AND……un nouveau métier dans la ruralité….et au -delà 

20 01 2019

La ruralité, grande oubliée depuis des dizaines d’années et en particulier depuis l’apparition du numérique il y a 20 ans ( une opportunité historique gâchée par les différents gouvernements ) réapparait dans le paysage politique par l’action combinée du mouvement des gilets jaunes et du grand débat .

En me basant sur une déclaration du président Macron lors du premier débat ( « moins de fonctionnaires de circulaires et plus de fonctionnaires de guichets ») j’ai eu l’idée de « ressusciter » une vieille idée : créer un métier d’Assistant Numérique à Domicile (AND)

 L’administration étant de plus en plus électronique les « handicapés numériques » auront besoin d’accompagnateurs, des « guichetiers numériques à la maison» en quelque sorte , nouveau job que l’on pourrait créer en reconvertissant des « guichetiers de circulaires ? Nous voulons des fonctionnaires de guichets physiques certes (ceux où l’on va vers l’administration dans les services publics encore présents sur le territoire) et numériques…ceux où l’administration vient chez nous !

Cette idée était en germe dans un article de 2012 intitulé « Services publics tous égaux » qui, je pense, n’a rien perdu de son actualité et que je vous invite à (re) lire si vous le jugez utile

https://websdugevaudan.wordpress.com/2012/09/10/services-publics-tous-egaux/

Cette création de postes, sortes dans les zones rurales (territoires les plus éloignés des services publics physiques) sera par ailleurs un élément de dynamisation du numérique. Le numérique est la clé de l’innovation Emmanuel Macron déclarait récemment: »l’innovation se développera d’abord  dans la ruralité« . Aux Webs du Gévaudan nous en sommes persuadés depuis toujours . Dans un article de 2011  » Campagnes intelligentes »  «  nous  décrétions » une mobilisation générale pour l’innovation !

Encore fallait-il que les gouvernements successifs aient une vraie politique d’aménagement numérique du territoire et que l’on qu’on donne aux ruraux les moyens de mettre des actes derrière les mots ! C’est loin d’être le cas ! Il y a encore de nombreux trous dans l’écosystème numérique ! terreau sans lequel aucune innovation ne pourra se faire , quel que soit le domaine, santé énergie, télétravail;  etc….

En 2010 , je concluais un article « une ruralité en très haut débit pour quoi faire ? par « organiser des assises citoyennes pour,ensemble, réfléchir à la façon dont le numérique pourrait nous permettre d’imaginer demain : ne serait-ce pas un superbe challenge ? » Si nous avions suivi cette suggestion de 2010 , que nous avions faite verbalement dés la création des Webs du Gévaudan en 2000 les ruraux défileraient peut-être aujourd’hui avec des gilets verts !

Cela étant ne désespérons pas et saisissons l’opportunité historique du grand débat pour demander à nos gouvernants de donner enfin aux ruraux les moyens dont ils ont besoin pour vivre correctement et attirer les citadins en mal de campagne qui souhaiteraient,comme je l’écrivais en 2011, pouvoir tout simplement VIVRE au PAYS  .Les services publics physiques et électroniques (quelle que soit leur appellation :AND, ADN?? ) seront les fondations de cette nouvelle vie .Nous réitérons donc notre demande : moins de fonctionnaires de circulaires et plus de fonctionnaires de guichets physiques ET électroniques !

Auxillac le 19 janvier 2019

Pierre Ygrié





Hyper-ruralité : Aux actes citoyens !!

17 04 2016

L’hyper-ruralité doit être dans la loi numérique !

1-Le réseau fixe de télécommunications (réseau de cuivre, support de l’Adsl) dont disposent aujourd’hui les Français va «  mourir » dans les années à venir ! Mort « obligatoire » dans les territoires « fibrés » , « mort naturelle » dans les autres par extinction du réseau téléphonique commuté dans les 5 ans et non entretien par son propriétaire, ce dernier se lançant délibérément dans la conctruction d’un réseau optique. Les territoires hyper-ruraux , en l’état actuel de la législation et du plan France très haut débit, n’auront pas la fibre, leurs habitants n’auront donc plus de réseau fixe !

2- L’absence de réseau fixe pénaliserait ceux qui en ont le plus besoin, les ruraux !

Le réseau fixe optique est essentiel pour des échanges sécurisés, simultanés et symétriques .C’est le cas dans les services vitaux, à commencer par la santé ! Avec le remplacement du réseau cuivre par un réseau optique la grande majorité de Français disposeront de deux réseaux , un réseau principal ( appelé à « digérer » l’explosion des contenus que nous prévoyions déjà il y a 5 ans ) et un réseau complémentaire « aérien » , la connexion permanente faisant désormais partie de la vie de nombreux Français. Les ruraux sont des citoyens à part entière et devraient même, pour compenser leur éloignement des services physiques, être des « sur-citoyens numériques » ! Ils ont donc impérativement besoin des deux réseaux !!!
3- La loi numérique en discussion au sénat doit acter ce droit aux deux réseaux . Ce n’est pas le cas….pour l’instant ! Pourtant nos sénateurs travaillent activement sur le projet de loi . Le 12 avril ils avaient déposé 29 amendements , le 17 ils en sont à 61 Le délai limite pour le dépôt des amendements est le 25 avril. Il y a donc de l’espoir … pour peu que les citoyens les soutiennent ! Faisons leur confiance pour trouver une solution juridique pour acter ce droit dans la loi . Parmi les pistes possibles …. celle de la neutralité du net, c’est à dire un net accessible par tous sans limitations « ii faut qu’on ait tous accès au même internet » ! (Sébastien Soriano, président de l’Arcep, le 16 avril sur France culture)
4- Les Webs du Gévaudan apportent leur « contribution » mais ils ont impérativement besoin de soutien !
Depuis toujours comme ici en  ils tentent de sensibiliser à l’atout que constitueraient pour la France des campagnes en très haut débit  … et les risques déjà évident à l’époque d’agrandissements de la fracture numérique
Dés la parution en septembre 2015 de l’avant projet de loi ils ont alerté sur la faiblesse du titre 3 (couverture numérique), continué, depuis, à poser la question de l’inscription d’un droit à deux réseaux dans tous leurs articles et en particulier ceux de ce début 2016

https://websdugevaudan.wordpress.com/2016/04/12/loi-numerique-au-senat-les-ruraux-simpatientent-4/https://websdugevaudan.wordpress.com/2016/04/07/la-fracture-numerique-va-saggraver-dans-les-zones-rurales-sauf-si-3/ https://websdugevaudan.wordpress.com/2016/03/25/numerique-et-ruralite-la-loi-de-la-derniere-chance/ https://websdugevaudan.wordpress.com/2016/02/18/le-reseau-cuivre-estpresque-mort-vive-la-fibre/https://websdugevaudan.wordpress.com/2016/02/11/villes-lumineuses-et-campagnes-obscures/https://websdugevaudan.wordpress.com/2016/01/27/la-loi-numerique-au-senat-priorite-au-titre-3-lacces/ https://websdugevaudan.wordpress.com/2016/01/25/la-couverture-numerique-parent-pauvre-de-la-loi-numerioque/https://websdugevaudan.wordpress.com/2016/01/01/mesdames-et-messieurs-les-deputes-a-vous-de-jouer/

En 2014 nous affirmions « l’hyper ruralité doit être dans la loi numérique »

Nous le redisons aujourd’hui tant qu’il en est encore temps !!

Auxillac le 17 avril 2016

Pierre Ygrié

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Numérique et Ruralité : la loi de la dernière chance ?

25 03 2016

La loi numérique a été votée en première lecture en janvier par l’assemblée nationale. Elle sera en discussion au sénat en avril. A date cette loi ne prévoit pas, en dépit des innombrables « discours » sur le sujet,  une égalité territoriale dans l’accès au numérique , un comble pour une loi qui se veut être la loi de la « république numérique »

1-Vivre au pays  !

