FAQ

Les Webs du Gévaudan sensibilisent les Lozériens depuis 1999 au très haut débit et le conseil général en a fait sa priorité N°1. Malgré çà, la Lozère est le dernier département français en matière d’Internet ! Comment expliquer cette piètre performance ?

Pourquoi la Lozère est mal équipée en ADSL ?

Rappelons nous l’histoire de la poule et de l’œuf , il faut bien qu’à un moment donné il y ait un début.

Le « début », en matière de développement du haut débit, ce sont les « tuyaux » où passent les informations, qu’il s’agisse de tuyaux « neufs » ou d’aménagement des tuyaux existants par ajout dans chaque central téléphonique de France Télécom d’un équipement nommé Dslam.

Ces Dslam permettent de « grossir » les lignes de cuivre de bonne qualité et de longueur maximale de 5km par rapport au central et de procurer ce que l’on appelle du haut débit.

Mais en réalité ce n’est qu’un moyen débit, qui plus est asymétrique, le « tuyau » de départ ( l’envoi des informations) étant environ 10 fois plus petit que celui d’arrivée (réception des informations), l’appellation Adsl montrant bien l’aspect asymétrique de ce dispositif (Asymetric digital suscriber line).

De plus, en ADSL, le débit est fonction de la distance (20 Mbit/s à côté du central et 500 Kbit/s maximum à 5Km du central).

C’est donc la faiblesse ou l’absence de tuyaux qui expliquerait notre carence en haut débit ?

Oui, pour une grande part ; lorsque plusieurs opérateurs sont présents sur un territoire, soit qu’ils aient construit leur propre « tuyauterie » ,soit qu’ils aient placé leur équipement Dslam, ils peuvent proposer des services, l’offre se développe et ,comme dans tous les marchés concurrentiels, les prix baissent et la « consommation » augmente ; c’est aussi simple que ça ! la loi de l’offre et de la demande s’applique aussi en Lozère !

Pourquoi tous les opérateurs ne sont-ils pas présents en Lozère ?

Parce qu’ils considèrent que notre département n’est pas « rentable », tout simplement. Les opérateurs s’installent où est le business et la première chose qu’ils regardent avant d’investir c’est de vérifier s’il y aura, dans des délais raisonnables, un « retour sur investissement « .

Non seulement les opérateurs n’ont construit aucun réseau en Lozère mais ils n’ont même pas demandé à équiper les centraux téléphoniques de leur Dslam, ce que l’on appelle le dégroupage.

Qu’est-ce que le dégroupage ?

Le terme « dégroupage » ou plus exactement le dégroupage de la boucle locale (fil de cuivre entre l’abonné et le central dont il dépend) voit son origine dans le fait que les fils de l’opérateur historique étaient « groupés » sur ses propres équipements dans son central.

Il doit aujourd’hui les dégrouper pour permettre aux autres opérateurs d’y brancher les leurs. Depuis le 1er janvier 2001, France Télécom est obligé par la loi de permettre à d’autres opérateurs, moyennant finances, d’utiliser ses propres lignes pour y dispenser leurs services.

Le dégroupage  » partiel « , ou accès partiellement dégroupé à la boucle locale, consiste en la mise à disposition de l’opérateur alternatif de la bande de fréquence  » haute  » de la paire de cuivre. Dans ce cas, la bande de fréquence basse (celle utilisée pour le téléphone traditionnel analogique) reste gérée par France Telecom, qui continue de fournir le service téléphonique à son abonné moyennant un abonnement, sans aucun changement induit par le dégroupage sur ce service.

Le dégroupage  » total « , ou accès totalement dégroupé à la boucle locale, consiste en la mise à disposition de l’opérateur alternatif de l’intégralité des bandes de fréquence de la paire de cuivre. L’utilisateur final est alors totalement relié au nouvel opérateur, et n’est plus du tout connecté au réseau de France Telecom, ni ne doit lui payer un abonnement.

En Lozère, aucun opérateur n’a jusqu’ici à notre connaissance souhaité installer ses propres équipements (dslam) pour y relier les lignes téléphoniques de ses abonnés .Certains se contentent de passer par l’intermédiaire des équipements de France Télécom, seul opérateur présent dans le département. D’autres « ignorent » complètement notre département et n’utilisent même pas cette possibilité . La concurrence, qui devrait développer les services, est donc très faible en Lozère.

La Lozère serait-elle donc condamnée à être privée de haut débit dans certaines parties de son territoire ?

Oui et Non ! Oui si on s’en remet au seul marché, c’est-à-dire si on laisse faire la concurrence ou plutôt, pour ce qui nous concerne, la « non concurrence » !

