Très haut débit : un Réseau Unique pour libérer la (vraie) concurrence ?

15 12 2010

 « Nous n’avons besoin que d’un réseau de fibre optique mais nous en avons besoin dans tout le pays, même dans les régions considérées comme non rentables par les investisseurs »

Cette déclaration du premier ministre australien, Julia Gillard, pose à notre avis, la problématique d’un aménagement du territoire équilibré entre villes et campagnes axé sur le rétablissement d’une « certaine égalité entre les régions isolées et les grandes villes ».Et quand il est dit dans l’article du hors série « Le monde en 2011 » de courrier international d’où est extraite cette déclaration « le réseau de fibre optique pour les particuliers sera rentabilisé en moins d’une décennie » la question du réseau unique mérite à tout le moins d’être posée.

Le gouvernement français, qui affirme un principe de « concomitance » entre urbain et rural n’a pas (encore ?) fait ce choix . S’est-il donné pour autant les moyens de ses ambitions ? Nous ne sommes pas les seuls à nous interroger. Toutes les collectivités territoriales régionales et locales manifestent leurs inquiétudes, l’assemblée des départements de France ayant voté récemment pour sa part une motion dans laquelle elle estime qu' »en subordonnant l’initiative et l’investissement publics aux perspectives de rentabilité espérée par les opérateurs privés, le plan gouvernemental ne pourra que déboucher sur de nouvelles fractures numériques tant en zones rurales qu’urbaines« . Les risques de divergence entre l’intérêt des opérateurs privés et l’intérêt général sont réels, poursuit l’ADF. Ce que l’ADF qualifie de « risques » est pour nous une certitude, l’aménagement du territoire n’ayant jamais été dans la mission du marché !

La généralisation du très haut débit est aujourd’hui un élément essentiel d’aménagement du territoire . Pour la Datar (Délégation à l’aménagement du territoire)« l’accès aux technologies de l’information et de la communication est l’un des facteurs clés de l’attractivité et de la compétitivité des territoires ».Cette conviction a été réaffirmé maintes fois par nos décideurs, à commencer par le président de la république dans son discours de clôture des assises des territoires ruraux et par le premier ministre lors du lancement du plan très haut débit. Reste à se mettre d’accord sur les notions de très haut débit et d’aménagement du territoire .

Qu’est ce que le vrai très haut débit ? Le sénateur Maurey, dans son rapport, est très clair « le très haut débit est caractérisé par un débit symétrique de 100 Mbit/s ou plus ».Quant au support capable d’atteindre de telles performances « Les technologies alternatives disponibles n’offrant pas des performances de même qualité que la fibre, l’Etat doit donc porter une ambition forte en matière de pénétration de la fibre optique,au plus profond des territoires.. La fibre optique est « la » technologie du très haut débit ». Le sénateur ajoute à l’intention des éventuels sceptiques « aucune solution alternative à la fibre n’apportera une qualité de service comparable. Il convient de le mentionner explicitement pour éviter toute ambiguïté ».Voilà qui est dit et bien dit !

Quant à l’aménagement du territoire il suffit de se reporter à la définition donnée par Eugène Claudius Patit en 1950 et qui a fait ses preuves avec, entre autres, l’électricité et le téléphone. L’aménagement du territoire c’est « la recherche, dans le cadre géographique de la France, d’une meilleure répartition des hommes en fonction des ressources naturelles et de l’activité économique » Aménager le territoire en fonction de ses ressources naturelles? Que voilà une bonne définition ! Or l’information, matière première de l’économie de la connaissance, est la seule ressource naturelle présente partout …à condition qu’il n’y ait pas de discontinuité dans sa chaîne de transport , laquelle doit pouvoir irriguer l’ensemble du territoire à l’instar de la circulation sanguine dans le corps humai c’est-à-dire sans goulot d’étranglement !

L’aménagement du territoire en fibre optique peut-il se faire de façon juste et équitable sans un aménageur public ?

Le sénateur Maurey lui même émet des réserves : « On ne peut donc pas exclure que l’approche retenue par le Gouvernement, découlant de la volonté de confier principalement l’initiative du déploiement des réseaux aux opérateurs privés, n’offre pas toutes les garanties d’un déploiement rapide et homogène sur l’ensemble du territoire, surtout si l’initiative privée s’avère moins dynamique qu’escompté »

Pour le gouvernement australien, la réponse est clairement NON ! Quand on lui pose la question « pourquoi ne pas laisser le secteur privé gérer la construction d’un tel réseau » la réponse est nette « c’est en partie une question d’économie : un réseau de fibre optique constitue un « monopole naturel » classique ». Le mot « monopole »peut faire frémir certains « libéraux »…sauf, là encore, à bien définir le mot . Si être libéral c’est avoir la liberté de choisir dans un catalogue de services le plus large possible ceux dont j’ai besoin, je veux bien être « libéral » …mais pour avoir cette liberté il faut à l’évidence que ces services puissent être acheminés de façon simple rapide et efficace sur l’ensemble du territoire par des réseaux neutres de très haut débit convergents en fibre optique pour le réseau fixe et à base de fibre optique (points hauts) pour le réseau mobile.

Un réseau « public/privé » ? Compte tenu de l’état des finances publiques l’appel aux capitaux privés parait indispensable. Cela étant, comme on a pu le constater récemment dans d’autres domaines l’interventionnisme fait un retour en force ! Un cadre à la fois contraignant et attractif pour la construction des infrastructures ne peut qu’être favorable à la venue au plus près des abonnés des opérateurs de services nationaux et locaux . On parle de plus en plus de mutualisation mais le temps n’est-il pas venu de rendre cette « nécessité » obligatoire et pas seulement souhaitable tant au niveau des opérateurs ( obligation de co-investir dans un réseau unique) que des collectivités où travaux=tuyaux ne devrait pas être une simple recommandation mais une obligation sous peine de pénalités !

Vive la concurrence, la vraie, celle sur les services !

Depuis des années nous ne cessons de dire que la seule vraie concurrence est celle sur les services Dés juin 2006 , dans un article intitulé « les 3 I du très haut débit » (Indispensable Impossible Innovation nécessaire)  nous pointions l’impossibilité pour les zones rurales de bénéficier du vrai très haut débit sans trouver des solutions originales de partenariat pour construire un réseau unique….avec France Télécom disions nous à l’époque . Si les choses ont évolué, en particulier dans le positionnement de l’opérateur historique, la conviction de « réseau unique » reste inébranlable ! Le président de l’autorité de la concurrence lui même, qui était naguère opposé à la séparation fonctionnelle entre réseau et services n’écarte plus cette solution si elle « s’avère être le seul instrument à même de garantir une concurrence effective»( Source EuroTMT). Pour les zones rurales la question ne se pose même pas tant il est avéré que c’est « le seul instrument à même de garantir une concurrence effective » ! Avec les enseignements du site pilote que nous avons la chance d’avoir obtenu nous espérons pouvoir poursuivre le « combat » en renouvelant nos « vieilles » demandes de dispositions spécifiques pour les territoires ruraux . 

 Les outils qui ont permis de développer le haut débit ne peuvent à l’évidence pas être les mêmes que ceux qui doivent « installer » le très haut débit en France .

En 1998, en confiant au marché le développement d’Internet il s’agissait de relever le défi du haut débit . La concurrence a parfaitement joué son rôle. L’objectif est atteint et la France peut s’enorgueillir d’être aujourd’hui un des pays leaders en termes de haut débit tant sur le plan de la couverture du territoire ( en dépit de zones d’ombre encore trop nombreuses) que sur celui de l’offre de services et des tarifs.

En 2010 la France part dans la bataille du très haut débit avec deux handicaps : le premier un retard certain non seulement sur les pays asiatiques mais aussi sur certains pays européens , le second, beaucoup plus grave à notre point de vue, un cadre règlementaire non adapté à l’aménagement du territoire !

Si l’on veut avoir de bonnes réponses il faudrait à tout le moins poser les bonnes questions ! et ces BONNES QUESTIONS n’ont pas encore été posées ! Mais en s’unissant, collectivités, opérateurs … CITOYENS et LEURS REPRESENTANTS on pourrait peut-être obtenir qu’elle le soient ! Tant que l’on se contentera de réponses par les coûts sans les comparer d’ailleurs aux coûts des autres infrastructures ( 13,7 milliards d’euros par an dans les infrastructures routières pour ne prendre que cet exemple !), tant que l’on n’aura pas eu une réflexion de fond pour tenter de quantifier autant que faire se peut les retombées de ces investissements d’avenir tant sur le plan économique que social, environnemental et sociétal , tant qu’on n’aura pas intégré la construction de ce «(nécessaire) réseau dans une stratégie beaucoup plus large d’aménagement du territoire, tant qu’on n’aura pas posé les « bonnes questions », nous n’aurons pas de bonnes réponses ! 