Vivre au pays de son choix ? C’est le rève de tous les français ! Et ils seraient de plus en plus nombreux à vouloir vivre à la campagne si les territoires ruraux étaient prèts à les accueillir

-Moins de stress : à Paris (j’y ai vécu près de 40 ans) où c’est « boulot /métro /dodo » ,  à la campagne « boulot /rando ou vélo /dodo »

-Plus de « vraie vie » pour ceux, de plus en plus nombreux, qui cherchent à allier activité professionnelle et qualité de vie . En 2007 (bientôt 10 ans!) , dans le papier « Notre projet pour la Lozère » j’écrivais « L’homme de demain recherchera de plus en plus un équilibre entre deux modes de « connexion » 1-une « connexion » naturelle et « transparente » (sans contraintes techniques) à la société de l’information ,source d’épanouissement personnel et de « business » professionnel 2-une « connexion » permanente à la nature dont il fait partie (on l’a un peu oublié en occident !), qu’il doit donc impérativement protéger et qui lui apportera le bien être qu’il trouve de moins en moins dans les agglomérations. L’homme de demain sera un homme « connecté » qui recherchera ,pour s’épanouir, des liens plutôt que des biens »

MAIS, pour attirer dans nos villages les « citadins en mal de campagne » il faut 2 conditions : de l’emploi et les services publics de base : la santé et l’éducation . Or on assiste à une dégradation progressive de ces deux services vitaux (désert médical, fermeture de classes… )…. l’inverse de ce qu’il faudrait faire !

-Avec l’explosion du numérique et l’abolition des distances l’implantation dans les territoires ruraux de services publics numériques performants aurait pu compenser ces handicaps. La performance de ces services étant directement liée à la qualité des infrastructures qui les véhiculent on aurait donc du, dans la démarche chaotique mais inévitable de remplacement du réseau de cuivre par un réseau optique commencer par « fibrer » les campagnes !

2-Le numérique « sang » de la ruralité moderne !

Les Webs du Gévaudan ne cessent de « marteler » que, si les deux piliers de la France de demain doivent être des métropoles compétitives ET des campagnes intelligentes le , les deux piliers de la ruralité moderne doivent être l’agriculture ET le numérique

Les témoignages de l’« intelligence » des rares campagnes équipées en très haut débit ne se comptent plus ! Je me conterai d’en citer un, de chez moi, à La Canourgue (Lozère)où deux jeunes lozériens ont fait le pari fou, il y a 15 ans, de vendre des produits du terroir sur internet . Bienmanger.com (nom de la société) emploie aujourd’hui 50 personnes !  . Mais c’est surtout pour les services publics, et singulièrement dans le secteur santé que les ruraux auront impérativement besoin d’ECHANGES SECURISES, SYMETRIQUES et INSTANTANES, qualités que seule la FIBRE OPTIQUE peut procurer. Avec l’augmentation des malades et la diminution des médecins la SANTE va inexorablement vers un changement de modèle . La conjonction de l’ouverture des données et de l’explosion des objets connectés donnera au numérique une place inédite. Dans les domaines vitaux que sont la Santé , l’Education et les Services de proximité (S.E.S ruralité!) le très haut débit deviendra demain le sang des territoires ruraux !

3-Les « difficultés » et les dérives des différents plans très haut débit

Nous ne reviendrons pas sur la longue et cahoteuse histoire de l’aménagement numérique du territoire que nous suivons à notre façon . Les lecteurs intéressés pourront se reporter, ci-dessous, aux différents articles écrits depuis la création de ce blog en 2007 ( ceux de l’ancien blog ont malencontreusement disparu!). Selon moi l’ « absurdité » de départ (la concurrence par les infrastructures) , que nous avons toujours dénoncée , a entrainé, même si elle a été « corrigée » depuis, une cascade de dérives. Nous n’avons cessé d’appeler l’attention des décideurs sur cette erreur « initiale » . En 2013 les routes étaient glissantes voire verglacées ! Elles le sont toujours aujourd’hui ! Nous pointions à l’époque les risques de confusion, de sous investissement, d’implication insuffisante des opérateurs nationaux, de balkanisation des réseaux …Le plan France très haut débit est toujours en attente de validation européenne  et l’implication des opérateurs nationaux n’est toujours pas au rendez vous ! 

4-Les espoirs déçus de la loi pour une république numérique en cours de vote

Persuadés depuis toujours du rôle « fondateur » de la loi pour espérer un aménagement équilibré du territoire nous attendions beaucoup de la loi numérique. Force est de constater que les articles 35 à 39 traitant le sujet s’inscrivent tous dans la logique du plan France très haut débit et n’apportent pas à chaque citoyen l’égalité d’accès qu’il est en droit d’attendre d’une république numérique !Une loi n’est pas faite seulement pour réduire les défaillances d’un plan dont chacun constate le coté « usine à gaz » mais pour acter de vrais droits. La façon dont ont été traités les articles du titre 3 (titre le plus important pour les ruraux, ) démontre s’il en était besoin que l’accès non discriminatoire aux réseaux n’est pas la priorité de la loi ! La question écrite , sans réponse à ce jour, posée par le député Hervé Féron, est suffisamment éloquente à cet égard !

Cette loi, avec le retrait de « NOE » était pourtant la loi de la dernière chance pour acter cette égalité

5-Comment traduire un necessaire « droit à la fibre » dans une loi ?

Lors de la consultation citoyenne nous avons proposé à maintes reprises un DROIT à la FIBRE https://www.google.fr/#q=DROIT+0+LA+FIBRE+WEBS+DU+GEVAUDAN

Ce droit n’a pas été acté, ce qui peut se comprendre, une loi n’étant peut-etre pas faite pour une technique  ? Dont acte !

Reste donc à formuler sous une autre forme le droit dont bénéficieront les citoyens des zones « rentables » et dont sont exclus, à date, les autres, qu’il s’agisse de territoires « RIP » ( cf proposition Hervé Féron) ou, pire, les territoires qui, lorsque le réseau cuivre aura disparu ( les dernières décisions d’Orange sont suffisamment explicites à cet égard) n’auront plus de réseau fixe et seront définitivement des sous citoyens numériques !

En premier « jet » je propose une rédaction de type ci-dessous

Amendement : droit pour tout citoyen , quelle que soit sa place « physique » sur le territoire, d’avoir la même « place numérique », ce qui implique un « droit de connexion » à deux réseaux de télécommunications, un fixe et un mobile, garantissant un accès égalitaire et non discriminatoire à tous les services proposés par les opérateurs nationaux et locaux

mais je suis preneur de toute suggestion ….Merci d’avance aux « contributeurs » 😉

Auxillac le 25 mars 2016

Pierre Ygrié

 

 






L’ hyper-ruralité « dans » la future loi numérique !

14 09 2014

Pour le sénateur Alain Bertrand, auteur d’un rapport sur l’hyper-ruralité trop peu médiatisé à mon gout sauf exception,il faut créer une « obligation de traiter de l’hyper-ruralité » dans toutes les lois« . La « grande loi numérique » présentée comme une mesure phare de la feuille de route gouvernementale dédiée au numérique du 28 février 2013, prévue pour fin 2013 puis début 2014 au plus tard, puis repoussée à 2015 et même quasiment enterrée selon certaines rumeurs, vient de refaire surface !. Il est même prévu une concertation avant sa présentation sur le bureau de l’assemblée en 2015 « d’ici là, les acteurs du numérique vont pouvoir se concerter et discuter des sujets qui pourraient alimenter le futur texte de loi ». Disons que le présent « papier » s’insère dans cette période de concertation même si les Webs du Gévaudan ne sont pas, stricto sensu, des « acteurs du numérique »!

Pourquoi un volet « hyper-ruralité » dans la future loi numérique ?

