tout en préparant l’avenir, c’est-à-dire le très haut débit. Comment faire ? en « poussant »la fibre optique au plus près de l’abonné, en « fibrant » la route du futur FTTH , à savoir les 62 centraux téléphoniques (NRA) et les sous répartiteurs (armoires de quartier de nos villages), du FTTH rural en quelque sorte (Fiber To The Hameau ) ! Ce faisant nous prendrions en compte les besoins en haut débit grand public (triple play) de la quasi-totalité des Lozériens, ceux des entreprises (débits symétriques garantis)  tout en préparant le très haut débit0. Les 2/3 de la route seraient fibrés. Le dernier tiers attendrait le vieillissement  du réseau cuivre actuel jusqu’à ce qu’il s’éteigne de sa « belle mort », posant alors de facto le problème de son remplacement !

On entend les élus locaux dire trop souvent : « Les internautes en bas débit attendent aujourd’hui du haut débit. Soyons réalistes, occupons nous d’abord du haut débit, nous nous occuperons ensuite de très haut débit ».Cette opinion est trompeuse. Avec les solutions de montée en débit préconisées par l’Arcep on peut très bien prendre en compte les besoins actuels des ruraux dont le fameux triple play (intenet + téléphone+ télévision) tout en s’inscrivant dans une démarche de très haut débit . Ce faisant , en investissant sur des infrastructures pérennes, on ne gâche pas l’argent du contribuable. Quant à l’affirmation « soyons réalistes » apparemment de bon sens mais en réalité trompeuse elle n’a pas son pareil pour tuer dans l’œuf toute idée innovante !

Où en sommes nous sur la « route de la fibre » ?

Rappelons brièvement ce qu’est la « route » de la fibre !

 Les étapes de construction du réseau optique dont le FTTH est l’aboutissement sont : centraux téléphoniques dits NRA (Nœuds de Raccordement des abonnés) ► sous répartiteurs(ou armoires de quartier) ► abonnés (à court terme en ville, à plus long terme à la campagne)

Aujourd’hui nous sommes quasiment…sur la ligne de départ, du moins à notre connaissance car la « transparence » sur l’état du réseau est loin d’être la règle ! : 25 NRA fibrés sur 62, aucun sous répartiteur et bien évidemment aucun abonné.

Demain, avec les plans départementaux et régionaux en cours , une partie complémentaire de NRA devraient être fibrés (tous les NRA des cantons) …et 6 sous répartiteurs ! Quand on pense qu’il existe plusieurs centaines de sous répartiteurs et qu’il faudrait en construire d’autres pour équiper chaque village on a une « petite idée » du chemin restant à parcourir !

Et en plus, l’offre commerciale qui sert de base au programme régional, le NRA-ZO, est déclinée sur des critères arbitraires : 1- de « nombre de lignes longues » (au minimum 10 par SR), sans tenir compte des besoins effectifs (une entreprise peut consommer beaucoup plus qu’un seul abonné…) de chaque sous-répartition, et 2- de  « lignes longues »  qui « oublie » volontairement les abonnés RE-ADSL lesquels ne sont pas comptabilisés … et resteront avec leur 512K MAX !

De fait, il n’y a pas eu de véritable diagnostic territorial préalable …

Autre facteur aggravant, et les conclusions de la consultation de l’ARCEP le démontrent : la probabilité de dégroupage des territoires équipés NRA-ZO, c’est à dire de la fraction de boucle locale « raccourcie » , est TRES faible : la concurrence entre opérateurs est inhibée !! et sans  concurrence, pas d’offres tarifaires intéressantes, en particulier pour les entreprises !

Quel peut-être le rôle de la région dans la construction d’infrastructures de très haut débit en Lozère ?

Les directives gouvernementales sont claires : « Les collectivités sont des acteurs incontournables du déploiement numérique sur leur territoire. La définition du territoire pertinent est essentielle. Il faudra que les projets concernent des territoires mixtes, des lieux très peuplés et d’autres moins, pour que s’exerce une certaine solidarité ». En Lozère, seul département de la région pratiquement « sans villes »,  les « lieux très peuplés » ne peuvent en effet être trouvés que dans un cadre régional . Comme le très haut débit est « transversal » aux 4 compétences régionales (économique, aménagement du territoire, enseignement/formation et culture/sports  ), l’implication de la région pour que joue une vraie solidarité territoriale est essentielle.

En Lozère plus qu’ailleurs la région devra s’impliquer non seulement dans l’établissement des schémas directeurs de très haut débit, préalable à l’obtention de toute subvention publique, mais encore et surtout dans le financement de leur réalisation !

 Quelles retombées attendre d’une Lozère en très haut débit ?