Comme l’a dit un jour un penseur dont je ne retrouve pas le nom « l’erreur est toujours initiale » !

A l’heure où L’Europe est, semble-t-il, décidée à rattraper son retard en matière de très haut débit, pourquoi la France ne déciderait-elle pas d’etre à la pointe de ce défi ? pourquoi la France serait-elle pas l’ « Australie de l’Europe » ? Elle a ( moins que l’Australie !) de grands espaces ….et un « investissement d’avenir »du même ordre (30 milliards) pour fibrer son territoire !

Pierre Ygrié

15 décembre 2010

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84 responses

15 12 2010
numericuss

Excellentes questions. Il faudrait tenter de comprendre la position de l’ARCEP sur cette idée simple d’un opérateur public (plusieurs éventuellement) qui a été celle qui a permis de construire le réseau électrique par exemple. Personnellement je n’arrive pas à lire le sens de la politique étatique actuelle.

100% d’accord avec toi aussi sur l’approche par les services. Je ne pense pas que les coopératives locales orientées infra ont une chance de réussir sans cela.

15 12 2010
websdugevaudan

Merci pour ce soutien de quelqu’un qui connaît la question …et qui a interviewé récemment un membre éminent des Webs du Gévaudan 😉
http://numericuss.com/2010/12/10/questions-a-laurent-caplat-entrepreneur-et-defenseur-du-thd-en-milieu-rural/

A propos de l’Arcep les dernières nouvelles …
.http://hightech.nouvelobs.com/actualites/depeche/20101215.REU6958/l-arcep-oeuvre-pour-le-haut-debit-dans-les-zones-moins-denses.html

il faut attendre d’en savoir davantage mais je ne vois à priori rien de révolutionnaire

15 12 2010
Honnorat Paul (Webs du Gévaudan)

Oui Pierre, cette notion d’aménagement du territoire, n’a jamais été autant délaissée !! Penser que le marché organise nos territoires est un argument qui ne tient plus, si tant est qu’il ait pu se vérifier.
Nos structures territoriales, même si certaines semblent en sursis, ont un sens à l’échelle des territoires qu’elles représentent. Ton image de circulation sanguine est très exacte. Ce réseau pour être équilibré et cohérent doit être pensé globalement, et le seul qui soit à ce niveau territorial est l’État. Après, nul doute que chacun à son niveau : régions, départements, communautés de communes a son mot à dire.
Sans entrer dans un débat plus politique, on voit bien que les privatisations ont des conséquences graves sur nos campagnes, et même sur certaines petites villes, ou certaines banlieues. Là où le marché n’est pas rentable, l’offre disparait. Nous le voyons sur le développement du très haut débit, mais nous sommes face au même problème pour la distribution de l’électricité, la santé, la voirie, l’enseignement … L’offre, le service s’amenuise, s’éloigne, pour disparaitre insidieusement.
Pour moi l’aménagement du territoire est intimement lié à cette offre qui, si elle n’est pas (ou plus) commerciale, doit trouver un support public.
Ce qui est rassurant c’est de voir des politiques en prendre conscience et osent le dire. En attendant nous perdons du temps…

15 12 2010
claude Boissiere Webs du Gevaudan

Je crois que l’ADF ( assemblée des départements de France) dit tout sur ces problèmes et en bloc FTTH , 4G, LTE, service universel HD et THD fixe et mobile etc .
On sait que l’histoire de l’économie peut se lire comme celle des mises en réseaux sous des formes variées( sic).
Il faut arriver a convaincre les Aumonais par exemple qu’il s’agit d’une certitude et qu’il convient de faire vivre ce nouveau potentiel qu’est la FTTH.
Par ailleurs on sait qu’il y aura une trés grosse difficulté à trouver un modèle économique….mais c’est toujours vrai quand on est en milieu rural d’ou la nécessité d’un financement trés public…à mon avis pour l’électricité ce devait être pareil ca veut dire que cela nécessite un service public tout le monde la compris je pense ( un peu tard peut être mais bon !)..

Pour moi admettre la nécessité d’un réseau de THD implique la suite…….du financement..

PS: vous voyez il ne faut pas sous estimer le mobile c’est clair maintenant car c’est trés complémentaire.A mon avis il y a plus de créativité en faveur des applications smartphone que pour les PC .

Bonnes Fêtes

15 12 2010
websdugevaudan

Si la volonté politique est là la question du financement se résoudra comme, je suppose, elle s’est résolue en Australie où le niveau d’investissement est équivalent pour des espaces infiniment plus grands et une population près de 3 fois plus faible

Quant à l’explosion des mobiles c’est un fait mais n’oublions pas ce que nous avons écrit sur la saturation des réseaux , ce qui conforte, s’il en était besoin notre  » triple conviction « :
-l’importance de la fibre pour construire des réseaux suffisament puissants pour absorber le « tsumani » prévisible des contenus : un réseau fixe(FTTH) et un réseau mobile(points hauts)
-la necessaire convergence de ces deux grands réseaux
-la nécessité d’un « pilote »

Dans les campagnes, sans un aménageur public ces « convictions » risquent de rester des voeux pieux;-)

15 12 2010
Bernard GARRIGUES

J’apprécie que nous débutions par la déclaration du 1er ministre australien donnant le coup de sifflet final aux facéties de l’internet ultra libéral. Nous avons quelques évidence en escarcelle à déployer :

1/ Oui le réseau est un bien public unique, qui doit le rester ou le redevenir ; mais aussi la connaissance et l’information sont des biens communs qui constituent la ressource la plus importante d’internet ; par contre la pub et la propagande sont des biens privés qui ne doivent ni saturer ni polluer le réseau.
2/ Le principe de la concurrence libre et non faussée a rendu la première puissance économique mondiale (UE) absolument incapable d’assurer sa gouvernance politique, économique et monétaire. Nous voulons bien que la pub soit soumise au marché, pas le réseau, pas l’information, pas la connaissance, pas la monnaie.
3/ La principale puissance d’un fonds d’amortissement (comme le FACÉ) en matière de réseau public est qu’il rend maîtres d’ouvrage les collectivités locales de la partie du réseau dont elle ont besoin ; mais, en priorité, les collectivités locales qui ont la volonté politique de faire.
4/ Reste à comprendre les raisons du blocage politique que rencontre le déploiement de la FO, en France certes mais aussi aux EU et en Lozère.
5/ Nous avons besoin de savoir ce qui existe afin de découvrir tout ce qui est possible. Il faut, selon René Char, à chaque effondrement de preuve répondre par une salve d’avenir.

15 12 2010
Honnorat Paul (Webs du Gévaudan)
16 12 2010
websdugevaudan

Une suggestion…pour enfoncer le clou ! écrire à nos parlementaires
Français http://www.assemblee-nationale.fr/qui/xml/liste_alpha.asp?legislature=13 et
http://www.senat.fr/elus.html
Et européens http://www.europarl.europa.eu/members/expert/alphaOrder.do?language=FR

Sur l’Europe il y a de la « matière » : l’Europe , bien placée pour le haut débit, est en retard sur le très haut débit : « 1% seulement des Européens(avec de fortes variations selon les pays), ont une connexion Internet à fibre optique ultra-rapide directement à leur domicile (FTTH), contre 12% des Japonais et 15% des Sud-Coréens »
Si l’on en croit le communiqué de la commission du 23 septembre dernier et une vidéo « dénichée » sur le blog de Nelly Kroes, véritable plaidoyer pour la fibre,
http://blogs.ec.europa.eu/neelie-kroes/tag/neelie-kroes-nga/
la commission européenne est décidée à rattraper ce retard mais dans quel cadre et avec quelle gouvernance ? Nous ? on a une petite idée ! Alors « exportons » là si nous sommes convaincus 😉

16 12 2010
websdugevaudan

Dans les recommandations de l’Arcep pour les zones moins denses
http://www.daily-bourse.fr/telecoms-l-arcep-definit-les-regles-pour-la-fibre-Feed-AFP101215191740.4ywhtoiz.php

j’ai noté
-une reconnaissance que c’est dans les zones les moins denses que « la fibre optique est la plus stratégique » (d’après une source parlementaire..)
-une volonté de mutualisation des réseaux . « L’Arcep a décidé de permettre à un seul prestataire d’installer la fibre en fin de réseau , à charge par ce dernier de mettre ce tronçon de réseau à disposition de ses concurrents, dans des « conditions tarifaires (…) raisonnables..  »

@suivre…de près 😉

16 12 2010
Bernard GARRIGUES

J’ai quelques difficultés à évaluer les conséquences pratiques pour nous des avis de l’ARCEP. Quelqu’un a fait ?