Dans le cadre des lois actuelles et même du plan France très haut débit qui marque pourtant une avancée considérable, les hyper-ruraux n’ont aucune chance de disposer des deux grands réseaux de télécommunications du 21 ème siècle, réseaux dont ils auront impérativement besoin avec la fin inévitable du réseau de cuivre :
Un réseau fixe en fibre optique destiné à remplacer le réseau de cuivre vieillissant voire particulièrement dégradé dans certains territoires comme la Lozère où les mouvements de protestation commencent à se généraliser ICI et LA jusqu’à « intéresser » certains médias nationaux
un réseau mobile ( 4G, 5G et plus..) supporté par des pylones alimentés par de la fibre optique.

Avec le développement du plan France très haut débit, les citadins sont tous les jours plus nombreux à disposer de ces deux réseaux complémentaires et non substituables comme on l’entend dire parfois ! Dans une « république numérique » les ruraux doivent être des citoyens à part entière et non des « sous-citoyens ». La fibre optique,seule capable de prendre en compte toutes les évolutions de contenu, appelés à « exploser » avec la vidéo, est le seul support assurant tout à la fois symétrie, instantanéité et sécurité, critères de base pour les services « vitaux » que nous résumons en SES ruralité ( Santé Education Services de proximité). Dans ces domaines on n’a encore rien vu ! Si l’on comparait la France numérique de demain à un grand immeuble on pourrait dire que les usages de demain, dont personne ne peut imaginer le nombre, sont les « étages »de l’immeuble et les fondations les infrastructures. Inutile d’insister sur la nécessité d’avoir des fondations solides !

Si les hyper-ruraux n’ont aucune chance de disposer de ces deux grands réseaux c’est que, étant dans des zones non préemptées par les opérateurs (dites zones AMI) les collectivités territoriales, responsables de la construction de ces réseaux dits réseaux d’initiative publique (RIP), n’ont ni le moyens financiers (en dépit d’aides significatives) ni les moyens humains de créer ces réseaux sur l’ensemble de leur territoire.

Quels sont les axes de travail de la concertation pour la préparation du projet de loi numérique ?

La loi n’a pas la prétention de résoudre tous les problèmes. S’il y a eu jusqu’ici tant de tergiversations c’est vraisemblablement que, le temps passant, on a réalisé que certains sujets, dépassaient largement le cadre hexagonal et ne pouvaient pas être traités par une loi nationale. Comme je l’écrivais dans deux papiers, l’un avant les élections européennes, l’autre après,la bataille se gagnera à minima au niveau européen.
N’empêche certains sujets peuvent ( doivent !) être traités par la loi lorsque le cadre actuel ne permet pas un accès égalitaire à la société numérique. C’est le cas, en zones rurales, des INFRASTRUCTURES ! Nous devons imaginer des formules inédites innovantes pour les zones rurales, formules qui pourraient être testées sur un territoire hyper-rural, la Lozère !

Construire en zones hyper-rurales un réseau public en « mariant » le réseau de l’opérateur historique ( seul réseau présent dans ces territoires) et le(s) RIP(s) local (aux)

La loi doit prévoir, à minima, l’expérimentation d’une solution de ce type dans un territoire pilote et la possibilité de l’étendre à d’autres territoires conformément aux recommandations du rapport sur l’hyper-ruralité. Elle doit acter l’obligation, pour l’opérateur historique (dont l’Etat détient plus de1/4 du capital) de mutualiser en un RESEAU UNIQUE son propre réseau (existant) et celui construit par la collectivité nterritoriale dans le cadre d’un RIP et à construire les réseaux manquants dans le cadre d’une « DSP subventionnée »! Que l’argent du contribuable soit donné au département pour construire son réseau comme c’est le cas aujourd’hui en Lozère et ailleurs, ou à Orange dans le cadre d’une DSP ne me gêne pas particulièrement. A Auxillac, mon village, quand je vois une fibre publique à 3 kms (A75) et une fibre d’Orange qui traverse le village je me dis que le gaspillage existe aussi dans le domaine des télécoms ! La concurrence par les infrastructures, que nous ne cessons de dénoncer depuis la création des Webs du Gévaudan il y a près de 15 ans, a pour effet pervers de réduire les marges des opérateurs au détriment d’investissements créateurs d’emploi !Qui plus est elle constiue une entrave à la vraie concurrence, celle sur les services ! Les grands opérateurs « boudent »les RIPs, les collectivités, propriétaires de ces RIPs, pour avoir des clients à tout prix, vont devoir baisser leurs prix au risque de devenir déficitaires et d’être repris par des opérateurs ! Le « mariage » des réseaux, indispensable non seulement pour des raisons d’économie mais aussi pour des raisons d’homogénéité,est une idée plutôt « évidente » qu’innovante et ne mérite donc pas de « subir » le parcours de toute idée innovante ( 1- ridiculisée 2- forte opposition 3- évidence pour tout le monde !)

La Lozère « laboratoire expérimental »?

Nous avions déjà proposé, sans succès, une telle expérimentation en 2003 ! un peu tôt à cette époque pour être « entendu » ! Depuis, en 2007, nous avions « élargi » à la problématique du développement durable. Il est temps aujourd’hui de tester en Lozère une mesure qui nous parait « évidente » depuis toujours. L’hyper ruralité restera un mot creux sans une hyper ruralité numérique ! Or, pour une vraie hyper-ruralité numérique il faut changer la loi. Ce qui est aujourd’hui impossible peut être réalisé demain par un petit article sur l’hyper-ruralité numérique dans la grande loi qui doit encadrer ce sujet vital pour la France et pour l’Europe!
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Mesdames et Messieurs les parlementaires, les ruraux d’aujourd’hui et de demain ( citadins « en mal de campagne »qui aimeraient pouvoir enfin choisir le coin de France où ils voudraient vivre !) attendent de vous que, à l’occasion de la loi numérique en préparation vous « montiez au créneau » !! Ne nous dites surtout pas que c’est irréaliste ? La réponse est oui …dans le cadre actuel mais une loi n’est-elle pas faite pour faire changer le cadre ?
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Auxillac le 14 septembre 2014

Pierre Ygrié





Ruralité : Attention danger !

21 02 2013

Pour ceux qui considèrent, avec les Webs du Gévaudan que la ruralité moderne sera  bâtie sur deux piliers, une agriculture à taille humaine respectueuse de l’environnement et l’économie numérique, l’ouverture du salon de l’agriculture d’une part, le séminaire  gouvernemental sur le très haut débit d’autre part sont deux occasions complémentaires pour poser quelques  éléments de réflexion sur l’avenir de la ruralité dont, il n’y a pas si longtemps, Nicolas Sarkozy disait qu’elle était l’avenir de la France !

Pour l’agriculture la PAC est certes « sauvée » puisque le budget global prévu pour la France ne subit qu’un léger recul ( 56,3 milliards d’euros contre 56,9 ) alors que le budget global de l’UE, lui, est en recul pour la première fois ( belle avancée vers une Europe politique !) mais la répartition des  aides ne bénéficie pas fondamentalement à des exploitations à taille humaine et à l’agriculture biologique. Il est temps que nos décideurs prennent en compte non seulement ce que souhaitent les agriculteurs (ils l’ont exprimé récemment à l’occasion des élections aux chambres d’agriculture) mais aussi ce que nous voulons, nous, simples citoyens, concernés au même titre que les agriculteurs par la qualité de notre alimentation et donc par les orientations de la PAC

Comment exprimer nos attentes et Comment le faire savoir ? En écrivant à tous les députés européens dans le cadre de la campagne «  Go M.A.D » (Go Meet A Deputy! / Rencontrez votre député !) d’Agir pour l’environnement si toutefois nous sommes d’accord avec les propositions de cette association détaillées sous ce lien http://gomad.fr/concretement/ .