Depuis 10 ans nous « martelons » une idée simple : l’économie de la connaissance est la seule économie dont la « matière première », l’information, est potentiellement disponible n’importe où . Cette « évidence » est une chance historique pour la Lozère pour peu qu’elle en soit consciente et qu’elle se donne comme objectif ultra prioritaire d’attirer en Lozère de la « matière grise », en l’occurrence des « citadins en mal de campagne », c’est-à-dire des actifs du secteur tertiaire qui, comme ça commence à être ponctuellement le cas (cf bienmanger ou BFP électronique …)viennent s’installer en Lozère créant ainsi des emplois directs, faisant travailler l’économie locale (commerces,artisans, agriculture…) et « incitant » leurs amis restés en ville à venir les voir dans leur nouveau territoire ! Malheureusement ces exemples sont l’arbre qui cache la forêt, la forêt étant en l’occurrence un « désert numérique ». Un fait résume à lui seul tous les « discours » : sur les 3000 entreprises du secteur TIC (technologies de l’information et de la communication) de la région Languedoc Roussillon 15 seulement sont installées dans notre département !

Le très haut débit est donc essentiel pour l’avenir de la Lozère ?

Le très haut débit est vital. C’est, à nos yeux, l’un des deux « piliers » de la future Lozère, l’autre pilier étant une agriculture de proximité totalement respectueuse de l’environnement.

La Lozère se veut exemplaire en développement durable. Elle a raison…mais on a souvent tendance à oublier le « volet numérique » du développement durable. Or ce volet numérique est indispensable car c’est lui qui nous permet d’avoir accès à la « matière à réfléchir » (l’information et les échanges) nécessaire à toute innovation.

 Économie et Écologie seront de plus en plus imbriqués. Il est temps de mettre l’accent sur le numérique comme dimension encore trop méconnue de la démarche de développement durable. En REDUISANT drastiquement LES DEPLACEMENTS le très haut débit est à nos yeux un facteur essentiel de développement durable dans tous les domaines : économie ( réunions à distance, voyages d’affaires virtuels, travail collaboratif à distance etc), éducation ( classes virtuelles, espaces numériques de travail , suivi individuel de cours à distance etc), santé(assistance aux populations fragilisées générant de plus en plus des activités telles que:télésurveillancemédicale, téléconsultation -consultation, diagnostic et suivi du patient à distance, télé expertise, téléassistance à domicile), administration (mise en relation à distance entre usagers et prestataires de services publics(Anpe,Caf,Assedic… ) par visio guichet, tourisme, etc…

Les Webs du Gévaudan ont dix ans . Un  bilan en 2 mots ?

Déception de constater que la Lozère est toujours dernière de la classe et que nous n’avons toujours pas de vision claire, partagée par l’ensemble de la population, de la Lozère telle que nous la voulons ! La question n’est plus en effet de savoir ce que nous pouvons faire et de passer ensuite son temps à justifier ce que l’on fait mais d’oser faire participer l’ensemble des Lozériens pour décider ensemble de ce que nous voulons faire et monter ensuite des projets vers un objectif simple : faire de la Lozère, département symbole de la ruralité s’il en est ( plus faible population, plus fort pour pourcentage d’agriculteurs) le département symbole de la ruralité moderne issue du « mariage » du terroir et de l’Internet !

Espoir basé sur deux constats :

-médiatiser notre « vision » , notre place de dernier nous y autorise ; c’est notre « force » symbolique !

-la créativité des jeunes lozériens stimulée par de jeunes cadres venant de l’extérieur et montrant que l’on peut faire des choses en Lozère ! Les candidats en ont pris conscence, c’est, nous l’espérons, encourageant pour l’avenir…

Notre devise affichée dés le premier « Marvejols sur Web » en 1999 est toujours d’actualité : « ce n’est pas parce que c’est difficile que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas que c’est difficile » (Sénèque !)

 Pierre Ygrié – Webs du Gévaudan – 13 mars 2010

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10 responses

14 03 2010
moulin

Vous avez raison,mais vous devriez envoyer ce mail à notre région dés le 22/03 afin que le nouveau président puisse integrer vos propositions dans son plan d’action.

14 03 2010
Probleme Astra Bertone cab 2. 2 16V 2001 Elle broute des Idées accélération? | Voiture

[…] Pourquoi la Lozère a-t-elle besoin de très haut débit ? « Les webs … […]

14 03 2010
Pierre Ygrié

A Moulin

Bonne idée…mais après tout, pourqoui attendre le 22 ? Je vais le leur envoyer dés ce matin …au cas où certains « puiseraient » queques idées pour la campagne du second tour …et communiqueraient dans la presse ??