16 12 2010
obcd

Personnellement, je suis bien sur d’accord avec le 1er sinistre australien sur le fait d’avoir UN réseau nationalisé, et par dessus des services mis en concurrence.

Néanmoins, à tord ou à raison, ce n’est PAS ce qui est prévu en France aujourd’hui. Même si on le voulais, France Télécom saisirais probablement Bruxelles et dans 10 ans on en serais encore a discuter du sexe des anges.

Alors, pour moi 2 solutions:
* Soit on proteste contre cette situation, et dans 20 ans on en sera au même point, avec une oreille politique toujours attentive mais jamais active. A mon avis, c’est il y a 10 ans que cette situation aurais dû être réglée : Aujourd’hui qu’on a tout vendu à France Télécom, ce sera très difficile de lui reprendre…. sauf en cas de crise (*).

* Soit on se met a câbler nous-même, village par village, de toutes les façons possible : Un coup via Axione Infra + subventions comme en Lozère, un coup en initiative personnelles comme à Morcenx ou à Villiers-le-Mahieu (cf. JM Billaut), un coup en mode associatif….
Le tout est, bien sur, de respecter scrupuleusement les règles de l’ARCEP, qui ne sont pas si contraignantes, en particulier sur l’ouverture aux autres opérateurs & la location de fibre noire.

Car dans l’état actuel des choses , *aucun* acteur privé ne veux venir dans les villages sans être subventionné à 110% par l’état. Et nos impôts ne pourront tout payer, en particulier quand on voit le gaspillage des ressources faites par ces acteurs-là (après tout, on s’en fout c’est de l’argent public…)

(*) La crise financière qui arrive pourrais être un moment idéal pour en profiter pour re-nationaliser les infrastructures télécom essentielles, jusqu’a l’abonné, et en profiter pour VRAIMENT séparer réellement France Télécom Infrastructure (du coup 100% publique) et Orange.

16 12 2010
websdugevaudan

Nationalisation ? Oh le vilain mot !…à moins que, après tout on fasse comme pour les banques en Irlande ? ça resemble bien à une « nationalisation » je crois (sans le « mot » bien entendu) …..mais je laisse aux spécialites le soin de vérifier;-)

16 12 2010
Bernard GARRIGUES

A ma connaissance, le réseau FT a été remis gratuitement à la SA en 1996. L’État détient encore 28% de FT comme actionnaire. Il est vrai que nous sommes aujourd’hui dans une configuration où construire un réseau public nouveau (en commençant par les zones les moins dense) ne serait pas plus coûteux qu’exiger de FT qu’elle modernise celui dont elle se prétend propriétaire. Une situation identique en Australie a conduit l’État à mettre en place un réseau public généraliste.

16 12 2010
obcd

@Bernard GARRIGUES:
C’est vrai, je viens de parcourir l’historique autour de 1996.
En fait, j’ai bien l’impression que personne ne s’est posé la question de la propriété des infrastructures, à l’époque : Tout ce qui comptait c’était de privatiser la boite, même en y allant par étapes.

Aujourd’hui, le plus grand actif de FT c’est même pas les fils de cuivres: Ce sont les fourreaux, dans toutes les villes moyennes, et les regards accessibles.

Dans les campagnes on peux encore s’arranger avec du câble pleine terre ou des poteaux. Mais dans des zones résidentielles, ou des villes, il n’est plus question de ça. Et c’est précisément là ou ça va couter très cher: Seul FT a le droit de regard sur ces fourreaux pour ses propres poses de fibres en souterrain.

Même si ils sont obligé de les louer ( http://www.orange.com/fr_FR/reseaux/documentation/ ), ça coute un prix fou pour une collectivité, sans compter le fait qu’ils sont les seuls habilité à accepter ou pas : Aucune inspection, aucune contre-expertise indépendante n’est possible quant à la réponse de FT sur l’utilisation des fourreaux.

Dans certains villages un peu ramasser, le passage en façade serais possible…. mais sinon, dans des villes plus importantes, j’admets que je ne vois pas comment faire, techniquement.

16 12 2010
Bernard GARRIGUES

@obcd,

Je peux te dire que cela ne me poserait aucun problème existentiel que FT fibre mon SR en posant le faisceau FO sur les mêmes poteaux que le faisceau cuivre.

J’essaie d’imaginer l’image qu’a Silicani d’un village rural de 200 habitants (par exemple Auxillac) avec un Sous Répartiteur à peu près sur la place : je vois une dizaine d’immeubles collectifs à 2 ou 300 mètres les uns des autres. C’est assez bizarre comme vision d’un monde peu dense. La concurrence est sur les champignons, pas sur la pêche aux contrats ADSL ou THD.

17 12 2010
websdugevaudan

Arcep : cadre réglementaire de déploiement de la fibre optique jusqu’à l’abonné (FttH) sur l’ensemble du territoire en dehors des zones très denses,
http://www.secteurpublic.fr/public/article/l%E2%80%99arcep-adopte-deux-decisions-structurantes-pour-les-deploiements-des-reseaux-a-tres-haut-debit.html?id=42744&C5=269

Apparemment tout n’a pas été dit….

« L’Autorité poursuit activement ses travaux afin de préciser dans les meilleurs délais certaines modalités détaillées de mise en œuvre des décisions précitées, en particulier les modalités de co-investissement. »

OK mais pour co-investir il faut être au moins deux 😉

Wait & see…et continuons à (tenter de…) faire entendre la voix de la ruralité où l’on aura du mal à trouver un investisseur privé sans apport important de la puissance publique comme c’est le cas pour les sites pilotes. En Lozère il ne faudrait pas que le site pilote, par ailleurs très bienvenu, soit l' »arbre FTTH » qui cache la forèt du « moyen/haut/bas débit » !

19 12 2010
Pierre RASO

Précisons sur le réseau NBN australien :
– Le gouvernement ne finance que 51%, le privé fait le reste et le projet DOIT être rentable. On reste dans un pays anglo-saxon plutôt libéral quand même, l’essentiel des débats qui ont eu lieu autour du NBN touchaient à sa rentabilité, son ROI pour les « taxpayers », question qui ne se pose jamais en France…
– On ne peut pas vraiment parler de « réseau nationalisé » vu que l’objectif est de le privatiser au bout de 8 ans (histoire de fiancer les les 49% restants)
– Ce réseau est essentiellement urbain et péri-urbain, l’Australie ayant une répartition de population atypique (genre 95% de la population installée sur 15% du territoire)
– La partie FttH du NBN ne couvrira que 93% de la population, le reste étant couvert par du « Fixed Wireless » (du sans fil LTE dédié) pour la frange 90-97% et du satellite THD (2 satellites minimum histoire d’avoir de la redondance si un des 2 tombe en rade) pour les frange 93-97% avec pour objectifs sur les 2 technos sans-fil d’un débit minimum de 10Mbps symétriques
– Le réseau NBN sera commercialisé comme un opérateur de gros, les FAI locaux assurant commercialisation de détail
– Telstra, l’opérateur historique privatisé a conclu un accord pour « céder » ses clients cuivre et louer ses infrastructures passives contre 4 Md$ facilitant ainsi « le taux d’adoption » et évitant les « double constructions ». Dans le même temps Telstra subira un séparation fonctionnelle (l’accord signé avec le gouvernement lui ayant évité une séparation structurelle plus violente)

22 12 2010
claude Boissiere Webs du Gevaudan

Voila une info interessante..