On trouve facilement les adresses des députés européens sur le site du parlement européen  et, contrairement à ce que l’on pourrait penser, certains répondent ! Je leur ai écrit tout récemment pour leur demander de ne pas voter le budget européen l’état  et j’ai déjà deux réponses : Sylvie Goulard et Alain Lamassoure (Merci de ce message qui nous incite vigoureusement au courage et à l’ambition européenne, cher concitoyen du sud-ouest. C’est bien ainsi qu’il faut poser le débat. ).

On oublie trop souvent que les députés européens, nos représentants naturels en Europe, ont aujourd’hui un vrai pouvoir qu’ils pourront d’autant mieux exercer qu’ils seront soutenus par les citoyens ! «  c’est la première fois en 50 ans, que l’accord définitif sur l’orientation de la PAC doit être obtenu conjointement par le Conseil des Ministres de l’agriculture et les membres du Parlement européen »écrit sur son blog Sylvie Goulard, députée européenne très active auteur par ailleurs, avec Mario Monti du livre « De la démocratie en Europe »

Nous avons besoin de la PAC mais nous devons demander à nos décideurs de la réorienter. N’hesitons pas, simples citoyens, à utiliser les moyens mis à notre disposition !

Quant au numérique je ne ferai pas l’injure aux visiteurs de ce blog de détailler ici  tous les arguments en faveur du remplacement du réseau cuivre par un réseau en fibre optique en commençant par ceux qui en ont le plus besoin, les ruraux ! Je me conterai de rappeler quelques « évidences » : la saturation des réseaux actuels ,l’égalité d’accès des citoyens en particulier pour les services publics,la nécessité d’avoir les mêmes structures partout pour obtenir une non discrimination dans l’accès à ces services, l’opportunité historique, compte tenu de la spécificité de l’économie de la connaissance ( matière première disponible partout) de créer des emplois sur l’ensemble du territoire et pas seulement dans les centres urbains etc…

La mission très haut débit a fait jusqu’ici du bon travail même si, pour ce qui concerne les zones rurales, les choses sont encore beaucoup trop imprécises, en particulier en matière de financement et de gouvernance. N’empêche, avec l’annonce du remplacement du réseau de cuivre par un réseau en fibre optique un tabou est tombé et le discours du président de la république en Auvergne le 20 février est encourageant. Mais les lobbys, les vrais , pas les ruraux, attaquent…masqués comme d’habitude …Attention danger ! On aura tout vu ! Ce sont les ruraux maintenant que l’on accuse de lobbying ! Comme si la ruralité avait eu jusqu’ici du poids dans les décisions ! un scandale qu’il nous faut dénoncer……et pour couronner le tout, en matière de très haut débit, contrairement aux grandes déclarations , l’Europe suspend ses financements! 

Alors, amis ruraux et citadins « en mal de campagne » le salon de l’agriculture n’est-il pas l’occasion de sortir les fourches ?

Auxillac le 21 février 2013

 Pierre Ygrié




L’accompagnement numérique à domicile …un nouveau service public 

22 12 2019

Malgré les actions en cours en faveur de l’inclusion numérique (France Service etc?) aucun PLAN D’ACCOMPAGNEMENT NUMÉRIQUE à DOMICILE n’est programmé.Le « tout numérique » nous est progressivement imposé . Les plus fragiles, personnes âgées, handicapés, mal voyants , incapables de se déplacer vers les maisons de services publics, seront des « emprisonnés numériques »

Pour tenter de sensibiliser nos élus à la nécessité de créer un nouveau service public : un service d’aide numérique à domicile je viens d’adresser aux 577 députés le courriel ci-dessous :

Mesdames et Messieurs les députés :

En matière de numérique, comme je l’écrivais dans mon dernier papier , « on n’a encore rien

vu » !

https://websdugevaudan.wordpress.com/2019/12/02/20-ans-deja-et-on-na-encore-rien-vu/

20 ans après la création des Webs du Gévaudan avec lesquels je me suis battu pour le très haut débit dans les territoires ruraux je ne puis, malvoyant, aujourd’hui utiliser le numérique qu’en étant accompagné.

Lors du grand débat https://websdugevaudan.wordpress.com/2019/02/21/le-numerique-dans-le-grand-debat/ j’avais demandé, entre autres la création dans la fonction publique d’un métier d’assistant numérique à domicile https://websdugevaudan.wordpress.com/2019/01/20/and-un-nouveau-metier-dans-la-ruralite-et-au-dela/ .

Je n’ai eu à ce jour aucune réaction « politique » à cette demande , pour moi évidente , et qui ne peut pas être prise en compte par le développement , que je salue par ailleurs, de maisons « France services »

A l’occasion des vœux 2020 il m’a paru important de vous rappeler cette demande « oubliée »

Bonne année numérique mais pas que !

Un citoyen qui veut croire encore à la démocratie représentative.

Pierre Ygrié

22 décembre 2019





20 ans déjà… et on n’a encore rien vu !

2 12 2019

Les Webs du Gévaudan que j’ai créés en 2000 en revenant chez moi à la retraite ont d’abord été une association de promotion de l’internet très haut débit en Lozère, puis un « outil de lobbying » pour l’ensemble du monde rural .Aujourd’hui , ce n’est plus qu’un blog personnel sur lequel il m’arrive de « déborder » des seuls sujets numériques (cf derniers billets sur l’Europe) et dans lequel j’interviens de moins en moins en raison de graves problèmes de vue . Mais les ressources numériques « orales » sont telles que je ne m’interdis pas de continuer à réfléchir à ce qui est dés maintenant notre « double vie » : notre vie biologique dont l’écosystème (air,eau…) est public et note vie numérique dont l’ écosystème est privé (GAFAM, BATX) . Le papier ci-dessous n’a d’autre objet que de tenter de récapituler par rubrique les quelques billets des Webs du Gévaudan écrits jusqu’ici (avec de nombreuses redondances!) et de jeter des pistes de réflexions pour l’avenir .

LE PASSE

Egalité https://websdugevaudan.wordpress.com/?s=egalite

Santé https://websdugevaudan.wordpress.com/?s=sante

Agriculture https://websdugevaudan.wordpress.com/?s=agriculture

Lozère https://websdugevaudan.wordpress.com/?s=lozere

Services publics https://websdugevaudan.wordpress.com/?s=services+publics

Fracture https://websdugevaudan.wordpress.com/?s=fracture

Intelligence artificielle https://websdugevaudan.wordpress.com/

?s=INTELLIGENCE+ARTIFICIELLE

Europe https://websdugevaudan.wordpress.com/?s=europe

Infrastructures https://websdugevaudan.wordpress.com/?s=infrastructures

Usages https://websdugevaudan.wordpress.com/?s=usages

Ruralité https://websdugevaudan.wordpress.com/?s=ruralite

Télétravail https://websdugevaudan.wordpress.com/?s=teletravail

Combat https://websdugevaudan.wordpress.com/?s=combat

Bonne année https://websdugevaudan.wordpress.com/?s=bonne+ann%C3%A9e

Ethique https://websdugevaudan.wordpress.com/?s=ethique

Mon village https://websdugevaudan.wordpress.com/?s=mon+village

L’AVENIR

« On n’a encore rien vu » déclarait Xavier Dalloz en ouvrant la conférence de Webs du Gévaudan en 2000 à Marvejols . 20 ans plus tard nous pouvons reprendre cette formule prémonitoire !

De nombreuses vidéos sont autant de « matière à réfléchir » pour nous aider à y voir clair.

J’en ai retenu trois :

– vers une dictature numérique https://www.youtube.com/watch?v=BTE56jX5ixE&t=141s

– camisole numérique https://www.youtube.com/watch?v=V4yf3HOEHPk&t=2709s

regards croisés sur 2 façons divergentes de voir l’avenir https://www.youtube.com/watch?v=3HJ4wKTRi4k . Le seul point d’accord des protagonistes porte sur l’EDUCATION  arme absolue contre le fléau de tous les temps : l’IGNORANCE . Dès le 12 ième siécle Avéroès philosophe arabe déclarait : «  L’ ignorance mène à la peur, la peur mène à la haine, la haine conduit à la violence : voilà l »équation ».