Estimons-nous heureux que le seul opérateur présent, France Télécom, ait décidé d’équiper en dslam tous ses centraux téléphoniques sans vraiment avoir la rentabilité comme seul objectif ! Non si la puissance publique supplée la carence des opérateurs en investissant dans les infrastructures ; c’est le cas pour le conseil général de la Lozère qui a prévu ,pour un montant de 17 millions d’euros, d’investir dans des infrastructures de fibre optique sur l’A75 et de Wimax ailleurs ; mais en dépit de ces efforts non négligeables de nombreux villages ou hameaux lozériens resteront « hors haut débit ».

La Lozère serait-elle serai-elle « sauvée » numériquement si 100 % de la population bénéficiait de ce que l’on appelle aujourd’hui du haut débit (Adsl, Wimax, Wifi…).  ?

Absolument pas ! Je suis allé récemment à Mortain (Manche) avec Claude Boissière des Webs du Gévaudan pour l’inauguration du Centre d’Expertise du Très Haut Débit d’un des deux fabricants français de fibres.

Ce que j’y ai vu et entendu nous a confortés dans notre conviction, déjà ancienne, que nous aurons tous besoin de très haut débit à base de fibre optique à terme.

Le très haut débit, s’il était naguère considéré comme irréaliste (cf. projet « Lozere Broadband Country » de 2003 ! ), ne se discute plus aujourd’hui pour peu que l’on considère les initiatives prises par les territoires dynamiques tant à l’étranger (Coréee, Suède, Japon…) qu’en France, y compris dans des départements plutôt ruraux (Manche numérique, Limousin etc.) et l’évolution, à la baisse, du support qui le « porte » : la fibre optique dont les méthodes de pose ont sensiblement évolué ( microtranchéees, aérien…).

Seul le très haut débit permettra de bien prendre en compte les besoins de demain comme nous l’avons maintes fois écrit et, cela, dans tous les domaines, à commencer par ceux de la santé et de l’éducation.

Les documents qui s’échangent sur Internet sont de plus en plus volumineux et sont appelés à augmenter encore dans des proportions inimaginables aujourd’hui. Dans cette perspective la Lozère ne pourra pas se permettre de rester en bas ou moyen débit à terme (Adsl, Wimax, Wifi).

La Lozère doit donc « viser » à terme le très haut débit sur l’ensemble de son territoire et prendre ,pour le court moyen terme, des décisions cohérentes avec ce seul objectif. L’étude de faisabilité technique et financière du maillage de tout le territoire en fibre optique au plus près de l’abonné, demandée par les Webs du Gévaudan depuis plus de 3 ans, nous apparaît donc comme de plus en plus nécessaire et urgente !

Le Très Haut Débit ? Nécessaire, techniquement possible… et « impossible » en Lozère ?

Tout le monde reconnaît aujourd’hui que le très haut débit passera demain (et dés aujourd’hui dans certains pays) par la fibre jusqu’à l’abonné (FTTH ou Fiber To The Home) – la necessité de la fibre.

Sans parler des nouveaux services l’accès aux services disponibles (sur les territoires équipés) demande aujourd’hui une « bande passante » que nous n’avons pas en Lozère.

Les gens deviennent de plus en plus exigeants et il n’est pas rare de constater dès aujourd’hui, lorsqu’on le peut, l’accès simultané à plusieurs services : une (grande !) famille qui voudrait simultanément regarder la télé, téléphoner, télécharger, surfer sur Internet et télétravailler a besoin de 20 mégas aujourd’hui et 30 « juste demain » ! -la possibilité « technique » de la fibre.

Le problème n’est plus aujourd’hui le coût de la fibre (moins chère que le cuivre !) mais sa pose « traditionnelle » qui nécessitait des travaux de génie civil. Mais l’on peut aujourd’hui, poser de la fibre en aérien sur des réseaux téléphoniques ou électriques par exemple sans « oublier » de poser des conduites pour de la fibre lors de tous les travaux de génie civil !

La fibre en Lozère sur tout le territoire est donc aujourd’hui techniquement possible.

Publicités

One response

3 01 2012
websdugevaudan

Depuis que j’ai écrit ce papier les choses ont heureusement un peu changé mais il reste encore beaucoup de chemin à faire,
d’où l’appel à « voter » pour la fibre en 2012

Aujourd’hui, le doute n’est plus permis, chaque citoyen a droit à la fibre…comme nous le disions déjà en février 2008
http://www.village-justice.com/articles/droit-information-Pierre-Ygrie,3292.html
et les années suivantes comme cet « appel » de 2009

En 2012 mettons le très haut débit à la campagne « dans » la campagne électorale !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s




%d blogueurs aiment cette page :