Première mondiale et première française
16/12/2010 | 14h45
Le premier déploiement au monde d’un lien de 100 Gbit/s vient d’être ouvert. C’est entre Bordeaux et Paris. Quel est l’opérateur à l’origine de cette initiative.
C’est SFR.
Longue de 650 km, la liaison a été mise en place par SFR avec l’appui de ses deux partenaires Ciena et Cisco.
Les technologies déployées pour ce lien permettent de multiplier par 10 la bande passante du réseau entre les équipements IP. Cette augmentation de capacité s’accompagne, par ailleurs, d’une diminution significative de la consommation d’énergie.
En prime… une première française
Après avoir expérimenté avec succès un débit de 28 Mbit/s sur son réseau mobile, SFR repousse encore les limites de la technologie.
Avec l’appui de Nokia Siemens Network, l’opérateur a démontré ce jour à Lyon la possibilité de créer sur son réseau 3G+ une liaison très haut débit mobile à 42 Mbit/s.
Cette prouesse est rendue possible grâce au raccordement en fibre (100 Mbit/s) des antennes radio du réseau mobile.
Au delà de la vitesse de transmission, SFR est ainsi en mesure de proposer à ses clients un confort d’usage dans l’utilisation du haut débit mobile. Les clients SFR situés à Paris, Lyon et Marseille peuvent déjà profiter du haut débit mobile à 21 Mbit/s grâce aux 300 sites raccordés à son réseau à fin 2010.
 
Le réseau mobile de SFR c’est : 7,2 Mbit/s pour toute la 3G+; 14,4 Mbit/s sur les 12 principales villes françaises; 21 Mbit/s sur Paris, Lyon, Marseille
 
On voit arriver la complémentarité des réseaux fibre avec le mobile ( 4G et LTE même 3G+) FTTH et smartphones même combat le débit….

23 12 2010
Bernard GARRIGUES

C’est bien que les raisonnements évoluent de la fibre optique de première génération à la fibre de sixième génération.

Vous allez voir que, un de ces jours, l’ARCEP va réaliser qu’il est possible que la sous-boucle locale en fil de cuivre 6/10ème débite du 100 M/s à l’abonné .

27 12 2010
websdugevaudan

De retour d’un lon week-end sans Internet (ça fait du bien !) je découvre quelques infos

Un article qui ne résout pas le pb mais qui résume bien le point à date
http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&cid=1250260965604&jid=1250260973994

un papier sur le chat de l’Arcep que j’avais vu en sen temps et où j’avais constaté que c’était un chat « citadin « !
http://www.degroupnews.com/actualite/n5697-arcep-fibre_optique-deploiement-tres_haut_debit-ftth.html

le coup d’envoi de la 4 G …au Japon !
http://www.lexpansion.com/high-tech/coup-d-envoi-pour-la-4g-au-japon_245885.html
http://www.degroupnews.com/actualite/n5707-lte-4g-japon-mobilite-tres_haut_debit.html

les « bonnes résolutions » de SFR …
http://www.dsl

et un point de vue intéressant sur l’état des lieux et les perspectives 2011
http://www.zdnet.fr/blogs/infra-net/infrastructure-et-regulation-d-internet-etat-des-lieux-2010-et-enjeux-2011-39757080.htm

30 12 2010
Bernard GARRIGUES

J’aime bien tous ces bilans de fin d’année. Je vous propose des prédictions à caractère prophétique, certes, mais qui font partie du possible :

1/ IP4 doit arriver au bout de ses capacités au mois de février 2011. Je prévois une rustine assez tordue sur le vieillard afin d’éviter la mise en oeuvre d’IP6.
2/ L’application web2 parvient à ses limites logiques. Je ne crois pas au web3 sur la lancée parce que cela devient complètement absurde d’empiler des toiles les unes sur les autres, même si l’inventivité que permet l’application est loin d’être épuisée. Je prédis que quelqu’un mettra au point une application multidimensionnelle qui permettrait à chacun d’être au centre d’une sphère pratiquement infini (quelque chose qui ressemble aux synapses).
3/ Les e-gueux trouveront un moyen simple et peu coûteux de détourner tous les freins et tous les péages mis par les industriels du net sur le réseau mondial afin d’interdire à tous un accès infini à la connaissance et à l’information.
4/ Suite aux élections cantonales, Coco Blanc, JPP, Morel et St Léger feront, la corde au cou, le 1er avril 2011 en la cathédrale de Mende, l’aveu que depuis des années, ils bloquent le développement d’internet en Lozère afin de demeurer bien tranquillement dans le 19ème siècle des hommes politiques.

2 01 2011
Nico

Article du Midi-Libre du 2/01/11 :
http://www.midilibre.com/articles/2011/01/02/MENDE-Chantal-Poyet-sur-le-terrain-au-contact-1497884.php5
http://www.midilibre.com/articles/2011/01/02/MENDE-En-Lozere-1497885.php5

http://www.midilibre.com/articles/2011/01/02/MENDE-L-39-operateur-historique-implique-en-Lozere-1497879.php5

Le FTTH d’ici 2015 à Mende, nous sommes loin d’avoir une préfecture innovante dans le domaine.
Les jeunes Lozériens en étude à Montpellier en aurons profiter depuis plus de 5 ans là bas !
Difficile d’être attractif pour les faire revenir par la suite…

Si la commune attend Orange pour l’installation du FTTH, je ne sais même pas si cette date sera respecté…

Ces articles correspondent plus à de la propagande de l’opérateur historique, qu’a une réelle initiative de service public pour tous.
Orange n’est plus là pour ça, les élus devrait en avoir conscience !

2 01 2011
websdugevaudan

Merci pour ces liens Nico
Sur celui ci
http://www.midilibre.com/articles/2011/01/02/MENDE-L-39-operateur-historique-implique-en-Lozere-1497879.php5
j’ai mis un petit commentaire…

7 01 2011
websdugevaudan

Passionnante interview du journaliste Alain Joannes à l’adresse http://www.econotique.com/Data-Journalism-nouvelles-pratiques-et-nouveaux-outils_a305.html#last_comment

7 01 2011
websdugevaudan

Au fait! Bonne année à tous les visiteurs

C’est l’ami Nicolas d’AveyronAdsl qui a mis la petite vidéo sur youtube;-)

8 01 2011
websdugevaudan

http://www.ceriseclub.com/actualites/2011/01/07/6869/thd-a-laval-la-satisfaction-deric-besson.html
Eric BESSON se félicite du déploiement du THD sur l’agglomération de Laval « le premier depuis l’homologation par le Ministre du cadre règlementaire de déploiement de la fibre optique dans les zones les moins denses du territoire »
20 communes pour 100 000 habitants. ! Vous avez dit « zones moins denses » ? Là il s’agit d’une « petite zone moins dense »

Et si l’on faisait la même opération dans une « grande zone moins dense » ?
D’autant que le très haut débit est maintenant prioritaire pour obtention des crédits européens
http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&cid=1250260997938&jid=1250261007168

8 01 2011
websdugevaudan

Orange s’occupe du haut débit en Lozère…et du très haut débit ailleurs ..
Très haut débit : l’offensive d’Orange auprès des collectivités
http://pro.01net.com/editorial/526537/tres-haut-debit-loffensive-dorange-aupres-des-collectivites/

9 01 2011
Bernard GARRIGUES

Pas mal : la prise THD à 300 €. C’est le mieux que j’ai trouvé.

9 01 2011
Bernard GARRIGUES

En fait, le nombre de 100 000 du projet n’est pas le nombre de prises mais le nombre d’habitants ! Il faut revoir à la hausse le coût par prise lorsque nous en connaîtrons le nombre : il ne devrait pas être très éloigné des coûts de l’Ain, des Hauts de Seine ou de Manche numérique (environ 450 € la prise)

9 01 2011
Bernard GARRIGUES

Faut corriger. 100 000 est le nombre d’habitants desservis par le projet, pas le nombre de prises. Faudra revoir lorsque nous connaîtrons le nombre de prises projetées.

10 01 2011
Bernard GARRIGUES

Mille excuses pour le cafouillage.

10 01 2011
Bernard GARRIGUES

QUESTIONS SUR LE RAPPORT MAUREY

1/ PRODUCTIVITÉ

Dans votre rapport, vous faites assez souvent appel à la notion de productivité. Nous constatons qu’il s’agit, dans la bouche des élus, des fonctionnaires et même des chefs d’entreprise d’une notion magique n’ayant pratiquement aucun contenu opérationnel. Pouvez-vous nous expliquez le processus pratique de gain de productivité potentiel de la société française qui serait créée par le THD généralisé ?