La première pose l’immense question de ce que nous ferons de l’exploitation de milliards milliards de DONNEES désormais à notre disposition grâce au numérique .

A l’instar du pétrole, source de confort inédit dans l’humanité mais aussi destructeur de l’environnement les données pétrole du 21ème siècle peuvent permettre des avancées fabuleuses dans de nombreux domaines à commencer par celui de la santé mais aussi participer monstrueusement à sa déshumanisation .Telle la langue d’Esope le numérique, à l’avenir, peut s’avérer être la meilleure et la pire des choses , y compris la destruction de l’environnement https://www.youtube.com/watch?v=cN__PwhX2WY

La seconde insiste sur l’URGENCE pour la France et l’Europe de « faire le numérique » au lieu de le subir .

La troisième peuvent être une bonne base de réflexion .

Le numérique fait désormais partie de notre « triple vie » (biologique, numérique,spirituelle) IL EST INCONTOURNABLE : la seule question, selon moi, est de savoir si , nous citoyens, sauront le maîtriser ou s’il sera le futur instrument de domination des transnationales voire des Etats , ce qui ne serait pas mieux s’il s’agissait d’Etats non démocratiques .

La MOBILISATION des CITOYENS pour COMPRENDRE le NUMERIQUE est urgente si ne voulons pas donner raison à Galilée lorsqu’il écrivait il y a plus de 400 ans :

« vous découvrirez peut-être avec le temps tout ce qu’on peut découvrir mais votre progrès ne sera qu’une progression qui vous éloignera de l’humanité. L’abîme entre elle et vous pourrait alors devenir si grand qu’à tout cri de joie devant quelque nouvelle découverte pourrait répondre un cri d’horreur universel »

Informons nous encore et encore et cultivons le « techno discernement »  qui jusqu’ici n’a pas été notre qualité première..

Bonne année 2020 !

Auxillac le 2 décembre 2019 .

Pierre Ygrié





Le Numérique dans le Grand Débat 

21 02 2019

Outil de libération ou d’asservissement le numérique est ce qu ‘en font les hommes. Le grand -débat peut être une occasion de réfléchir à cette immense question ! Si les citoyens s’en emparent il peut aider à rechercher des solutions aux 3 grands défis de l’humanité (Climat Représentation Inégalités) .Encore faut-il que nous en ayons une BONNE COMPREHENSION ! C’est à mon sens d’autant plus urgent que nous sommes complètement perdus ! Comment ne le serait-on pas ? l’humanité produit en deux ou trois heures autant d’informations qu’elle en a produit depuis sa naissance . Dans cette masse inédite d’informations vérités et mensonges cohabitent sans que, même les personnes les plus averties,aient toujours les moyens de faire le tri . La saison des mensonges est ouverte ! Nous sommes désemparés et ce n’est pas le capitalisme numérique qui nous aidera à y voir clair ! .

Après la privatisation du monde « physique » la privatisation du monde numérique est en cours . Le monde de l’internet n’est pas gouverné par les États, encore moins par l’ONU mais par les géants privés que sont les GAFAM aux USA et les BATX en Chine . La conséquence inéluctable, logique privée oblige, est que tout devient marchand , à commencer par notre vie privée, nos passions, nos émotions ….L’anonymat libère la parole, parfois positive mais le plus souvent haineuse car c’est cette dernière qui fait vendre ! Il est urgent que nous prenions conscience d’une évidence :: nous sommes tous, plus ou moins consciemment , manipulés par un système qui « pousse » davantage nos émotions que notre réflexion  « les hommes préfèrent mourir que réfléchir »Idisait Henry Ford . Le grand débat nous offre la possibilité de réfléchir aux deux facettes de l’internet, plus grand réservoir de connaissances de l’humanité et plus grande poubelle de l’histoire

Le grand débat doit donc être l’occasion de lancer des idées sur le sujet. En voici quelques unes….

1- Formation des jeunes à la « citoyenneté numérique »

Dans l’article « une fracture peut en cacher une autre je qualifiait les jeunes, de façon un peu provocatrice, «d »’ illettrés numériques » ! .Les jeunes, en effet, « digital natives » vivent avec le numérique mais comprennent-ils, comme de nombreux adultes d’ailleurs, écosystème NUMERIQUE ? Ont-ils conscience que , contrairement à l’écosystème biologiques (l’air, l’eau???) cet ECOSYSTEME est PRIVE et obéit aux règles marchandes dont le but final (le profit) est très éloigné des promesses « humanitaires » des pionniers de l’internet :

Une semaine, voire davantage de formation à la citoyenneté numérique dans le cadre du service universel , me paraît dés lors hautement souhaitable pour aider nos jeunes à COMPRENDRE le NUMERIQUE !

2- Services publics à domicile !

En 2012, à une époque où l’administration électronique n’en était qu’à ses balbutiements,dans un article « Services publics tous égaux »je pontais l’opportunité historique d’accès de tous les citoyens aux services publics électroniques de l’avenir .Aujourd’hui ces services sont, sinon stabilisés, du moins « en construction » ; Se pose maintenant, pour les « handicapés numériques »le problème de l’accès. Pour les personnes âgées et handicapées , qui bénéficient aujourd’hui d’une aide ménagère à domicile je propose la création d’un nouveau métier:Assistant Numérique à Domicile .

3-Un référent numérique dans chaque commune .

Une vieille idée des Webs du Gévaudan développée à l ‘époque (2014) dans deux articles : Un référent numérique dans chaque conseil municipal et Soleil numérique sur l’étang de Thau J’y écrivais, entre autres « Ce référent numérique devrait, entre autres, se tenir informé des évolutions du plan France très haut débit ( le minimum !), faire le lien avec l’équipe TIC du conseil général de son département et ou de sa région, mettre en place des outils de communication interne ( intra conseil municipal )et externe où il ferait figurer, à minima, les comptes rendus des séances du conseil municipal  et un jour, pourquoi pas, le conseil municipal en live ! organiser des réunions citoyennes pour réfléchir ensemble aux futurs usages vitaux de l’internet (santé, services de proximité

4-Participation des citoyens à la « construction » de la loi

Généraliser,en amont de la finalisation de tout projet de loi et/ou proposition de loi une consultation des citoyens via une une plate-forme numérique comme cela a été fait (une seule fois jusqu’ici) pour la loi numérique .Les webs du Gévaudan s’étaient alors abondamment « manifestés » !!

Cette idée doit venir compléter un indispensable rééquilibrage des rôles du gouvernement et du parlement dans l’initiative de la création de la loi. Aujourd’hui, à ma connaissance, près de 90%des lois sont à l’initiative du gouvernement (projets de loi) au détriment des parlementaires, « représentants » des citoyens (propositions de loi) .Pas étonnant dés lors qu’il y ait une crise de la représentation !

5-Le numérique outil de base du « vote majoritaire ».

Les modes de scrutin actuels ont des effets pervers bien connus ; élus non représentatifs de la majorité des citoyens (système actuel), pays ingouvernable (proportionnelle).Pourquoi ne pas expérimenter le jugement majoritaire ?

. : Le Jugement Majoritaire est une nouvelle théorie du choix social applicable à toute prise de décision collective, établie par les mathématiciens du CNRS Michel Balinski et Rida Laraki en 2002. …..un système apprécié par les jeunes ! Les difficultés logistiques pour concrétiser un tel système seront résolues par le numérique !

6-Création d’outils d’échanges entre les citoyens et leurs élus locaux et nationaux.