Le sujet est tellement vital à mes yeux que nous ne devons rien négliger;-)

Je vais faire la lettre d’introduction et je la poste ici

14 03 2010
Pierre Ygrié

Ça y est , j’ai tenté de concrétiser l’idée de Moulin 😉

Mesdames et Messieurs les candidats,

Lors des réunions que vous avez animées en Lozère vous avez affirmé votre attachement à ce département

Je me permets donc de vous adresser, en toute « immodestie », deux « papiers »dans lesquels vous pourrez peut-être puiser à l’occasion quelques idées si vous etes élus :

-l’un, déjà ancien mais très anticipatif et très « personnel » sur la Lozère en 2030 !

-l’autre que je viens de poster sur le blog des Webs du Gévaudan sur la nécessité de doter la Lozère d’infrastructures numériques de très haut débit. Le numérique est en effet, à mes yeux, avec l’agriculture, le principal « pilier » du développement du « poumon vert » du Languedoc Roussillon..Outre la création d’emplois directs ce secteur « irrigue » tous les autres sujets qui vous tiennent à cœur et que vous avez abordés lors de votre campagne : santé, éducation, artisanat, tourisme, petit commerce, culture ….et agriculture !

Je vous souhaite un bon dimanche électoral

Pierre Ygrié
Webs du Gévaudan

PS : c’est le premier commentaire (1) de l’article du blog des Webs du Gévaudan « Pourquoi la Lozère a-t-elle besoin de très haut débit ? » qui m’a donné l’idée de vous adresser ce mail le 22 mars….mais, à la réflexion, pourquoi attendre le 22 mars ?
(1)
« Vous avez raison,mais vous devriez envoyer ce mail à notre région dés le 22/03 afin que le nouveau président puisse integrer vos propositions dans son plan d’action ».

Je m’autorise aussi un clin d’oeil
http://www.20minutes.fr/article/390702/Culture-Videorama-des-plus-belles-chansons-de-Jean-Ferrat.php
sur un « Monsieur » de la chanson française 😉

14 03 2010
Michel LEBON

Bien, Pierre ! Bien, … Très bien …
En vrai pédagogue que tu es, ton message se renforce de jours en jours !
Et en plus tu étais sur Totem ce matin !

Décidément, tu es partout, petit Pierre …
De fait, tu es notre P.P.P. à nous : Petit Pierre Partout …
Que serais-la Lozère Numérique sans Toi !
😉

14 03 2010
Michel LEBON

euh, merci de corriger et mettre un « t » à serais-ce … désolé !

17 04 2010
Auxillac…mon village ! « Les webs du Gévaudan

[…] . L’erreur est toujours « initiale » La Lozère, encore désert numérique,  a besoin de très haut débit .  Dans ce département comme chez tous les oubliés du très haut débit   les investissement […]

17 09 2013
Très haut débit : le mouvement est engagé dans les territoires ruraux | Les webs du Gévaudan

[…] Pourquoi la Lozère a-t-elle besoin de très haut débit ? 2010 […]

9 11 2014
Lozériens, c’est le moment de «bouger » ! | Les webs du Gévaudan

[…] Pourquoi la Lozère a-t-elle besoin de très haut débit ? […]

17 08 2016
websdugevaudan

Aout 2016 : plus de 6 ans que j’ai écrit ce papier .Depuis il y a eu une nette amélioration mais ça ne suffit pas !
Programme de fibrage du territoire en cours avec le plan France très haut débit , fibrage réalisé par les opérateurs dans les zones « rentables »( en Lozère Mende et environs, en Aveyron idem pour Rodez et Millau … ) par les collectivités territoriales ailleurs (Réaux d’Initiative Publique)
Mais la logique de ce plan a ses limites : budgétaires ( budget des collectivités non extensible) et culturelles : les citoyens n’ont pas conscience des enjeux ou, pire, se tirent eux mêmes une balle dans le pied en reprenant le discours dominant qui veut que la fibre ne pourra jamais atteindre les petits hameaux … comme si le cuivre ne les avait pas « atteints » en son temps!! Il faut pour ce faire une obligation légale .Or la loi numérique ne prévoit toujours pas d’accès non discriminatoire des ruraux à la société numérique, ce qui suppose un droit à deux réseaux : un fixe et un mobile.

Le réseau fixe actuel (cuivre) est en danger let, dans la mesure où la loi numérique n’« acte » pas un droit, ce qui est le cas, en dépit de nos multiples interventions nous n’avons aucune garantie qu’il sera remplacé par le réseau fixe de demain (dit du 21 ième siècle !) la fibre optique

Aujourd’hui le COMBAT doit CONTINUER !
https://websdugevaudan.wordpress.com/2016/07/21/couverture-numerique-le-combat-doit-continuer/

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