2/ FINANCEMENT

Vous consacrez une grande partie de votre rapport au financement du déploiement du THD en France. Votre évaluation la plus réaliste (page 55) indique un chiffre de 23,5 milliards d’euros ; qui est certes une somme importante pour la nation mais relativement faible à l’abonné : entre 650 et 700 €. Il se trouve que cette somme est inférieure à l’actif corporel immobilisé de FT (en gros, la valeur du réseau) au 31 décembre 2009 (24,3 milliards). A notre connaissance, FT est soumise aux mêmes règles comptables et fiscales que toutes les entreprises françaises. FT impute donc à ses clients le coût de sa dotation aux amortissements de ses actif corporels ; par contre, vous pouvez constater, au vu des comptes de FT à moyen terme, que l’entreprise n’utilise pas du tout sa dotation aux amortissement à maintenir la valeur comptable de l’outil réseau (-6,3 milliards de décapitalisation sur 7 exercices). Par ailleurs votre rapport fait remarquer que FT a obtenu des pouvoirs publics l’autorisation de financer, par facturation aux clients, la dotation à un Fonds de modernisation de l’ordre de 800 millions par an. Pouvez-vous nous expliquer pour quelles raisons la représentation nationale ne considère pas le déploiement de la FO comme une simple modernisation du réseau dont le coût est couvert par les dotations aux amortissements et la modernisation ? En remarquant que ces fonds, disponibles, sont d’une tout autre ampleur que les moyens de financement que vous vous êtes appliqué à analyser : 2,4 milliards par an en fixant la durée d’amortissement à 15 ans, 3,2 milliards par an pour une durée d’amortissement de 10 ans.

3/ ACTUALISATION

Votre rapport n’évoque pas du tout la notion d’actualisation ; pourtant, la généralisation du téléphone dans les années 1970 reposait, pour une large partie, sur une évaluation qui s’est avéré très opérationnelle, du prix qu’accepterait de mettre les particuliers afin de disposer du droit d’accès immédiat à une ligne téléphonique. Plus, le coût d’actualisation alors proposé par l’État était le même pour tous les résidents et accordait un droit d’accès absolu au réseau. Il peut être démontré qu’un processus d’actualisation adapté (de l’ordre de 150 € par abonnement) dynamiserait le déploiement de la FO, surtout s’il était couplé avec une disparition à terme des techniques de téléphonie analogique. Pouvez-vous nous expliquer pour quelles raisons votre rapport n’a étudié ni la logique d’actualisation ni chercher à déterminer les prix qu’était prêt à mettre les acteurs locaux afin de disposer d’une prise THD ? En remarquant, que la fixation d’un coût d’accès au THD à 150 € représente, pour 40 millions d’abonnés au fixe, quelque chose comme 6 milliards d’euros potentiels ; donc vraiment un somme susceptible de booster le processus de déploiement de la FO et de trier les acteurs locaux effectivement demandeurs de THD.

4/ FONDS D’AMORTISSEMENT

Le processus de Fonds d’Amortissement (type FACÉ) est aussi une autre manière d’actualiser le coût qu’une collectivité est prête à investir afin de disposer immédiatement d’un équipement public ; ce n’est pas une taxe. Afin de répondre aux objections, nous pouvons logiquement croire que si le processus FACÉ avait été mis en place en 1920, en même temps que la loi sur l’électricité, l’électrification du pays jusqu’au résident aurait été nettement plus rapide. La logique du processus consiste à répondre à la question que pose l’entreprise de l’impossibilité d’amortir des équipements publics, dans certaines situations, en fonction des coûts d’investissement et du prix réglementé de la fourniture. La collectivité locale fait l’avance d’un certain volume d’amortissement susceptible de rétablir l’équilibre comptable de l’investissement risqué de l’entreprise. Les fonds d’amortissement offrent deux avantages d’intérêt public : (1) ils transfèrent la maîtrise d’ouvrage de l’équipement public local à la collectivité demandeuse ; (2) ils permettent de faire émerger les collectivités publiques fortement (prioritairement) demandeuses. (Remarquons aussi que le processus dégage des recettes d’amortissement pour l’entreprise proportionnel à l’investissement réel pris en charge à l’actif). Il appartient à l’entreprise bénéficiaire comptable de l’investissement d’abonder le fond d’amortissement ; pas à l’État (qui dans ce cas d’espèce détient cependant 28% du capital de FT). Pouvez-vous nous expliquer le bilan coûts/avantages qui vous a fait écarter le processus du fonds d’amortissement ?

5/ RETOUR D’INVESTISSEMENT

Votre rapport fait très souvent appel à la notion de retour d’investissement afin d’établir la frontière entre ce qui est possible de réaliser et l’irréalisable. Il note (pages 29-30) que F.T., SFR, Bouygues et Illiad font respectivement 30%, 20,2%,13% et 15% de marge opérationnelle. Sur le satellite KA-SAT, pour un investissement de l’ordre de 400 millions d’euros, il est prévu un retour d’investissement de l’ordre de 36 mois, pour un coût à la prise d’environ 1350 € (plus 400 € de matériel à la charge de l’abonné) ; pour le projet Aumont Aubrac, le retour d’investissement est de l’ordre de 50 mois ; pour la majorité des projets relativement connus, les retours d’investissement sont de l’ordre de 15 mois (hors prétentions de FT à péages léonins). Pouvez-vous nous donner la limite, dans le cadre de votre rapport, entre un retour d’investissement intéressant pour l’entreprise et un retour d’investissement bloquant ? Vous paraît-il normal qu’une société qualifiée d’industrielle puisse prétendre à des retours d’investissement inférieurs à 60 mois, et fasse appel à la compassion de la représentation nationale ?

12 01 2011
websdugevaudan

Le web local va, semble-t-il, se développer fortement, un argument de plus en faveur de la création d’un réseau fixe unique et d’un réseau mobile unique (avec convergence des deux) indépendants et ouverts à tous les futurs opérateurs de services locaux

«L’une des grandes tendances du Web cette année devrait être l’essor du « local ». Que ce soit dans la publicité, l’e-commerce ou encore les médias, de nombreuses initiatives ont vu le jour et devraient se développer en 2011. Cette tendance rend plus floue la séparation entre online et offline. Les sites comme Groupon, qui proposent aux internautes des offres dans les magasins physiques, rencontreront un succès mondial. Les géants du Web, à commencer par Google et Facebook, devraient réellement se lancer dans cette direction, en s’appuyant sur la géolocalisation mobile. Cette plus grande présence en ligne des petits commerçants ira de paire avec une forte hausse de leurs dépenses en e-publicité ». » (http://www.e-alsace.net/index.php/smallnews/get?newsId=5947&_newsletterjob=3056313

13 01 2011
websdugevaudan

Yves Rome, président du cg de l’Oise, président de l’AVICCA …et lozérien ! (origine marvejolaise) a un avis assez proche,semble-t-il de celui des Webs du Gévaudan
A vous d’en juger !http://www.degroupnews.com/actualite/n5785-avicca-tres_haut_debit-internet-deploiement-fibre_optique.html

13 01 2011
14 01 2011
16 01 2011
websdugevaudan

A la lecture de Midi Libre de ce jour qui annonce une augmentation « à petits pas » de la population de la Lozère
http://www.midilibre.com/mende
On ne peut s’empêcher de jeter un œil sur :
1- ce que nous proposions…en 2004
http://www.lozere-online.com/websdugevaudan/index.php?2004/12/28/11-cap-sur-100000-habitants#co
2-l’étude Altivis de 2007
http://www.lozere.fr/gallery_files/site_1/4014/document_strategique_-_altivis.pdf?PHPSESSID=3966456a8e234164cf20aba5acd437ef
Nous interroger sur la « vision » que nous proposons pour la Lozère en 2030
https://websdugevaudan.wordpress.com/projet-pour-la-lozere/
Et nous demander si nous mettons vraiment tout en œuvre pour
-formaliser sur ce que nous voulons vraiment en réfléchissant ensemble sre cette « vision » lors de réunions citoyennes décentralisées que nous proposons depuis…toujours !
-les moyens mis en place pour atteindre un objectif sur lequelnous nous serions mis d’accord

21 01 2011
Bernard GARRIGUES

Lettre ouverte au président de région :

Vous m’adressez aux fournisseurs satellites afin de disposer du haut débit. Plusieurs difficultés :