Elus nationaux

L’outil que pour ma part, j’utilise depuis plus de 15 ans est le mail.A chaque législature je compile les adresses de tous les parlementaires nationaux (plus de 900) « piqués » sur les sites de l’assemblée nationale et du sénat et européens (plus de 70) .Cette base de données me permet, tout au long de la législature, d’envoyer des messages , d’un simple clic, à tous les députés, sénateurs et députés européens ; On peut y trouver des exemples de courriels dans des commentaires de l’article ».Nous sommes tous agriculteurs » 

Mais ce mode d’interpellation des élus a ses limites (peu de réponses) . S’il faut, à mon avis, le maintenir, il faut les compléter par de nouveaux outils : obligation, pour chaque parlementaire, lors du vote d’une loi, d’expliquer son vote sur son site, création d’un réseau social (groupe d’un réseau existant pour commencer) dans chaque circonscription , réseau ouvert (et limité) aux électeurs de la circonscription qui devraient bien entendu s’identifier (pas d’anonymat) pour participer aux échanges ! Etc…. etc ….

Elus locaux .

Création de plate -formes citoyennes communales ;Suggérer à chaque commune volontaire d’ouvrir une plate-forme citoyenne où pourraient s’inscrire, en s’identifiant, tous les résidents de la commune Chaque citoyen inscrit posterait des remarques, signalerait des dysfonctionnements et surtout des PROPOSITIONS sur lesquelles les autres membres de ce groupe de « citoyens en éveil » donneraient leur avis C’est une vieille idée que j’avais pour Auxillac, que je n’étais pas capable techniquement de concrétiser;Pour commencer on pourrait, à minima, ouvrir une boite à idées numérique dans chaque mairie : chacun peut « apporter » ses idées pour améliorer la vie dans sa commune à condition de s’identifier (pas d’anonymat) .Toutes les idées sont « visibles » et font l’objet d’échanges à l’occasion de réunions publiques périodiques..Site web municipal.Téléphone vert (jaune?):enregistreur ouvert à chaque citoyen désirant signaler une anomalie ou un dysfonctionnement. Comme pour la boite à idées obligation de s’identifier ;Etc..

7-Expérimenter un grenelle de la -e-santé sur un territoire rural ;..

Une vieille idée des Webs du Gévaudan que je vous laisse découvrir sous ce lien : 

8-Création d’un réseau social européen authentique !

Les réseaux sociaux actuels, tous américains ou chinois ( pour les plus connus du moins) , s’ils permettent une expression sans limites ont à mon avis un double inconvénient /:la logique de leurs algorithmes privilégie les contenus émotionnels à partir d’informations dont certaines sont « vraies » mais d’autres, de plus en plus nombreuses, fausses?-l’anonymat autorise l’expression de toutes les haines et de ce fait favorise laviolence

Comment créer avec des fonds européens un réseau où l’on ne pourrait intervenir qu’en s’identifiant avec son vrai nom et non sous un pseudo ?

9-Créer une plate-forme de « TIERS de CONFIANCE »

corps d’experts indépendants dans tous les domaines , auprès duquel tout un chacun pourrait vérifier la véracité de telle ou telle information

10-Création d’un fond européen de recherche et développement sur le numérique pour tenter de faire émerger les géants européens du numérique de demain.Vaste programme.

L’Europe ne peut pas rester indéfiniment une colonie numérique.;Seul un numérique européen peut , avec une vision ‘encore!) humaniste et non axée sur le seul profit, aider à REORIENTER la MONDIALISATION dans un sens de développement d’échanges NUMERIQUES AUTHENTIQUES et de REDUCTION des ECHANGES PHYSIQUES néfastes pour l’environnement J’arrête là ce papier sans prétention qui n’a d’autre but que de nous

A court d’imagination j’alerter ce papier qui n’a d’autre but que de nous alerter sur ce qui nous attend  « négligeons » le numérique en COMPREHENSION et en INVESTISSEMENTS !

Balaruc les bains le 21 février 2019

Pierre Ygrié





chat échaudé craint même l’eau froide !

8 06 2018

« En matière contractuelle, la liberté asservit, la loi libère » !

Deux refus d’inscrire dans la loi deux points chers aux Webs du Gévaudan doivent nous inciter à la plus grande VIGILANCE envers

-un droit à la fibre optique pour tous, raison d’être des Webs du Gévaudan depuis prèsde 20 ans ! .

-l’interdiction du glyphosate dans 3 ans

Ces deux « obligations », non inscrites dans la loi (loi numérique de 2016 malgré de multiples interventions  et loi alimentation en cours  ) ,sont deux « ingrédients » essentiels d’une ruralité moderne. 

Agriculturerespectueuse de l’environnement et très haut débit …..les deux mamelles de la ruralité du 21 ème siècle ?.Les choses ont(elles radicalement changé depuis 2012 ? Le plan Eco phyto 1 est un échec retentissant.Quant au vrai très haut débit il a encore, pour certains, du mal à être correctement défini  !

1-LA FIBRE OPTIQUE (pas) POU TOUS !

Sous le titre « la Fibre pour tous…..une question deConfiance »j’écrivais récemment« La confiance que nous avions mise dans le gouvernement actuel sur sa volonté de couverture numérique « républicaine » (la fibre pour tous en 2025) serait-elle érodée ? »  /

Dans un premier temps le gouvernement avait paru accepter l’idée de la fibre pour tous en 2025, puis, devant les difficultés de financement , avait fait marche arrière soit indirectement ( cet objectif ne figure pas dans la feuille de route du ministre Jacques Mézard,) soit directement . Le débat du 20 février 2018 , pour peu qu’on lise entre les lignes, est on ne peut plus clair :

-pas d’engagement formel de fibrage de tous les français en 2025 

-pas de plan de financement ,au delà de 2022, de la société du gigabit dont la fibre est le point d’entrée obligatoire . Est-ce à dire que, dés maintenant, on prépare,sans le dire, deux nouvelles fractures territoriales : la fracture entre fibrés et non fibrés et la fracture entre 4G (promise pour 2022) et la 5G ( impossible sans la fibre) ? Et qu’on exclue de facto l’accès aux usages de demain ,en particulier pour les services vitaux, ceux qui en ont le plus besoin, les ruraux ?

L’accès à la fibre seul gage de l’égalité territoriale ! Le sénateur Hervé Maurey l’écrivait déjà dans un rapport au président Sarkozy en 2010. 8ans plus tard les députés Laure de La Raudière et Eric Bothorel le (re) disent avec force 

« les usages sont les mêmes, que l’on habite à Paris ou à la campagne tant pour les particuliers que pour les entreprises……la promesse de la télémédecine nécessite d’avoir une connectivité de très grande qualité dans les zones rurales etc….…... »

Les deux rapporteurs, l’une LR (Laure de la Raudière) ,l’autre En Marche(Eric Bothorel) sont formels :« il fautcompléter le plan très haut débit par un plan fibre pour tous »

En 2011, dans un article intitulé « PNTHD : changer decap ! /» je manifestais une certaine  méfiance vis à vis du plan national très haut débit ( PNTHD) . Depuis, le PNTHD  a été remplacé par un plan , plus ambitieux « France très haut débit » mais la méfiance est toujours là et je partage en tous points les conclusions des deux députés 

En janvier 2018 le gouvernement a signé un accord avec les opérateurs pour atteindre les objectifs 2020 (bon débit pour tous) et 2022 (très haut débit pour tous) mais outre le fait qu’il faut faire preuve de la plus grande vigilance (Eric Bothorel soulignait le fossé entre les engagements passés des opérateurs et ce que vivent les gens sur le terrain » ce « contrat » ne suffira pas à faire entrer tous les français dans la société du gigabit indispensable si les Européens ne veulent pas devenir une colonie numérique américaine aujourd’hui, chinoise demain. 

Dernier point,rarement évoqué : l’influence des ondes sur la santé .Avec la fibre la question ne se pose pas !

2- GLYPHOSATE (pas) INTERDIT !  

Le sujet a été traité sous tous les angles , y compris sur ce blog dans « NOUS SOMMES TOUS AGRICULTEURS » 

Je me conterai de poser deux questions :

1-Comment se fait-il que l’on considère que l’affaire est définitivement bouclée alors que le sénat n’a pas encore donné son avis ?

Pour ma part j’ai adressé aux sénateurs le courriel ci-dessous

« Devant l’échec de la loi alimentation pour protéger la SANTE de nos concitoyens , à commencer par les agriculteurs eux-mèmes, deux anciennes ministres, Delphine Batho et Corinne Lepage  demandent aux citoyens de s’engager

Citoyen engagé, depuis ma retraite en 200, pour une ruralité moderne j’ai tenté , en vain jusqu’ici, d’alerter vos collègues députés à 3 reprises en écrivant aux 577 députés les 24, 29 et 30 mai .

 Après ce vote par un nombre très faible de présents la plupart des députés se disent pourtant aujourd’hui contre le glyphosate! « Non au glyphosat, Oui à un vrai débat » postait, sur sa pagefacebbok, le député de la Lozère Pierre Morel à l’Huissier qui argumentait sur sa non participation au vote « nous assistons à une dérive du système parlementaire avec des débats techniques survolés en moins de 5 minutes à plus d’1h du matin. S’agissant du glyphosate, je suis contre ce produit nocif pour la santé et la biodiversité, mais cette problématique mérite un vrai débat digne de ce nom ». 

Je n’ose pas imaginer en effet qu’à la suite d’un vrai débat nos parlementaires privibilégient les intérêts économiques à la santé de leurs mandants  ! Qu’une loi sur l’alimentation s’intéresse aussi peu à ce qu’on nous met tous les jours dans notre assiette interpelle tous les citoyens de ce pays,quelle que soit leur sensibilité politique ….mais si j’en juge par les réactions à mes courriels certaines « sensibilités » sont plus « sensibles » que d’autres !

Les arguments de non inscription dans la loi de l’interdiction du glyphosate (et de la non prise en compte d’autres amendements tels que l’étiquetage, les modes d’élevage …) ne sont pas recevables . Je ne suis pas convaincu, comme la quasi totalité des français je pense, par l‘argumentation officielle .  On enverrait, parait-il, un symbole négatif aux agriculteurs ? Quels agriculteurs? Ceux qui ont déjà banni ce produit se verraient au contraIre confortés dans leur choix . Les autres, la majorité, seraient peut-être choqués mais aussi interpellés car ils sont eux aussi touchés de plus en plus par les effets négatifs des produits qu’ils sont obligés d’utiliser . Quoiqu’il en soit, a-t-on pensé au symbole négatif envoyé à la quasi totalité de la population? A t’on pensé au symbole négatif envoyé à l’UE par un pays organisateur de la Cop 21 et qui affiche des ambitions fortes, pour l’Europe, en matière de développement durable alors que des pays moins « européens » ont des positions plus fermes  ? 

Les pratiques inacceptables tant à l’agence européenne de sécuritéalimentaire européen qu’àl’assemblée nationale française  plaident pour l’urgence de SYMBOLES FORTS donnés au monde par le pays des droits de l’homme . «  On endort le public avec des pilules à base de semi- vérités » disaitRachel Carson en1962 ! Depuis ces pilules sont devenues beaucoup plus amères ! Combien de tempsaccepterons nous de les avaler ? Pourquoi sommes nous moins attentifs à des personnes de la société civile qui nous alertent depuis longtemps ,comme lors de l’Appel de Paris en 2004,sur les dangers des produits chimiques, responsables de la plupart des pandémies actuelles h ?

Peu-on faire encore confiance à des industriels dont la stratégie est, d’abord de créer le doute puis, lorsque le doute n’est plus permis, de gagner du temps pour trouver des alternatives alors qu’ils ont eu plus de 50 ans pour en chercher depuis que Rachel Carson, en 1962, leur a dit que leurs produits étaient dangereux? ?

La démocratie souffre d’un manque de CONFIANCE envers les élus . S’agissant d’un domaine essentiel, notre SANTE les français ne sont plus disposés à « avaler des couleuvres »  (désolé pour ce langage mais le président lui même est contre la langue de bois)

Il est URGENT d’avoir un VRAI DEBAT ….sauf à débaptiser la loi qui ne mériterait plus dés lors son nom d’ « alimentation » ! Il est urgent d’avoir un vrai débat si l’on veut éviter un scandale que prévoient déjà des personnes un peu « informées »: Charles Sultan, Corinne Lepage, Delphine Batho et bien d’autres….et même, indirectement, le président de la république qui veut pouvoir regarder les français dans les yeux après l’éradication du glyphosate dans 3 ans !  

Les citoyens comptent sur les « sages de la république » pour organiser ce débat !

2-De quels moyens disposeront les citoyens pour vérifier que les engagements pris par l’industrie et la FNSEA seront tenus ? Comment faire confiance en effet à des organismes dont la santé des consommateurs n’ pas été jusqu’ici le principal souci

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On n’a jamais autant parlé d’EGALITE lors du vote de la loi numérique et de QUALITE dans les débats sur la loi alimentation (la mal nommée?)

EGALITE , QUALITE seraient-ils devenus des mots creux ?

Chat échaudé craint même l’eau froide …..et devient très VIGILANT !

Balaruc les bains le 8 juin 2018

Pierre Ygrié





Nous sommes tous agriculteurs !

17 03 2018

Les agriculteurs cultivent et élèvent les produits que nous mangeons, ils entretiennent les paysages de nos vacances . Pour notre santé et pour nos loisirs nous les voudrions heureux dans des campagnes vivantes ! Est-ce le cas ? De moins en moins . Mal rémunérés, obligés d’employer des méthodes douteuses (pesticides…) pour (sur) vivre, isolés physiquement et psychologiquement ils se sentent d’autant plus désemparés qu’ils sont aussi des sous-citoyens de la société numérique . L’explosion de l’internet était une chance historique d’attirer dans la ruralité des citadins en mal de campagne . Seules des campagnes« intelligentes » auraient permis d’attirer massivement les nouvelles populations nécessaires pour procurer à leurs habitants et plus particulièrement aux agriculteurs une vie sociale épanouissante. Encore eut-il fallu commencer à procurer du très haut débit à ceux qui en avaient le plus besoin, les ruraux !C’est l’inverse qui a été fait !

La ruralité est en crise : nous avons besoin d’agriculteurs heureux .Nous devons les aider à changer de modèle de production et de vie. Nous sommes tous agriculteurs !
Dans un papier de juin 2010 « Une ruralité en très haut débit pourquoifaire ? »j’écrivais « l’homme de demain devra rechercher un équilibre entre deux modes de « connexion » 1-une « connexion » naturelle et « transparente » (sans contraintes techniques) à la société de l’information , source d’épanouissement personnel et de « business » professionnel 2-une « connexion » permanente à la nature dont il fait partie (on l’a un peu oublié en occident !), qu’il doit donc impérativement protéger et qui lui apportera le bien être qu’il trouve de moins en moins dans les agglomérations. »

Deux ans plus tard ( février 2012) , dans« Agricultureet Très Haut Débit : les deux « mamelles » de la Ruralité du 21ème siècle ! »j’insistais sur l’importance d » « un réseau optique pour des campagnes intelligentes »ET d’une « agriculture respectueuse de l’environnement » en fustigeant tout à la fois la lenteur des pouvoirs publics dans la couverture numérique du territoire ET les dégâts de l’agriculture industrielle tant sur l’environnement que sur la santé

 

Où en sont aujourd’hui ces deux « piliers » de la ruralité moderne ?

TRÈS HAUT DEBIT

Des progrès incontestables ont été réalisés en matière de couverture numérique du territoire . Le nouveau gouvernement a pris des engagements fermes (2020 : bon débit pour tous 2022 : très haut débit pour tous ;,2025 : fibre pour tous ) . Certains départements,comme la Lozère, ont même « promis » de fibrer tous les foyers dés 2022

Mais plusieurs indices nous incitent à être VIGILANTS !