1/ Avec la mise en service du satellite KA-SAT la donne (mai 2011) sur les services satellite est complètement changée. Normalement, les tarifs pour un débit 10Ms/4Ms devraient être concurrentiels avec ceux de l’ADSL terrestre.
2/ Votre courrier signale qu’il faut s’engager (jusqu’à 24 mois) avant le mois de juin alors que la solution KA-SAT n’interviendra pour le public qu’au mois de mai et qu’actuellement tous les FAI proposent des offres concurrentielles sous condition d’engagement de 12 mois. C’est à dire que si l’on veut bénéficier des conventions LANGUEDOC ROUSSILLON, nous aurons à payer plusieurs abonnements durant quelques mois et que nous pouvons compter sur FT pour bénéficier des dispositions de la loi emmerdements maxima.
3/ Les tarifs de votre conventionné nostre-pais.net sont nettement abusifs, même si la prestation est supérieure à celle de nordnet.com
4/ Pourquoi la région ne négocie-t-elle pas avec les propriétaires de KA-SAT (EUTELSAT) des tarifs de gros pour son propre compte ? De plus Eutelsat est aussi son propre distributeur par l’intermédiaire de TOOWAY qui aura forcément une politique de prix afin de trouver un nombre d’abonnés suffisant le plus rapidement possible.
5/ Une consommation de 3 Go par mois représente 1,8 heures à 3M/s. Si le débit porte 95% de pub, vous pouvez imaginer l’intérêt d’un acteur local qui travaille sur le net d’un tel abonnement.

21 01 2011
websdugevaudan

l’avantage avec Bernard, c’est qu’il connait le sujet
Merci Bernard pour tes contributions à la vie de ce (modeste) blog;-)

22 01 2011
Bernard GARRIGUES

Ce qui est déguelasse dans le courrier de la Région c’est le détournement de l’esprit de la PPP (esprit très loin déjà du génial). Par cette simple lettre, elle dédouane FT de son obligation conventionnelle d’apporter un débit d’au moins de 2 M/s à ses abonnés (obligation déjà fortement atténuée par le taquet de 80% minima par commune).

Et ce en proposant une solution obsolète dans 4 mois.

Si nous prenons les exemples de PREVENCHÈREs ou de LA CANOURGUE, je crois certain que le coût du fibrage des différents SR de la commune était moins élevé que celui des NRA-ZO mis en place pour un résultat nettement meilleur (dans le cas de La Garde Guérin, le fibrage du SR aboutit à l’accès potentiel de toutes les lignes du village au THD).

Le cas du bourg de Prévenchères est complètement caricatural : le SR est situé à 50 mètres de deux backbones : celui de FT et celui du RFF (qui a une offre commerciale sur son réseau à peu près équivalente à celle de FT). Donc, en gros, un coût de fibrage de l’ordre de 500 € ; dans le cas de la PPP, c’est un NRA-ZO à 120 ou 130 mille euros.

Parlons pas de La Canourgue où se croisent 4 ou 5 backbones (dont l’un propriété du département) !

22 01 2011
Bernard GARRIGUES

Il me semble que si le département prenait l’initiative d’établir un GIX départemental (c’est un outil qui permet (par exemple) que lorsque vous envoyez un message à votre voisin de l’autre coté de la rue, les paquets correspondant n’aillent pas transiter par Paris), ce GIX devrait être installé à La Canourgue.

24 01 2011
websdugevaudan

La longue marche vers l’autoroute du télétravail https://websdugevaudan.wordpress.com/2009/02/08/l%E2%80%99a75-%C2%AB-autoroute-du-teletravail-%C2%BB/ !

Le télétravail, que le très haut débit permettra de développer sur nos territoires et auquel les Webs du Gévaudan ont toujours été très attachés (cf réunion avril 2005 à La Canourgue http://www.lozere-online.com/websdugevaudan/index.php?2005/04/08/28-reunion-de-la-canourgue-sur-le-teletravail-compte-rendu-succint ) continue sa progression dans les esprits…avant de devenir une vraie réalité

2 infos récentes
1-à Paris : 3 salariés franciliens sur 4 favorables au télétravail
http://www.zevillage.net/2011/01/enquete-opinion-way-sur-le-teletravail-et-la-mobilite-en-ile-de-france/
2-en Lozère : Nicole Turvé Suetens, expert européenne en télétravail (http://www.distance-expert.eu/ )et coauteur du dernier livre sur le sujet avec Pierre Morel (http://www.pearson.fr/livre/?GCOI=27440100537440 ) a donné récemment une interview à la revue lozérienne Lou Païs …revue sur laquelle on peut obtenir des infos auprès de son directeur, membre des Webs du Gévaudan Paul Astruc » astrucpaul@yahoo.fr

Terroir(Lou Païs) et internet(Webs du Gévaudan) très haut débit=les deux « mamelles » de la ruralité moderne dont il sera question je suppose le 3 février à Aumont Aubrac http://twitter.com/THDAumontAubrac

25 01 2011
25 01 2011
Bernard GARRIGUES

C’est vrai que les bla-bla écrits de l’ARCEP sont abscons (pour ne pas dire cons tout court) mais nous pouvons y apprendre les règles absurdes de jeux futiles de ces grands garçons (il y a une nana conseiller d’Etat dans la partie).

26 01 2011
Bernard GARRIGUES

J’ai lu assez rapidement : pas tout intégré.

Un petit exemple celui de La Garde Guérin :

Atténuation : 71 dB (en pratique, 6 à 700 k/s de débit à l’abonné en technique ADSL2+.

Distance à vol d’oiseau entre le NRA et le SR : 4050 mètres.

La sous-boucle du SR a une atténuation de l’ordre de 3 dB.

Il peut y avoir un contrat (c’est les bases de ce contrat dont traite le projet d’avis) entre un opérateur privé, public (la commune), ou coopératif (la section de commune) afin de fibrer le SR.

Résultat des courses : les abonnés de La Garde Guérin ont accès à un débit de l’ordre de 19 M/s après réalisation de ce contrat. Au cas où FT débriderait aussi le NRA de Villefort, nous obtiendrons environ 95M/s symétrique à condition de renforcer suffisamment le signal ethernet de nos ordinateurs locaux (actuellement les prises ethernet son conçues pour une portée de l’ordre de 100 à 110 mètres et nous avons 350 mètres en moyenne entre prises à l’abonné et le SR.

26 01 2011
Bernard GARRIGUES

Sont conçues … (un t est resté dans le clavier)

27 01 2011
websdugevaudan

Excellent papier de Jean Pierre Jambes que je vous invite à lire à l’adresse https://mail.google.com/mail/?hl=fr&shva=1#inbox/12dc6c5a37ef5025
Et auquel j’ai apporté le commentaire ci-dessous

« Ce papier pose bien toute la problématique et la « difficulté politique » de mettre une vraie réalité derrière les grands mots.
Il est temps que nos parlementaires s’emparent du sujet. https://websdugevaudan.wordpress.com/2010/09/02/tres-haut-debit-la-parole-est-aux-parlementaires/#comments
Pour sa part, mon député, Pierre Morel à l’Huissier, a toujours suivi les propositions des Webs du Gévaudan . Il a déjà déposé sur le sujet une proposition de loi qui a quelques difficultés à être inscrite à l’ordre du jour…. il me demande de lui faire de nouvelles propositions
Comment enrichir la proposition de Jean Pierre jusqu’à en faire une proposition de loi que nous proposerions à mon député , créateur de la « droite rurale » http://www.pierre-morel.fr/mouvement/droite-rurale.html et à ses collègues…..
….Sachant que la gauche, dont un blog avait repris intégralement un de nos articles http://www.bouclier-rural.net/Vers-un-bouclier-numerique-rural_a116.html
ne pourrait pas ne pas s’allier à une proposition cohérente d’intérèt général au-delà de tout esprit partisan !!
Pour ma part Je vais essayer d’écrire un article sur : »Taxes outils de solidarité ? en développant 2 exemples de taxes nouvelles : 1-taxes sur les transactions financières 2-taxes sur les télécommunications »
Un réseau unique permettant à la vraie concurrence de jouer pleinement son rôle ne serait il pas ici la voie médiane entre » le tout libéralisme fou et le tout administratif compulsif. » ? «
Sur le tout libéralisme libéral même les gens de droite reprennent aujourd’hui l’idée centrale qui a donné naissance au mouvement Attac …en 1998 !
Quant au tout administratif compulsif je vous laisse méditer le papier ci-dessous de Gérard COURTOIS dans Le Monde du 21 décembre 2010
« Un soir de 1966, alors premier ministre, Georges Pompidou piqua une brusque colère devant la pile de textes réglementaires qu’un malheureux collaborateur venait présenter à sa signature. « Arrêtez d’emmerder les Français : il y a trop de lois, trop de règlements dans ce pays. On en crève ! Laissez-les vivre un peu, et vous verrez que tout ira mieux ! », lança-t-il de sa voix rocailleuse.
L’histoire ne dit pas s’il signa, mais elle retiendra que, depuis cette date, le nombre de textes régissant la vie du pays a doublé : 8 500 lois, quelque 120 000 décrets et arrêtés, sans compter d’innombrables règlements ».
Martelons l’ »EVIDENCE » rappelée par Jean Pierre en nous « accrochant » à cette pensée de Schopenhauer « toute idée innovante chemine en trois étapes 1-elle est ridiculisée 2-elle subit une forte opposition 3 -c’est une évidence pour tout le monde »
@suivre….rapidement ! »

29 01 2011
31 01 2011
Pierre Ygrié

Portail de la Datar sur l’aménagement numérique

http://www.territoires.gouv.fr/amenagement-numerique

5 02 2011
Bernard GARRIGUES

La réunion d’AUMONT a mis en évidence le déplacement de la question du développement local vers 1/ l’équipement à la maille département en GIX ; 2/ la réalisation du nuage nécessaire à l’accession du réseau local au stock de connaissances et au flux d’information (cloud computing) disponibles sur Internet.

1/ Le GIX est un outil qui permet de rendre autonome le réseau local (travailler sur sa puissance) et de l’interconnecter à débit maximum avec tous les autres réseaux du net. Il peut réaliser sa fonction gratuitement (cas du GIX de RENATER) ou commercialement (contrat de compensation (ou peering)). Le GIX permet aussi de nettoyer l’info de ses éléments toxiques de manière neutre. Pour fixer les idées, si le réseau lozère vaut 30 millions, un GIX départemental coûterait environ 75 000 €.
2/ Le nuage est un moyen logique de faire converger les stratégies individuelles en stratégies locales aux différentes mailles.

18 02 2011
Pierre Ygrié

S’il est normal, comme le dit Eric Besson qu’un opérateur commence à travailler là où la demande est importante ( http://www.rtflash.fr/l-acces-rapide-tres-haut-debit-pour-tous-passe-par-combinaison-intelligente-technologies/article
est-il normal qu’un aménageur du territoire (l’Etat) ne commence pas à travailler là où les besoins de ses administrés sont les plus importants, les campagnes, les ruraux ayant à l’évidence le plus besoin de services électroniques pour compenser les services physiques défaillants ?

De bons amis de la bète venus de France et de Navarre ( https://mail.google.com/mail/?hl=fr&shva=1#inbox/12e3439a2877d0f5 ) se sont réunis récemment dans le fief de l’animal pour « crier » cette bonne question?!

24 02 2011
Nico

Vidéo à voir :

24 02 2011
Nico

Ca donne envie pour les autres.

24 02 2011
Pierre Ygrié

Merci Niko
Que ça donne envie pour les autres, c’est sur !
Ce qui me préoccupe le plus aujourd’hui c’est de connaitre l' »envie » des aumonais !!
Quelqu’un a des nouvelles depuis cette réunion ? tant au niveau de la communication depuis le reportage de FR3 http://www.youtube.com/watch?v=BY7pzi2rMvk que,surtout, du nombre d’aumonais intéressés par un racordement gratuit…jusqu’au 30 avril si j’ai bonne mémoire ?

25 02 2011
websdugevaudan

Quand je rapproche en toute immodestie mon papier d’il y a 3 ans (http://www.village-justice.com/articles/droit-information-Pierre-Ygrie,3292.html ) au dernier édito de René Trégouet (https://mail.google.com/mail/?hl=fr&shva=1#inbox/12e59fca5c3b44fa ) je suis tenté par la lecture du « temps des magiciens » http://www.decitre.fr/livres/Le-Temps-des-magiciens.aspx/9782746504967 pour tenter de mieux comprendre comment la technique nous permet désormais de réaliser l’impossible d’hier ….dans le sens de la démocratie certes si chaque homme a un égal accès à la connaissance procurée par ces nouveaux outils mais aussi, peut-être, d’une tyrannie d’un autre genre dans le cas contraire ?

25 02 2011
Nico

Des nouvelles sur le « projet » Mendois :

(Lozère-Nouvelle du 25/02/2011)

Merci de décrypter si vous connaissez ce projet !

26 02 2011
websdugevaudan

Création du conseil national du numérique
http://www.pcinpact.com/media/cnn_rapport_vf.pdf

10 03 2011
THD rural cherche « aménageur »…désespérément ! « Les webs du Gévaudan

[…] concurrence, celle sur les services, puisse jouer à plein, les zones rurales ont besoin d’un « aménageur de territoire » unique, neutre et indépendant des opérateurs de services , bras armé d’une véritable […]

12 03 2011
Causse

 » LA CONCURRENCE ? OUI !! SUR LES SERVICES…PAS SUR LES INFRASTRUCTURES. »

Je persiste et signe sur cette nécessité. La force publique doit être détentrice des infrastructures. A l’exemple des réseaux routiers nationaux, ferroviaires ou fluviaux.
C’est la seule garantie de la pérennité d’une parfaite liberté démocratique.
Bon vent et bon courage aux WEB du Gévaudan.

12 03 2011
obcd

@Causse:
Et que penseriez-vous d’un réseau public mais régionalisé, à la manière des syndicats d’électrification.

Car pour moi, le problème principal d’un « France-Télecom-Câble » public, c’est principalement:
– L’inefficacité et le je-m’en-foutisme surtout dans les zones peu dense.
– L’absence d’audace dans l’innovation et les déploiements, dont l’ADSL est le plus grand exemple: Cette technologie techniquement incroyablement complexe a été conçue spécifiquement pour éviter d’avoir a se fatiguer à recabler tous les logements en FTTH dans les années 90, à l’heure ou d’autres pays y réfléchissaient déjà.

Au final, on a aujourd’hui 10 ans de retard et un pognon incommensurable dans cette techno. Par contre, Alcatel a sorti son épingle du jeu en
* Vendant des DSLAM & des puces ADSL,
* Vendant sa branche « Optronics » en 2003.

Aujourd’hui, on est de toute façon obligé de tout recâbler avec du matériel asiatique, et ce quelques années avant une crise économique majeure & mondiale. Belle réussite en vérité !

C’est pourquoi je pense qu’un modèle qui pourrais marcher est de monter par région un syndicat de fibrage, avec lesquels les opérateurs/FAI travailleraient pour offrir leurs services.
Ces syndicats seraient en contact direct avec les usagers (via un n° de téléphone « hot-line » par exemple) pour signaler des problèmes de connectivité, les problèmes d’informatiques seront, comme maintenant, réglés par les FAI.
Le financement serais fait comme maintenant avec une combinaison de public (pour la couverture du territoire) et privé, avec un tarif réglementé et public que les FAI payeraient par abonné.

Et rien a faire que Free pense que « Notre vision des choses, c’est que dans les télécoms il faut avoir son réseau. C’est probablement pour ça qu’on est l’un des seuls [opérateurs] alternatifs à avoir survécu dans la durée » . (Ah ? je savais pas qu’ils avais tiré leur propre fils de cuivre…)

15 03 2011
Bernard GARRIGUES

A ma connaissance (mais je peux me tromper) l’ADSL et les DSLAM (et les box) ont été mises au point afin de faire payer ceux qui utiliser leur téléphone pour transférer leur fichier ou papoter gratuitement sur des fréquences que les paires de cuivre supportaient mais qui ne pouvaient pas être compté par les compteurs des P&T. Toute l’électronique lourde provient de la volonté des « propriétaires » historique des lignes de vouloir faire payer les flux internet qui ne leur coûtaient rien. Je peux le dire assez savamment dans la mesure où j’ai participé, il y a très longtemps au transfert de fichiers entre La Réunion et Clermont Ferrand (ça marchait). J’ai connu aussi les modems sur lignes toujours en fonctionnement sans aucun abonnement à un fournisseur d’accès, etc … Toute l’histoire de l’internet depuis 1989-90, c’est comment faire payer un service qui ne coûtait rien aux industriels du téléphone.