-les leçons du passé : pour faire court, je dénonçais récemment, dans un « coupde gueule » improvisé !, l’absence depuis 20 ans de véritable stratégie numérique,absence qui s’est traduite,entre autres, dans les zones rurales par la non compensation par des services publics électroniques de qualité de la perte des services publics physiques, autre pilier de la ruralité !; une véritable stratégie aurait permis en particulier de mettre en place en amont toute une politique d’accompagnement des populations dont on commence à réaliser l’importance . Que de temps perdu ! Que n’avons nous écouté en son temps les « apôtres » de la transformation numérique ! Nous l’aurions sans doute mieux « digérée » plutot que de la subir !

-les avertissements, pour l’avenir, des parlementaires qui connaissent le mieux les territoires : les sénateurs . Dans une proposition de loi récente lesénat déplore l’insuccès du plan France très haut débit de 2013, pointe l’incapacité des opérateurs à tenir leurs engagements et lance un avertissement « On ne peut imaginer la fibre pour les villes, et des technologies dégradées pour les champs » !

Quant à «  la société de l’information , source d’épanouissement personnel et de « business » professionne », aujourd’hui, 8 ans plus tard, avec les défis éthiques lancés par le développement exponentiel de l’intelligence artificielle, sujet que nous avons tenté d’aborder dans le papier « Bonne année 2018intelligente » / il y aurait beaucoup à dire mais ne confondons pas la necessité d’un ACCES EGALITAIRE au numérique de l’USAGE éclairé que doit en faire chaque citoyen !

 

AGRICULTURE

Les choses ont-elles vraiment changé depuis 2012 quand j’écrivais « L’agriculture industrielle ne  « respecte » rien : les sols : (considérablement appauvris) l’environnement ( pollution des eaux et de l’air..), les animaux,(rendement des vaches laitières a multiplié par quatre …mais espérance de vie divisée par deux ! »), agriculteurs , consommateurs » ?

OUI et NON !

OUI culturellement dans la prise de conscience des dégâts des perturbateurs endocriniens (dans lesquels les pesticides ont une large part) sur notre santé . Devant les actions conjuguées des médias  , des experts indépendants (malheureusement trop peu nombreux ), des associations et des professionnels de santé les lobbies résistent et continuent à entretenir le doute, suivant en cela, près de 50 ans après, les « conseils » d’un grand patron de Philip Morris déclarant cyniquement en 1969 « notre industrie est celle du doute car le doute est la meilleure façon de faire concurrence aux faits qui existent dans l’esprit du public, c’est aussi le meilleur moyen de créer une controverse ». Aujourd’hui le doute n’est plus permis lorsqu’on écoute ceux qui sont au plus près des personnes touchées par ces maladies « environnementales », tels que les professeurs Sultan , Belpomme et bien d’autres . Pour Charles Sultan il faut abolir l’utilisation des pesticides « nous sommes à l’aube d’un véritable scandale sanitaire »
NON (ou très peu) dans les faits !

-le développement de l’agriculture biologique, significatif depuis quelques années, pourrait etre beaucoup plus important si on se décidait à réorienter les aides après suppression progressive si non radicale du « subventionnement de la pollution » !

-la lutte contre les pesticides en reste au stade des incantations. Le plan Eco phyto 1 qui prévoyait une réduction de 50%des pesticides sur la période 2009:2018 est un échec total ; sous la presion d’associations comme Générations Futures  des progrès ont été réalisés en matière de réglementation mais il reste beaucoup à faire !

-l’incapacité des politiques à faire changer les choses ! La puissance des lobbies est inimaginable .Les politiques de bonne foi, de loin les plus nombreux, le reconnaissent eux mèmes mais ils ont besoin de la « pression » des citoyens ! Berny Senders, candidat malheureux aux primaires démocrates américaines, ne déclarait-il pas «  Si demain vous souhaitez de voter pour moi soyez prèt , si je suis éli, à descendre dans la rue dans queques annéees pour faire pression sur moi pour m’obliger à tenir mes promesses car je serai soumis à des pressions inverses pour me faire renoncer à ces promesses venant du monde de la finance, du monde politique …Soyez prêt à prolonger votre vote par un engagement de tous les instants » Plus récemment, en France, il suffit de se rappeler l’interpellationdu président de la république au salon de l’agriculture par des céréaliers 
Le défi agricole !

L’agriculture de demain dépendra en grande partie de la réponse qui sera donnée à une question simple mais vitale : continuerons nous à laisser les produits agricoles aux mains des marchés mondiaux et à leurs dérives spéculatives ou considérerons nous ces produits comme des produits « à part »devant faire l’objet de réglementations « protectrices » avec pour unique objectif la SANTE des consommateur ? Le modèle agricole actuel est triplement néfaste : pour les consommateurs ( santé), pour les agriculteurs ( précarité, sucides, maladies) et pour l’emploi (6%des surfaces et 11%des emplois ). Il est est à revoir complètement et ceci à un niveau pertinent, idéalement le monde, à défaut l’Europe. Dans ce domaine comme dans d’autres le repli sur soi est suicidaire, l’Europe est donc « necessire » mais « difficile » car c’est là que se concentrent les lobbies ! En avoir conscience est déjà le commencement, si non de la sagesse, du moins de la MOBILISATION des CITOYENS à ce niveau

La mobilisation des citoyens

Cette mobilisation est indispensable à tous les niveaux

européen : en « testant » l’implication des candidats sur ce sujet à l’occasion des élections européennes de 2019 …..mais aussi, en attendant, en profitant de toutes les opportunités comme la création récente d’une commission pesticides au parlement européen ?. Un français,Eric Andrieu, préside cette commission .N’hésitons pas à lui écrire …tout simplement !(eric.andrieu@europarl.europa.eu et/ou ericandrieu.permanence@orange.fr )

-national : le plan d’action pour réduire lesproduits phytopharmaceutiques dans l’agriculture sera finalisé fin mars, à l’issue de la concertation de toutes les parties prenantes. La Fnsaelle même, puissant syndicat agricole très lié aux industries chimiques alimentaires y a fait des propositions !. Quant à la loi surl’alimentation ,  premier volet de la stratégie de réforme du secteur agro alimentaire, il faudrait, à mon sens, avant la finalisation du projet de loi, ouvrir une plate forme citoyenne pour recueillir un maximum d’avis. Cette procédure a été expérimentée avec succès pour la loi numérique. Ce que nous avons dans notre assiette serait-il moins important que le numérique ? Là encore, véhiculons cette petite idée ! Pour ma part je l’ai fait en écrivant aux 577 députés !

-local :soutien aux initiatives locales, aux groupements de petits producteurs , au circuit court, au bio local, aux « combats » pour l’étiquetage des produits ( pour pouvoir choisir en toute connaissance de cause il faudrait aujourd’hui etre polytechnicien ou faire ses courses avec un « traducteur » d’étiquettes » !. L’ouverture ) etc…

-individuel : l’alimentation a représenté, en 2014, 20,4 % des dépenses de consommation des Français, contre 34,6 % en 1960.e constat mérite à tout le moins une réflexion sur nospriorités de consommation!!

En conclusion : la crise de la ruralité dont l’agriculture est le pilier central nous concerne tous . Les agriculteurs, passionnés par leur métier, sont désemparés : mal rémunérés (1/3 gagnent moins de 350 euros par mois ), esclaves d’une agriculture industrielle destructrice, près à être des citoyens numériques part entière(grands utilisateurs d’internet) si on leur en donne les moyens, ils ont besoin de NOTRE AIDE .

SOYONS TOUS AGRICULTEURS !

Balaruc les bains le 17 mars 2018

Pierre Ygrié

Pierre Ygrié