16 03 2011
Pierre Ygrié

Je suis candide techniquement
Donc on se partage le boulot ?
Moi je me contente d' »enfoncer le clou » en essayant de saisir toutes les occasions pour dire des choses simples…enfin je pense;-)….en ces périodes électorales il ne faut rien négliger !
aveyronadsl.free.fr/images/logo/ygrie/ygrie_pierre_2011_06-30.mp3
aveyronadsl.free.fr/images/logo/ygrie/ygrie_pierre_2011_08-30.mp3

16 03 2011
Bernard GARRIGUES

Pas mal.

faudrait trouver un moyen d’obtenir le débridage des NRA. Par l’ARCEP ? Faut formaliser la démarche.

16 03 2011
obcd

Débridage des NRA : A mon avis pas possible, ils appartiennent à FT : Il faudrait que celui-ci accepte d’en transférer la propriété au public, via le conseil général… Pas gagné.

Pour moi il faut plutôt concentrer tous les efforts sur la fibre, et pour ne pas faire n’importe quoi tant techniquement que administrativement.

@Pierre: Un réseau unique, ok. Mais alors il faut que le réseau soit conçu comme étant pérenne en terme de technologie (donc, éviter le GPON, qu’il faudra changer dans 10 ans), et s’arranger pour que les habitants puissent contacter directement l’entité en charge de la gestion: Car sinon, ca va faire comme maintenant: En cas de problème physique sur la ligne les sociétés privées feront le ping-pong entre elles, accuseront l’entité publique de mal gérer, et ne feront *rien* pour arranger la situation.

16 03 2011
Pierre Ygrié

Bonnes remarques obcd
Pourriez vous en quelques mots simples nous expliquer (du moins à moi)
1-la technologie à utiliser
2-la technologie à éviter
Merci…mais simple simple…méthode KISS
Keep
It
Simple
Stupid !
Merci

16 03 2011
Bernard GARRIGUES

Tu verras que si l’ARCEP émet un avis robuste et directif sur la scission entre Orange et FT, il existe un petit fenêtre de temps où tout sera possible (avant que les autres FAI aient pris la main).

16 03 2011
Bernard GARRIGUES

L’avis de l’autorité de la concurrence émet de fort doute sur l’effectivité des droits de propriété de FT sur les réseaux de transport et de distribution et sur les fourreaux. A mon avis, cela ne résisterait pas à une Question Prioritaire de Constitutionnalité, compte tenu de l’exaspération des abonnés.

16 03 2011
Bernard GARRIGUES

A La Garde Guérin, nous avons construit les fourreaux en 1972, certes sur le domaine public communal : je vois mal quel titre de propriété FT peut nous opposer, à part la loi mal ficelée de Jospin. La représentation nationale n’a pas le pouvoir de disposer de notre propriété au bénéfice de FT.

19 03 2011
Bernard GARRIGUES

@ obcd,

Faut aller jusqu’au bout du raisonnement. La propriété des réseaux doit être restituée :

1/ à l’État lorsqu’ils empruntent le domaine public national ;
2/ au département lorsqu’ils empruntent le domaine public départemental
3/ aux communes lorsqu’ils empruntent le domaine public communal ;
4/ aux propriétaires privés lorsqu’ils empruntent la propriété privé.

Mais, c’est le gros morceau :

5/ à RFF lorsqu’ils empruntent le domaine public ferroviaire.

21 03 2011
Réseau unique : Dissipons les malentendus ! « Les webs du Gévaudan

[…] aux  réactions suscitées par  nos deux derniers articles sur la nécessité d’un réseau unique et  sur l’ «aménageur » THD dans les territoires ruraux et par nos prises de position en […]

4 04 2011
obcd

@Pierre Ygrié :
Ça a mis du temps, mais j’ai enfin concocté un article technique sur la FTTH:
http://www.obconseil.eu/oblog/deploiement-ftth-resume-technique-et-commentaires-partie-1.html

Pas aussi « KISS » que je l’aurais voulu…. Mais j’attends vos commentaires.
J’ai une seconde partie qui arrive sur le coté « opérateur »: NRO, Liens de collecte nationaux, géolocalisation des fibres pour l’aménagement du territoire, …

J’ai aussi fait quelques commentaires sur l’aspect contractuel de ces réseaux ici:
https://mail.fdn.fr/wws/arc/fai-locaux/2011-04/msg00041.html

Je vous recommande vivement la lecture de ces messages sur le FTTH, et de cette liste en particulier: Les FAI-Locaux (donc, auto-gérés) sont à mon avis une clé importante pour un déploiement rural, car dans un premier temps aucun FAI national ne viendra, et aucune pétition ne changera cela. On l’a vu, malgré des millions d’euros de subventions, ils ne veulent quand même pas venir.

Donc pour moi je considère que dans le domaine des télécoms ruraux, on est comme à l’époque du 8 mai 1945: Il y a TOUT à faire, et pas de pouvoir public disponibles, occupés ailleurs.

4 04 2011
websdugevaudan

@obcd
Super boulot ! Merci beaucoup
Je mets le lien http://www.obconseil.eu/oblog/deploiement-ftth-resume-technique-et-commentaires-partie-1.html en commentaire du nouveau papier »Y-a-t-il un pilote dans l’avion » ?

26 08 2011
FTTH Rural : Mobilisation générale ! « Les webs du Gévaudan

[…] et l’économie de la connaissance  -la nécessité, pour atteindre cet objectif « citoyen », d’un réseau unique , du moins à la campagne en prenant bien soin de dissiper toutes les ambiguïtés d’une telle […]

3 09 2011
Vivre au pays ! « Les webs du Gévaudan

[…] à d’autres pays comme l’Australie la France a pris l’option « marché » pour son programme national très haut débit […]

7 09 2011
PNTHD : Changer de cap ! « Les webs du Gévaudan

[…] réseau d’infrastructures passives-unique-dont elle a impérativement besoin pour permettre à la vraie concurrence , celle sur les services, de s’exercer pleinement . Paradoxalement la stratégie de marché provoque des doublons de […]

5 10 2011
Très haut débit : l’urgence de Vrais débats ! « Les webs du Gévaudan

[…] la balance !. Les australiens, eux l’ont fait. La rentabilité à terme est un point essentiel de leur projet de réseau unique : celui-ci doit être rentable (on ne joue pas impunément avec les $ des « tax […]

4 12 2011
Les réseaux vont-ils exploser ? « Les webs du Gévaudan

[…] sont construites par un très petit nombre de grands opérateurs voire un opérateur unique (Australie) . En Europe au contraire c’est l’éparpillement ! Qui plus est les 27 cadres règlementaires […]

21 03 2012
Le changement (numérique) c’est maintenant…pour une France (numérique) forte ! « Les webs du Gévaudan

[…] de « concurrence par les infrastructures » ne peut être viable. Il est objectivement une entrave à la vraie concurrence, celle sur les services. Qui plus est, il est en totale contradiction avec les impératifs […]

5 04 2012
Lettre ouverte aux candidats à l’élection présidentielle « Les webs du Gévaudan

[…]  Très haut débit : un Réseau Unique pour libérer la (vraie) concurrence ? […]

17 09 2013
Très haut débit : le mouvement est engagé dans les territoires ruraux | Les webs du Gévaudan

[…] Très haut débit : un Réseau Unique pour libérer la (vraie) concurrence ? 2010 […]

20 08 2014
Rurali..tic..tac..tic..tac.. | Les webs du Gévaudan

[…] du territoire. J’avais écrit en son temps quelques « évidences » ( pour moi du moins ) ICI  et LA et tenté de pointer le « fossé » entre les paroles et les actes dans de nombreux […]

14 09 2014
websdugevaudan

L’ hyper-ruralité « dans » la future loi numérique !
Un billet d’actualité ( sept 2014) dans le cadre de la préparation de la « grande loi » sur le numérique en 2015 !
https://websdugevaudan.wordpress.com/2014/09/14/l-hyper-ruralite-dans-la-future-loi-numerique/

9 11 2014
Lozériens, c’est le moment de «bouger » ! | Les webs du Gévaudan

[…] Très haut débit : un Réseau Unique pour libérer la (vraie) concurrence ? […]

29 10 2015
Très Haut Débit : l’erreur est toujours « initiale » ! | Les webs du Gévaudan

[…] que nous non plus ! ) tant nous sommes persuadés depuis toujours ( ICI en 2009 ou LA en 2010 ) que « l’ERREUR est toujours […]

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